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Graphique 1 : Dans certains pays, la plupart des adultes non employés reçoivent une prestation
Dans environ les deux-tiers des pays inclus dans ce graphique, la majorité des personnes en âge de travailler qui ne sont ni actives occupées ni étudiantes perçoit une allocation de remplacement. Quand la population « résiduelle » (c’est-à-dire la population d’âge actif qui n’est ni occupée, ni scolarisée et qui ne bénéficie pas non plus de prestations) est importante, c'est sans doute le reflet d'un important taux de dépendance complète ou partielle à l'égard des autres membres de la famille, les jeunes adultes et les femmes au foyer étant les premiers concernés. Cette dépendance constitue parfois une désincitation à la reprise d'un emploi, tout comme dans le cas des prestations qui se substituent au revenu. Pour une analyse plus approfondie, se référer au commentaire du graphique 4.1 de la publication. [Note : Toutes les données sont des estimations en équivalents temps complet. Les données sur l'emploi et le statut d'étudiant sont tirées des réponses aux enquêtes sur la population active effectuées par sondage, alors que les données sur les bénéficiaires de prestations de remplacement de revenus proviennent de sources administratives. Dans la mesure où certaines personnes perçoivent des prestations à taux plein tout en travaillant à temps partiel, ou bien encore travaillent à temps complet tout en touchant des prestations de remplacement de revenus, l’estimation de la population résiduelle fait l’objet d’un double comptage dont l’importance est difficilement mesurable]
Graphique 2 : De longs délais d'ajustement pour les prestations d'assistance
La société et les individus mettent un certain temps à s’adapter aux changements concernant les conditions d’octroi des prestations sociales. Dans les pays qui figurent dans ce graphique, le nombre de bénéficiaires des prestations a augmenté durant de nombreuses années - souvent de 15 à 25 ans - après la création des prestations. Ce constat suggère que la population qui a eu besoin d'assistance a augmenté en partie en raison de la possibilité de recourir à ces prestations. A l'inverse, quand les politiques d' « activation » ont été renforcées, le nombre de bénéficiaires a diminué pendant 10 ans et plus. De telles politiques n’accordent les droits à prestation que si les personnes recherchent un emploi et sont disponibles pour travailler. Certains pays de l'OCDE portent désormais une attention accrue aux prestations « non-actives » (c’est-à-dire qui n'exigent pas que la personne soit prête à travailler) qu’ils voient comme un frein potentiel à l'emploi, et ils envisagent d’appliquer plus largement des principes d’« activation » dans le système de protection sociale. Pour une analyse plus approfondie, se référer au commentaire du graphique 4.6 de la publication.
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