Le Président du CAD appelle les donneurs à honorer les engagements souscrits à Gleneagles

06/12/2006 - Les données définitives concernant les apports d’aide consentis en 2005 font apparaître une stagnation de l’aide au développement hors remise de dette en faveur des pays les plus pauvres d’Afrique subsaharienne. L’aide publique au développement déboursée par les membres du Comité d’aide au développement de l’OCDE, qui réunit les principaux donneurs à l’échelle du monde, s’est chiffrée à 106.8 milliards USD en 2005, un record. Reste que, sur ce total, 22.7 milliards USD ont pris la forme d’allégements de dettes, en faveur principalement de l’Irak et du Nigeria. L’aide humanitaire de sources publiques a elle aussi augmenté (à 8.7 milliards USD) en réponse au tsunami.

Comme il est indiqué dans la note d’information détaillée ci-jointe, une fois exclues ces opérations exceptionnelles, les apports à l’appui du développement qui ont pris le chemin des autres pays sont pour l’essentiel demeurés stationnaires. Si l’on fait abstraction des sommes destinées au Nigeria, l’aide reçue par l’Afrique subsaharienne a en réalité diminué de 2.1 % en termes réels, avec 24.9 milliards USD, en 2005. Les allégements de dettes et l’aide humanitaire expliquent l’intégralité de l’accroissement des apports à cette région depuis 2002.

Autant de considérations qui ont conduit le Président du CAD, Richard Manning, à lancer aujourd’hui l’avertissement suivant : "En 2005, à Gleneagles et au Sommet du millénaire plus cinq, ont été réitérées et étendues les promesses antérieures d’intensification des efforts d’aide, assorties de l’engagement de consacrer la moitié du surplus d’aide à l’Afrique afin de multiplier par deux les apports à ce continent entre 2004 et 2010. Les donneurs devront renforcer notablement leurs programmes d’appui au développement à long terme de l’Afrique pour que cet objectif puisse être atteint".

Pour toute information complémentaire, les journalistes sont invités à contacter Helen Fisher, Division des relations avec les médias de l’OCDE (tél. + 33 1 45 24 80 97).

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