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Le texte suivant est le résumé des évaluations et recommandations de l'OCDE de l'Etude économique de la Suisse, publiée le 6 novembre 2007.
La prochaine Etude économique de la Suisse sera préparée pour 2009.
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Grâce à une vigoureuse expansion économique, la Suisse a pu sortir d’une décennie de faible croissance. Mais certains des facteurs à l’origine de la reprise actuelle devraient n’être que temporaires, car les industries manufacturières ont bénéficié de la dépréciation de la monnaie et l’intermédiation financière a profité d’un regain d’activité sur les marchés de capitaux mondiaux et intérieurs, qui pourrait se terminer. La forte immigration récente est à même de contribuer plus durablement à l’offre globale. Malgré tout, handicapé par une faible concurrence dans les secteurs qui ne sont pas exposés aux échanges internationaux, le niveau de productivité reste très moyen et les prix sont élevés par rapport aux autres pays à haut revenu, au détriment du niveau de vie.
Le gouvernement a pris un ensemble de mesures pour éliminer les obstacles à la concurrence sur les marchés de produits. Certaines viennent d’entrer en vigueur ou doivent être encore adoptées par le Parlement. Quoi qu’il en soit, le rythme des réformes demeure plus lent que dans d’autres pays de l’OCDE, ce qui fait courir le risque d’une dégradation continue à moyen terme du niveau de vie relatif. L’action a été renforcée dans le domaine de la maîtrise des dépenses totales, mais la hausse tendancielle des dépenses sociales obligatoires se poursuit, ce qui limite le degré auquel les finances publiques pourraient être utilisées pour accélérer la croissance potentielle. Le marché du travail est aujourd’hui totalement ouvert aux résidents de la plupart des pays de l’UE et il restera attrayant pour les autres migrants; c’est pourquoi il faudra continuer d’essayer de tirer le meilleur parti de la contribution potentielle des immigrants à la prospérité nationale. Dans ces conditions, si l’on veut que la reprise conjoncturelle récente débouche sur une amélioration durable de la croissance, il faudra garder à l’esprit les grands enjeux suivants :
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Il faut gérer les finances publiques dans l’optique de leur viabilité à moyen et long terme de façon à soutenir la croissance potentielle. Le solde budgétaire des administrations publiques est maintenant en excédent. Il faudra néanmoins que la réforme de la protection sociale stoppe la hausse tendancielle des dépenses sociales obligatoires et préserve les taux élevés d’activité. Pour ce faire, les titulaires de prestations d’invalidité doivent être davantage incités à reprendre une activité. Les compétences partagées pour le financement des hôpitaux se révèlent problématiques. Le système de retraite doit faire face à l’évolution démographique. La réforme fiscale pourrait aider à stimuler l’activité économique en réduisant le coût de mise en oeuvre de la fiscalité et en atténuant les distorsions.
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Il faudra renforcer la concurrence sur les marchés de produits afin d’améliorer la productivité et de faire baisser les prix. Les mesures qui ont été prises pour éliminer les obstacles à la concurrence découlant de la réglementation des marchés de produits doivent être renforcées si l’on veut qu’elles se traduisent par de meilleures performances. Les conditions actuelles ne garantissent pas que les nouveaux entrants dans les industries de réseau ne subissent pas certaines discriminations de la part des opérateurs historiques. Dans le domaine de la concurrence, le droit commun et les réglementations sectorielles y gagneraient si les autorités de régulation avaient plus de ressources et de pouvoirs et si l’on faisait en sorte qu’elles soient indépendantes. Dans l’agriculture, il faut éliminer le soutien lié à la production et les obstacles au changement structurel du régime foncier.
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Il faudrait faire en sorte que les immigrants puissent obtenir de meilleurs résultats sur le marché du travail et qu’ils puissent développer davantage leur capital humain. La plupart des immigrants sont bien intégrés au marché du travail, mais les résultats divergent substantiellement entre les immigrants et les natifs, outre que les enfants d’immigrants ne réussissent pas aussi bien dans le système éducatif. Il faut faciliter la reconnaissance des titres de qualification étrangers des immigrants. Il serait utile d’inciter davantage les étrangers à apprendre les langues locales. Il faudrait élargir l’accès des familles d’immigrants à l’enseignement préscolaire et à l’accueil de l’enfance, et aussi développer l’enseignement non sélectif dans le premier cycle du secondaire. Ces réformes atténueraient l’impact des antécédents socioéconomiques sur les résultats éducatifs de tous les enfants.
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Informations complémentaires
Des informations complémentaires sur cette Etude peuvent être obtenues auprès du Bureau de la Suisse du Département des affaires économiques de l'OCDE à eco.survey@oecd.org. Ce rapport du Secrétariat de l'OCDE a été préparé par Andrés Fuentes, Claude Giorno et Eduardo Camero sous la direction de Peter Jarrett. La recherche statistique a été faite par Françoise Correia.
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