Etude économique du Danemark 2006 - Résumé

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Le texte suivant est le résumé des évaluations et recommandations de l'OCDE de l'Etude économique du Danemark 2006, publiée le 9 mai 2006.

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L'économie danoise est en excellente forme, récoltant les fruits de 25 années d'une réforme bien gérée. En 2005, la croissance s'est accélérée à 3%. Bien que le chômage soit tombé à un niveau exceptionnellement bas, l'inflation reste muselée et il n'y a pas encore de signes d'accélération des salaires. L'écart de production s'est résorbé et la croissance devrait rester supérieure au potentiel dans le court terme, les stabilisateurs automatiques du budget étant pratiquement les seuls facteurs à ralentir une économie qui pourrait risquer la surchauffe. Pour la période à venir, une forte diminution tendancielle de l'offre de main-d'œuvre s'annonce, qui tendra à réduire le taux de croissance potentiel. Sur le moyen terme, une contraction de la population active et une augmentation des dépenses liées au vieillissement compromettent la viabilité du système actuel de protection sociale. Bien que le taux d'activité soit élevé, le nombre d'heures travaillées est faible, à cause surtout du niveau élevé des taux d'imposition marginale. L'un des domaines où les réformes n'ont pas encore fait suffisamment de progrès est celui du logement, qui est trop réglementé et absorbe trop de subventions et de dépenses fiscales.

Éviter un risque de surchauffe dans le proche avenir. Le système de taux de change fixes continue de bien servir le Danemark. Cependant, dans des situations comme celle d'aujourd'hui, où le cycle économique danois diffère sensiblement de celui de la zone euro, les autres instruments d'action gouvernementale doivent faire preuve d'une plus grande flexibilité. Les conditions monétaires importées de la zone euro par le biais du régime de changes fixes resteront vraisemblablement trop expansionnistes dans le proche avenir du fait que les principaux moteurs de l'économie (investissements, exportations, augmentation de la consommation induite par l'accroissement de la richesse immobilière) restent puissants. Des mesures sont donc nécessaires pour freiner la demande et promouvoir l'offre. Les autorités budgétaires doivent maintenir une politique rigoureuse et poursuivre les réformes structurelles. Toutes les sources d'accroissement de l'offre de main-d'œuvre devraient être désormais exploitées -- notamment la réduction de l'emploi public, rendue possible par les gains d'efficience résultant de la réforme des municipalités, la réduction de la durée des prestations de chômage et une plus large ouverture du marché du travail aux chercheurs d'emploi des autres pays de l'UE.

Augmenter l'offre de main-d'oeuvre pour assurer la viabilité budgétaire. La tension du marché du travail crée des conditions favorables à la mise en œuvre de réformes destinées à renforcer l'offre de main-d'œuvre. Les propositions visant à relever de trois ans l'âge minimal de départ en préretraite et de deux ans l'âge d'ouverture des droits à pension pour les personnes ayant aujourd'hui moins de 50 ans, puis à indexer l'âge de départ à la retraite sur l'espérance de vie, sont louables et représentent une étape majeure vers la viabilité des finances publiques. Il serait cependant préférable de supprimer totalement le régime de départ en préretraite volontaire, et cela dépendra pour beaucoup des modalités de mise en place de l'indexation. Le nombre de bénéficiaires de pensions d'invalidité est élevé et justifie la poursuite des efforts visant à maintenir sur le marché de l'emploi un plus grand nombre de ceux qui ont une capacité de travail résiduelle. Il faudrait, par ailleurs, revoir la stratégie budgétaire à moyen terme en procédant à des allégements fiscaux programmés, ciblés et intégralement financés, qui sont vraiment indispensables pour valoriser davantage le travail.

Renforcement et meilleure utilisation du capital humain. La formation n'est pas suffisamment efficace pour un pays à haut revenu et il est urgent de prendre des mesures pour lutter contre la tendance à retarder les études tertiaires. La proposition du gouvernement visant à réduire les bourses d'études pour ceux qui diffèrent de plus de deux ans leur entrée dans l'enseignement supérieur est bienvenue. Pour le moyen terme, il faudrait élaborer un système dans lequel les frais de scolarité et les bourses seraient remboursables après l'obtention du diplôme, ces remboursements venant en déduction de l'impôt sur le revenu. Cela pourrait réduire les incitations à travailler peu d'heures ou à quitter le pays une fois le diplôme obtenu. Cela permettrait aussi de dynamiser le secteur de l'enseignement supérieur.
Réduction des subventions et des dépenses fiscales pour le logement et assouplissement de la réglementation du marché locatif. Le Danemark dispose d'un parc de logements abondant et ses vastes programmes d'aide ne sont pas très bien ciblés. Les allégements fiscaux au titre du logement devraient être abandonnés, ce qui laisserait la possibilité de réduire d'autres taxes qui créent des distorsions plus importantes. Il faudrait supprimer progressivement la réglementation des loyers et améliorer la flexibilité de l'offre de nouveaux logements.

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La Synthèse (en pdf) contient le résumé et les évaluations et recommandations de l'OCDE.

Pour consulter l'édition complète de l'Etude économique de l'OCDE du Danemark 2006:

Informations complémentaires                                                                                     

Des informations complémentaires sur cette Etude peuvent être obtenues auprès du Bureau du Danemark du Département des affaires économiques de l'OCDE à webmaster@oecd.org. Ce rapport du Secrétariat de l'OCDE a été préparé par Felix Hüfner et Espen Erlandsen sous la direction de Andreas Wörgötter.

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