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Les biotechnologies ont longtemps laissé augurer des méthodes de production industrielles différentes, sans danger pour l'environnement et économiquement efficientes, capables ainsi de mettre fin à l'engrenage fatal d'une croissance industrielle synonyme d'atteintes écologiques. Toutefois, jusqu'à présent, les preuves matérielles manquaient pour confirmer ces hypothèses. Un nouveau rapport de l'OCDE, Les biotechnologies au service de la durabilité industrielle, cite des exemples concrets témoignant que les gains économiques peuvent aller de pair avec le respect de l'environnement.
Le rapport comprend 21 études de cas qui couvrent un large éventail de secteurs industriels : pharmacie, chimie fine et chimie lourde, agroalimentaire, textile, pâtes et papiers, exploitation minière et énergie. Les pays visés sont également très divers : Afrique du Sud, Allemagne, Autriche, Canada, Etats-Unis, Japon, Pays-Bas et Royaume-Uni.
Ces études de cas illustrent les mécanismes par lesquels les pouvoirs publics et le secteur privé articulent les biotechnologies avec le développement industriel, choisissent d'adopter ou non certaines d'entre elles et acquièrent les compétences nécessaires pour les exploiter ; elles montrent également comment les biotechnologies contribuent à réduire les coûts et à inscrire les activités industrielles dans la durée.
Deux grands domaines sont pris en compte : la valorisation des ressources renouvelables (« biomasse ») et l'utilisation de « bioprocédés » (biocatalyseurs, enzymes) dans la production industrielle. Si les applications des biotechnologies doivent sans doute coexister avec d'autres outils ou être intégrées à d'autres procédés pour avoir une efficacité optimale, le rapport indique qu'elles apportent invariablement une diminution des coûts d'exploitation et/ou des coûts d'investissement.
En conclusion, les pays développés comme les pays en développement ont tout à gagner à ce que les pouvoirs publics favorisent une utilisation judicieuse des biotechnologies. Les nouveaux bioprocédés peuvent grandement réduire les émissions et l'emploi de matières premières dangereuses. Ils se traduisent par moins de sous-produits et de déchets, tout en consommant moins d'énergie.
Les journalistes peuvent obtenir ce rapport en anglais immédiatement (et en français ultérieurement) auprès de la Division des relations avec les médias de l'OCDE .
Pour tout renseignement complémentaire, les journalistes peuvent contacter Iain Gillespie, Chef de l'Unité biotechnologie, Direction de la science, de la technologie et de l'industrie (tél. : [33] 1 45 24 92 32) ou Meggan Dissly, Division des relations 3avec les médias de l'OCDE (tél. : [33] 1 45 24 80 94).
---------------------- «Les biotechnologies au service de la durabilité industrielle », OCDE, Paris 2001 Version française à paraître € 30 ; FF 196.79 ; US$ 27 ; DM 58.67 ISBN 92-64-29546-1 (93 01 06 2)
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