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19/04/2005 - L'Initiative de lutte contre la corruption dans la région Asie/Pacifique engagée conjointement par la Banque asiatique de développement (BAD) et l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a le plaisir d'accueillir aujourd'hui à Hanoi deux nouveaux membres, la République populaire de Chine et la Thaïlande.
"C'est tout à la fois un honneur et un privilège de compter la République populaire de Chine et la Thaïlande parmi les adhérents à l'Initiative " a déclaré Jak Jabes, Chef de la Division Gouvernance et coopération régionale de la BAD, à l'ouverture de la 6ème réunion du Comité de pilotage de l'Initiative. " La Chine et la Thaïlande manifestent ainsi avec éclat leur engagement politique au plus haut niveau à lutter contre la corruption, et leur arrivée constitue une avancée majeure dans les efforts déployés à cet égard dans cette région du monde. Tous les membres de l'Initiative BAD/OCDE se réjouissent de coopérer avec les autorités chinoises et thaïlandaises."
Les plus hautes autorités de la République populaire de Chine et de Thaïlande, respectivement 24ème et 25ème pays à rallier cette Initiative, se sont par là-même engagées à respecter les trois grands axes qui forment l'ossature du Plan d'action de lutte contre la corruption en Asie et dans le Pacifique développé par l'Initiative, à se soumettre à un examen régulier des progrès accomplis dans la mise en œuvre de ce Plan d'action et à jouer un rôle plus affirmé dans la lutte contre la corruption, sur leur continent et dans le monde. Le Plan d'action s'articule autour de trois grands axes : mise en place d'une organisation efficace et transparente du secteur public, renforcement des mesures prises à l'encontre de la corruption et promotion de l'intégrité dans les activités commerciales, enfin, adoption de mesures destinées à s'assurer une participation active du public.
"Grâce à l'arrivée de la République populaire de Chine et de la Thaïlande, l'Initiative concerne aujourd'hui plus de la moitié de la population du monde, ce qui lui confère un rôle encore plus déterminant dans le système édifié au niveau mondial pour lutter contre la corruption" a commenté pour sa part Frédéric Wehrlé, Coordinateur pour l'OCDE de l'Initiative de lutte contre la corruption dans la région Asie/Pacifique. Cette Initiative a vocation à soutenir l'instauration de mécanismes efficaces et durables de lutte contre la corruption dans la région Asie-Pacifique.
Lancée en 1999 sous l'égide conjointe de la BAD et de l'OCDE, l'Initiative tire sa force d'un partenariat, le premier du genre, entre tous les partenaires sociaux des pays de l'Asie et du Pacifique. Par son action, matérialisée dans son Plan d'action de lutte contre la corruption en Asie et dans le Pacifique, elle s'efforce d'aider les pays de la région à mettre au point et à promouvoir d'ambitieux trains de mesures destinées à contrer la corruption, à l'échelle nationale et régionale, et contribue au renforcement de leurs capacités en la matière.
Depuis l'adoption du Plan d'action à Tokyo en 2001, ce projet intergouvernemental aura suscité l'adhésion de 25 pays ou territoires résolus à coopérer pour combattre la corruption : Australie, Bangladesh, Cambodge, Hong Kong, Chine, Îles Cook, Îles Fidji, Inde, Indonésie, Japon, Kazakstan, Malaisie, Mongolie, Népal, Pakistan, Palau, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Philippines, République de Corée, République kirghize, République populaire de Chine, Samoa, Singapour, Thaïlande, Vanuatu et Vietnam.
En novembre 2004, l'Initiative de lutte contre la corruption dans la région Asie/Pacifique a publié un rapport dans lequel sont examinées les mesures prises par les pouvoirs publics des pays adhérents pour lutter contre la corruption ainsi que les cadres juridiques et institutionnels en vigueur dans ces pays, dans l'optique de leur fournir des orientations sur les priorités individuelles susceptibles d'accroître l'efficacité du combat contre la corruption. Si, selon les conclusions du rapport, les pays membres ont, dans leur quasi-totalité, apporté au cours des quatre dernières années des améliorations significatives à leurs systèmes anti-corruption, que ce soit en termes de modifications législatives ou d'évolutions administratives, il subsiste de nombreux domaines dans lesquels des manquements ou des défaillances ont pu être relevés. Avec l'adhésion de la République populaire de Chine et de la Thaïlande au Plan d'action, le rapport devra être complété par une analyse exhaustive de la législation, des institutions et des systèmes qui, dans ces deux pays, permettent de prévenir et d'enrayer la corruption.
Pour toute information complémentaire, vous pouvez contacter le Secrétariat de l'Initiative BAD/OCDE de lutte contre la corruption dans la région Asie/Pacifique : Jak Jabes, Directeur, Governance and Regional Cooperation Division, BAD (Tel: +63-2-632 5749, Fax: +63-2-636 2182) ; Frédéric Wehrlé, Coordinateur de l'Initiative de lutte contre la corruption dans la région Asie/Pacifique, Division de la lutte contre la corruption, OCDE (Tel: +33-6-8607 6329, Fax: +33-1-4430 6307).
On pourra également consulter le site Internet de l'Initiative à l'adresse suivante : http://www1.oecd.org/daf/asiacom
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