Etude économique de la zone euro 2007: politique monétaire

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Les évaluations et recommandations suivantes sont extraites du chapitre 2 de l'Etude économique de la zone euro 2007, publiée le 4 janvier 2007.

Lire aussi l'extrait "Le rôle des agrégats monétaires dans la politique monétaire".

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La politique monétaire réagit aux tensions inflationnistes

Contributions à l'inflation
Pourcentage de variation en glissement annuel

Source :  Eurostat.

La politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) a réussi à ancrer les anticipations d’inflation sur l’objectif de stabilité des prix. Alors que l’inflation s’est légèrement accélérée au cours de l’année passée, atteignant un pic de 2.5 % vers le milieu de 2006, elle a marqué un recul depuis. L’accélération s’explique pour l’essentiel par l’effet direct de la hausse des prix de l’énergie, qui a contribué pour 1 point environ à l’inflation en 2005 et 2006. Le renchérissement de l’énergie commence à faire monter les autres prix, à mesure qu’il se répercute sur l’ensemble de la chaîne de production. Même si jusqu’ici, les signes d’effets secondaires sur les salaires sont rares, divers indicateurs de l’inflation tendancielle et des prix à la production dans l’industrie laissent entrevoir l’apparition de tensions inflationnistes au cours de l’année ou des deux années à venir. Dans ces circonstances, la BCE a resserré les conditions monétaires depuis décembre 2005. Le niveau des taux d’intérêt reste inférieur à la plupart des estimations du taux neutre, ce qui signifie que la politique monétaire soutient encore l’activité.

La BCE devrait poursuivre le renforcement de ses analyses économiques et monétaires ainsi que leur communication

La vitesse de circulation de M3 est devenue moins stable

Source :  BCE.

Depuis qu’elle a commencé à durcir les conditions monétaires, la BCE met davantage l’accent dans ses déclarations sur les agrégats de monnaie et de crédit. Elle fait valoir que la croissance monétaire, qui a dépassé de 10 points celle du PIB nominal depuis 2003, fait planer des risques sur la stabilité des prix à moyen terme. La BCE n’est pas la seule à tenir compte de l’évolution de la masse monétaire et du crédit, mais elle se distingue par le fait qu’elle la considère comme l’un des deux piliers de sa stratégie de politique monétaire. La BCE a clarifié le rôle du pilier monétaire en 2003 et s’en serve aujourd’hui pour « recouper » l’analyse économique (l’autre pilier), procurant des informations sur les perspectives d’évolution des prix à moyen ou long terme. Il va de soi que les banques centrales devraient surveiller l’évolution monétaire et évaluer leurs incidences sur la stabilité des prix. Mais il s’agit de savoir quel poids accorder aux agrégats monétaires par rapport à d’autres indicateurs de l’inflation future. Certains observateurs estiment que la BCE donne trop d’importance aux indicateurs monétaires, en partie parce que les conclusions préliminaires de travaux récents indiquent que les agrégats de monnaie et de crédit sont devenus des repères moins fiables pour orienter la politique. En même temps, un petit nombre d’autres études, pour la plupart au stade de travaux préparatoires, montrent que la monnaie est un indicateur valable de l’inflation, surtout à long terme.

Les analyses économiques et monétaires sont destinées à se compléter et visent par là même à développer une vision approfondie des risques menaçant la stabilité des prix selon les échéances, en vue de s’assurer que les décisions les plus appropriées soient prises en termes de politiques économiques. La stratégie à « deux piliers » de la BCE est une façon de résoudre le problème de trouver un modèle ou un cadre analytique unique qui englobe tout à la fois les analyses économiques et monétaires d’une manière significative. Toutefois, présenter au public les décisions de politique monétaire prises à l’intérieur de ce cadre, lequel reflète la complexité du processus de prise de décision, pose des défis de communication. En y répondant, la BCE a permis d’accroître le degré de prévisibilité de ses décisions de politique monétaire à court terme. Cependant, il reste d’autres enjeux à relever. Dans ces circonstances, elle devrait renforcer sa stratégie de communication afin d’accroître la transparence. Ainsi, concernant les analyses économiques, elle pourrait envisager de publier des prévisions plus détaillées et d’étendre leur période. Quant à l’analyse monétaire, elle devrait décrire plus précisément et en termes plus quantitatifs les conséquences de la croissance monétaire actuelle sur l’inflation future. Plus généralement, la BCE devrait s’efforcer de renforcer le « recoupement » entre les analyses économiques et monétaires et accroître leur intégration.

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Pour consulter l'édition complète de l'Etude économique de la zone euro 2007:

 

Informations complémentaires                                                                                     

 

Des informations complémentaires sur cette Etude peuvent être obtenues auprès du Bureau de l'UE du Département des affaires économiques de l'OCDE à eco.survey@oecd.org. Ce rapport du Secrétariat de l'OCDE a été préparé par David Rae et Boris Cournède sous la direction de Peter Hoeller.

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