Étude économique de la Belgique 2007

 

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Publiée le 13 mars 2007. La prochaine Etude économique sur la Belgique sera préparée pour 2009.

Une Etude économique est publiée tous les 1½ à 2 ans pour chaque pays membre de l'OCDE. Lire plus sur la préparation des Etudes.

L'évaluation et les recommandations de l'OCDE concernant les principaux enjeux économiques sont disponibles en cliquant ci-dessous sur les titres des chapitres. Le chapitre 1 cerne les principaux enjeux économiques. Les chapitres suivants offrent une analyse approfondie et des recommandations de politique économique de chacun de ces enjeux.

Contenu                                                                                                                           

Chapitre 1 : De la stabilité à une croissance soutenue : les enjeux de l'économie belge
La Belgique affiche actuellement de bonnes performances économiques. La croissance de l’activité s’est récemment raffermie, atteignant 3 % en glissement annuel à la mi-2006, soit un niveau légèrement supérieur à celui de l’ensemble de la zone euro. Ce redressement tient en partie à l’évolution de la conjoncture dans les pays voisins, qui a stimulé les exportations; en outre, l’investissement en logements a été renforcé par la situation favorable du marché du crédit, et le programme pluriannuel de réduction de l’impôt sur le revenu a apporté un soutien bienvenu aux dépenses de consommation. De manière plus générale, l’économie se caractérise par un certain nombre de points forts. La croissance régulière des dix dernières années a contribué au maintien d’un niveau de vie relativement élevé en termes de comparaison internationale, contrairement à la situation observée dans les grands pays de la zone euro, où la progression du produit intérieur brut (PIB) par habitant a été plus modeste. Les niveaux de revenu de la Belgique s’expliquent essentiellement par la productivité élevée de sa main-d’oeuvre, qui témoigne de l’efficience forte de ses entreprises. En revanche, les progrès accomplis en vue d’accroître la proportion de la population d’âge actif présente sur le marché du t ravail ont été modestes jusqu’ici. Même si la tendance d’évolution des taux d’activité est clairement orientée à la hausse, la présence des personnes âgées sur le marché du travail reste faible par rapport aux autres pays, de même que le taux d’emploi des jeunes. Dans leur programme de réforme à moyen terme, les autorités accordent en conséquence une grande importance à l’amélioration du fonctionnement du marché du travail. Cet élément va devenir de plus en plus crucial compte tenu du vieillissement de la population, qui va peser sur la disponibilité des ressources en main-d’oeuvre et sur les finances publiques. Des réformes ambitieuses et de vaste portée destinées à renforcer l’utilisation de la main-d’oeuvre, tout en maintenant la productivité à un niveau élevé, constitueront une condition essentielle pour que la croissance reste soutenue au-delà de l’embellie conjoncturelle actuelle.

Chapitre 2 : Assurer la viabilité de la politique budgétaire dans un système fondé sur des règles
La réalisation de l’équilibre des budgets des administrations publiques a contribute à réduire le niveau de la dette brute au cours des dix années écoulées. Cet assainissement a été facilité par des facteurs non récurrents tels que la baisse des taux d’intérêt et par des mesures ponctuelles. À plus longue échéance, les objectifs de la politique budgétaire deviennent plus ambitieux car il s’agit d’accumuler des excédents et de préfinancer le coût du vieillissement de la population. Par ailleurs, l’actuelle stratégie à long terme vise essentiellement à garantir le fonctionnement du système jusqu’en 2030. Mais au-delà, le surcoût du vieillissement n’est pas préfinancé, d’où la nécessité de prendre des mesures supplémentaires pour que le financement des dépenses additionnelles liées au vieillissement soit assure jusqu’en 2050. De fait, pour maintenir la viabilité des finances publiques dans le long terme, il faudra engager des réformes supplémentaires. L’assainissement axé sur la dépense doit se faire à tous les niveaux de pouvoir, chaque niveau étant tenu de dégager un excédent formulé en termes structurels pour éviter les profils de dépense procycliques, et l’objectif doit être défini de façon à exclure le recours à des mesures ponctuelles. Si l’on veut préserver et étendre les effets bénéfiques de l’abaissement récent des taux marginaux d’imposition, un assainissement budgétaire par accroissement des recettes ne pourra être réalisé qu’en élargissant la base d’imposition, notamment grâce à la suppression d’une série de dépenses fiscales et à l’augmentation du taux d’activité.

Chapitre 3 : Des réformes du marché du travail pour stimuler l'emploi
Grâce aux mesures prises par le gouvernement pour encourager la participation au marché du travail, la hausse de l’emploi a repris depuis 2004, de même que celle de l’offre de main-d’oeuvre. Néanmoins, le chômage est persistant et particulièrement élevé pour certaines catégories, telles que les travailleurs âgés et les jeunes. À cela s’ajoutent d’importantes disparités géographiques des taux de chômage. Les autorités ont mis en place un nouveau programme d’activation des chômeurs. Cependant, le suivi de l’effort de recherche d’un emploi n’est toujours pas réalisé conjointement par le service public fédéral et les services régionaux de l’emploi, ce qui contribuerait à plus de cohérence des mécanismes de retour d’informations et de sanctions. S’agissant des travailleurs âgés, le gouvernement a pris une série de mesures pour stimuler leur participation au marché du travail en éliminant les incitations au départ anticipé à la retraite. Le système centralisé de négociations salariales a permis de modérer la hausse des salaires, mais pas d’éviter les pertes de compétitivité-coûts et, conjugué à l’indexation générale sur les prix, il n’a permis que peu de différenciation géographique des salaires.

Chapitre 4 : Améliorer les systèmes d'incitation dans l'enseignement supérieur
Auparavant élitiste, l’enseignement supérieur a été transformé en un système devant permettre à une part plus importante de chaque nouvelle génération de faire des études supérieures. Cette réorientation a contribué à élever le niveau de formation en Belgique. Cela étant, à bien des égards, l’organisation du système d’enseignement supérieur n’a pas été fondamentalement modifiée et les conditions économiques permettant d’assurer une offre et une qualité d’enseignement suffisantes sont loin d’être réunies. Le système est en proie à des difficultés, comme en témoigne le taux d’échec élevé des étudiants de première année et les nombreux changements de filière. Il doit donc faire l’objet d’aménagements si l’on veut qu’il puisse continuer à améliorer le niveau de formation.

Chapitre 5 : Renforcer les avantages de la libéralisation financière
Le paysage financier belge s’est transformé au cours des deux dernières décennies et se caractérise aujourd’hui par un secteur financier relativement important, fonctionnant bien et intégré au niveau international, qui contribue directement et indirectement, par sa fonction d’intermédiation, à la croissance économique à long terme. L’une des principales caractéristiques du système financier est la concentration de l’activité au sein d’un petit nombre de conglomérats financiers qui offrent simultanément des services bancaires et des services d’assurance. Bien que cette combinaison d’activités puisse contribuer à la stabilité financière, elle a conduit à une pratique commerciale très répandue, la vente croisée, qui peut atténuer les pressions concurrentielles. La concurrence est peut-être aussi entravée par les dispositions réglementaires concernant les marchés du crédit hypothécaire et du crédit à la consommation; bien que ces dispositions aient pour objet de protéger les consommateurs contre le risque de surendettement, elles peuvent avoir pour conséquence involontaire d’accroître les coûts d’entrée pour les nouveaux prestataires, et de limiter ainsi la concurrence et l’innovation tout en portant atteinte aux intérêts des consommateurs. Outre la politique réglementaire, la politique fiscale a été utilisée pour façonner le développement du système financier. Des crédits d’impôt sont accordés pour influencer les décisions d’investissement et d’emprunt, en particulier afin de stimuler l’accession à la propriété du logement, encourager l’épargne et promouvoir la constitution de comptes retraite privés. L’expérience d’autres pays donne à penser que ces dépenses fiscales, si elles influent sur l’affectation de l’épargne, n’ont pas d’impact manifeste sur son niveau global. Or, elles se traduisent par d’importantes dépenses fiscales et obligent à relever les taux d’imposition dans d’autres domaines. Les réformes recommandées dans le présent chapitre contribueraient à améliorer encore le fonctionnement du système, qui est déjà satisfaisant.

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Des informations complémentaires sur cette Etude peuvent être obtenues auprès du Bureau de la Belgique  du Département des affaires économiques de l'OCDE à eco.survey@oecd.org. Ce rapport du Secrétariat de l'OCDE a été préparé par Jens Hoj, Ekkehard Ernst et Stefaan Ide sous la direction de Patrick Lenain.

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