Étude économique de la zone euro 2007: résumé

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Le texte suivant est le résumé des évaluations et recommandations de l'OCDE de l'Etude économique de la zone euro 2007, publiée le 4 Janvier 2007.

La prochaine Etude économique sur la zone euro sera préparée pour fin 2008.

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Résumé

Après plusieurs faux départs, la reprise économique se confirme. L’activité était soutenue en 2006, les entreprises et les ménages envisagent l’avenir avec plus de confiance, l’investissement productif s’est raffermi et le chômage est repassé sous la barre des 8 % pour la première fois depuis 2001. Certains signes encourageants donnent à penser que le mouvement de reprise s’étend progressivement aussi à la consommation des ménages. Si, de surcroît, les réformes structurelles se poursuivent, l’expansion va prendre un caractère plus durable et s’auto-entretenir, une perspective confortée par de solides bilans des entreprises et des ménages ainsi que par les conditions financières favorables. Ce sont là de bonnes nouvelles, mais une certaine prudence s’impose. Le taux de croissance d’environ 2¼ pour cent par an prévu pour 2007 et 2008 est encore modeste par rapport au reste de la zone OCDE, même si l’écart de croissance est plus faible lorsqu’on la mesure par tête d’habitant. Reste que la marge de capacité inutilisée ne sera peut être pas résorbée avant 2008.

Maintenant que la reprise est bien engagée, l’attention peut se reporter sur des défis qui s’inscrivent dans une perspective à plus long terme, à savoir une croissance potentielle modérée et un manque de résilience, en raison des déficiences structurelles. Les premières années de l’union monétaire ont montré que les économies moins flexibles peuvent rencontrer des difficultés et qu’elles ne tirent pas pleinement profit de la monnaie unique. Les rigidités structurelles ont tendance à freiner la croissance, à donner à l’inflation un caractère plus persistant et à réduire la capacité d’absorption de l’économie en cas de choc. Comme certains pays font preuve d’une plus grande flexibilité que d’autres, la politique monétaire commune sera souvent trop accommodante pour les uns et trop restrictive pour les autres. C’est la raison pour laquelle la monnaie unique serait plus avantageuse pour tous si des réformes structurelles étaient mises en œuvre dans le but d’assurer une plus grande flexibilité et une meilleure intégration des économies.

Pour les autorités nationales et européennes, les priorités sont les suivantes : i) réduire les rigidités du marché du travail pour permettre aux économies de faire face plus efficacement au changement – il importe surtout, à cet égard, d’accroître la flexibilité des salaires –, ii) stimuler la concurrence, en particulier dans le secteur protégé des services, afin de réduire l’inertie de l’inflation et d’atténuer les pressions sur la politique monétaire, et iii) poursuivre l’intégration et le développement des marchés financiers. Certains pays sont déjà bien avancés dans la voie de la réforme structurelle et enregistrent en conséquence de bons résultats. D’autres ont encore du chemin à parcourir.

La politique monétaire est parvenue à ancrer les anticipations d’inflation sur l’objectif de stabilité des prix, et cela malgré l’envolée des prix de l’énergie. Les analyses économiques et monétaires qui déterminent la stratégie de la BCE sont destinées à se compléter, et visent par là même à développer une vision approfondie, sur les risques menaçant la stabilité des prix selon les échéances, en vue de s’assurer que les décisions les plus appropriées soient prises en termes de politiques économiques. Toutefois, le cadre pose des enjeux de communication ; par conséquent la BCE devrait poursuivre sa stratégie de renforcement de sa communication.

La reprise fournit une occasion exceptionnelle de redresser le cap de la politique budgétaire. Les projets de budget actuels sont loin de réunir les conditions requises pour assurer la pérennité des systèmes de protection sociale. Les États membres doivent s’efforcer davantage d’équilibrer leur budget et de rembourser leur dette. À cette fin, il y aurait lieu d’améliorer les pratiques budgétaires et les cadres budgétaires nationaux, par exemple en fixant des objectifs de dépenses, de déficit et d’endettement, en veillant à plus de transparence et en mettant davantage l’accent sur le moyen terme. Il est encore trop tôt pour dire si les révisions dont le Pacte de stabilité et de croissance a fait l’objet en 2005 ont eu des effets positifs. D’un côté, elles pourraient déboucher sur une amélioration des situations budgétaires dans la mesure où les États membres s’approprieraient davantage le Pacte. En revanche, elles risquent aussi de réduire l’efficacité de celui ci en permettant de différer les ajustements plus facilement. Il importe donc d’appliquer le Pacte avec rigueur.

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Pour consulter l'édition complète de l'Etude économique de la zone euro 2007:

 

Informations complémentaires                                                                                     

 

Des informations complémentaires sur cette Etude peuvent être obtenues auprès du Bureau de l'UE du Département des affaires économiques de l'OCDE à eco.survey@oecd.org. Ce rapport du Secrétariat de l'OCDE a été préparé par David Rae et Boris Cournède sous la direction de Peter Hoeller.

 

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