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L’Afrique de l’Ouest représente plus de 70 % de la production mondiale de cacao (38 % pour la Côte d’Ivoire, 21 % pour le Ghana, 5 % pour le Cameroun et 5 % pour le Nigeria). On produit aussi du cacao au Togo, au Sierra Leone et au Liberia, mais en quantité moindre. > en savoir plus
Contexte
Le problème de travail des enfants en agriculture apparaît très complexe et ne concerne pas seulement les exploitations de cacao. Il est également vécu dans d’autres types d’exploitations comme celles d’ananas, de banane ou de coton. De façon générale le sujet renvoie à la question de développement rural et du devenir des jeunes dans la région.
Le problème du travail des enfants dans les plantations de cacao ouest-africaines a fait l’objet d’une très forte mobilisation ces dix dernières années. La myriade de programmes et d’initiatives mise en oeuvre a produit des résultats notables, notamment grâce à une forte implication de la part des gouvernements de Côte d’Ivoire et du Ghana (principaux producteurs de cacao de la région).
Cette initiative vise à consolider ces expériences et bonnes pratiques existantes et à promouvoir une approche régionale sur la question du travail des enfants.
Approche régionale
La dimension régionale/transfrontalière du secteur de cacao en Afrique de l'Ouest et du travail des enfants (la traite en particulier) favorise la promotion d'une approche intégrée régionale pour combattre les pires formes de travail des enfants dans les plantations ouest-africaines. En effet, sur le plan géographique, l'ensemble des bassins de production de cacao et leurs systèmes d'exploitation respectifs sont transfrontaliers (le cacao représente 46 % des exports agricoles ouest-africains). Les méthodes de production, les structures sociales et le contexte socioéconomique sont par conséquent assez similaires dans les pays producteurs.
De plus, les problématiques liées au travail des enfants, comme par exemple la traite des enfants, s'inscrivent souvent dans un contexte régional. Des solutions peuvent seulement être trouvées à l'échelle régionale.
Pour intégrer de manière efficace cette dimension régionale, les institutions régionales, en particulier la CEDEAO (ECCAS) mais aussi l'UEMOA et le CILSS doivent être plus fortement impliquées. Les acteurs régionaux restent trop souvent absents des stratégies et programmes. L'absence d'une approche intégrée régionale constitue également un frein aux nombreuses activités menées à l'échelle nationale pour combattre la traite des enfants.
Objectifs
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Promouvoir la naissance d’un leadership institutionnel régional ;
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Renforcer l'engagement pour l’intensification et le soutien des efforts de mise en oeuvre de solutions ;
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Favoriser la coordination et le développement d'un un cadre holistique commun en matière d’intervention qui s'appuie sur tous les niveaux, - local, national, régional et international.
Parties prenantes
L'implication coordonnée de toutes les parties prenantes est au cœur de cette initiative. 16 partenaires (l'Initiative internationale sur le cacao, l'Association européenne de cacao, la Fondation mondiale du cacao ainsi que des organisations bi-/multilatérales et régionales), ont participé à la rédaction d'un document de position commune. L'initiative vise également à impliquer les acteurs suivants :
- Acteurs locaux dans l'élaboration et la promotion des programmes et activités ;
- Gouvernements nationaux (producteurs de cacao et autres), leurs agences techniques et de monitoring (en particulier pour combattre la traite des enfants) ;
- Organisations et associations régionales : CEDEAO (en particulier son Centre de développement de la jeunesse et du sport), CILSS, ECCAS, UEMOA et des organisations de producteurs ;
- Organisations bi- et multilatérales.
Résultats
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Première rencontre du Groupe de travail de l’initiative régionale sur le cacao, 9 février 2009, OCDE > compte rendu ( anglais)
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Prochaines étapes
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