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La reprise économique actuelle ne réduit en rien l'urgente nécessité de continuer à mettre en œuvre des réformes de fond, afin de jeter les bases d'une croissance vigoureuse et durable, suffisamment forte pour inverser la baisse tendancielle du niveau de vie japonais par rapport à celui des autres pays de l'OCDE, et pour rétablir la stabilité des prix après pratiquement huit années de déflation. Compte tenu des répercussions négatives de la baisse des prix, la Banque du Japon devrait renforcer sa politique d'assouplissement quantitatif en élargissant encore l'éventail des actifs qu'elle achète. En outre, l'efficacité de la politique monétaire est indissolublement liée au règlement des problèmes du secteur bancaire et du secteur des entreprises. Les autorités devraient poursuivre avec détermination leur objectif de réduction substantielle des créances improductives et de revitalisation du secteur des entreprises, tout en veillant à ce que les banques soient capitalisées de manière adéquate, en utilisant si nécessaire des fonds publics. Par ailleurs, il importe de revoir à la baisse le rôle des établissements financiers publics. Étant donné les répercussions probablement négatives qu'aurait sur l'activité une accélération du processus de restructuration des banques et des entreprises, et la nécessité de veiller à ce que la reprise ne soit pas interrompue prématurément, il faudrait éviter de durcir excessivement la politique budgétaire, et toute hausse des recettes résultant d'une embellie économique devrait être utilisée pour réduire le déficit. La réussite de l'assainissement budgétaire modéré prévu pour 2004 est un facteur pour renforcer la confiance dans la viabilité à long terme des finances publiques, qui suppose aussi un programme crédible d'assainissement budgétaire pour 2005 et les années à venir, comprenant notamment des mesures destinées à limiter les dépenses et à accroître les recettes fiscales. En outre, il est essentiel d'empêcher que le poids des dépenses n'augmente en pourcentage du PIB, ce qui passe par une réforme des retraites et du système de santé, compte tenu du vieillissement rapide de la population. Étant donné les contraintes qui pèsent sur la politique macroéconomique, la réussite de toute entreprise de redressement de l'économie exigera un vaste programme de réformes structurelles, axé sur le renforcement de la concurrence en vue d'améliorer le bien-être des consommateurs et l'affectation des ressources. Pour ce faire, les autorités devraient améliorer la politique de la concurrence en renforçant les prérogatives et l'efficacité de la Commission de la concurrence, et en mettant en place un cadre de nature à favoriser la concurrence dans les industries de réseau qui ont été libéralisées, telles que les télécommunications et l'énergie. Une plus grande ouverture aux échanges internationaux, une augmentation des entrées d'investissements directs et la suppression de dispositions réglementaires dépassées – qui s'est accélérée grâce aux zones spéciales de réforme structurelle récemment créées – pourraient également contribuer de manière importante à stimuler la concurrence. En résumé, un vaste programme de mesures macroéconomiques mûrement pesées et des réformes structurelles ambitieuses, visant à renforcer le potentiel de croissance du Japon, est nécessaire.
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