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Le texte suivant est le résumé des évaluations et recommandations de l'OCDE de l'Etude économique de la Belgique 2007, publiée le 13 mars 2007.
La prochaine Etude économique sur la Belgique sera préparée pour fin 2009.
Contenu
L’économie belge s’est engagée dans une phase de reprise solide. La réalisation de l’équilibre budgétaire depuis le début de la décennie a permis une baisse rapide de la dette publique en proportion du PIB, créant ainsi un contexte macroéconomique favorable à la reprise. De plus, les réformes structurelles, en particulier celles du marché du travail, donnent des premiers résultats. La production s’est accélérée et, à la mi-2006, elle affichait un taux d’expansion de 3 % – soit le rythme le plus élevé depuis 2000. La croissance étant largement supérieure au potentiel, certains facteurs de production subissent déjà des tensions. L’enjeu est de poursuivre les politiques axées sur la stabilité et la réforme pour stimuler la croissance tendancielle de l’économie, d’autant qu’il va falloir faire face au vieillissement de la population.
Le maintien de la viabilité des finances publiques à long terme exigera sans doute des réformes supplémentaires. Les dépenses de sécurité sociale liées au vieillissement devraient s’accroître de quelques 6 points de pourcentage du PIB d’ici à 2050. La stratégie gouvernementale actuelle vise à sécuriser le système jusqu’en 2030, d’où la nécessité de mesures supplémentaires pour assurer la viabilité budgétaire après cette date. Une nouvelle diminution des taux d’imposition marginaux pourrait contribuer à une hausse du taux d’activité et, partant, à un élargissement de la base taxable, mais de telles réductions ne pourraient être soutenables que si la croissance des dépenses est strictement encadrée. La limitation des dépenses est essentielle, non seulement au niveau de l’administration fédérale, mais aussi aux autres niveaux de l’État, où les dépenses ont été les plus dynamiques. Tous les échelons des pouvoirs publics doivent partager le fardeau qu’impose la perspective du vieillissement de la population.
Les politiques du marché du travail ont pour objectif d' accroître le taux d’activité. Le gouvernement a entrepris de fermer les voies vers la retraite anticipée, de ne verser des indemnities aux chômeurs d’âge très actif (c’est-à-dire de 25 à 54 ans) qu’en contrepartie d’un effort de recherché d’emploi et d’améliorer l’échange de renseignements entre les services publics pour l’emploi. Les résultats obtenus jusqu’ici sont positifs, mais limités. Des politiques d’activation sont en place, mais tous les chômeurs ne sont pas totalement assujettis aux obligations de recherche d’emploi. En outre, il n’y a pas de mécanisme de réduction progressive des indemnités de chômage, comme cela existe dans un certain nombre d’autres pays. Une augmentation des taux d’emploi reste envisageable, car toutes les possibilités de cessation précoce de l’activité n’ont pas été éliminées et les subventions salariales ne sont pas ciblées complètement sur les travailleurs à bas salaires. En outre, du fait du système centralisé de négociations salariales, les évolutions des salaires ne reflètent pas suffisamment les conditions locales du marché du travail.
L’enseignement supérieur s’est développé ces dernières décennies, si bien que la Belgique est en voie de disposer d’un stock de capital humain relativement élevé. Mais il n’y a pas eu d’augmentation correspondante des financements, ce qui, en l’absence de réforme, pourrait, à la longue, avoir une incidence négative sur la qualité de l’enseignement. L’augmentation des droits d'inscription offrirait aux établissements d’enseignement supérieur une source autonome de financement et stimulerait davantage la concurrence entre eux. Une telle mesure encourage les étudiants à internaliser le coût de leur formation et à opter pour des filières en rapport avec leurs capacités. Le choix des études devrait être facilité par la publication d’informations sur la qualité des études et les perspectives d’emploi futures. Les obstacles financiers à l’accès peuvent être réduits par des prêts études sous conditions de ressources, accompagnés éventuellement de subventions également liées aux ressources. L’augmentation des droits d’inscription n’étant pas actuellement à l’ordre du jour, d’autres formes d’incitations économiques peuvent être envisagées.
Par son efficacité, le secteur financier a contribué à la croissance, mais il pourrait être encore plus performant. Les ventes liées de produits dans les services bancaires de détail, qui ont pour but de fidéliser les consommateurs, pourraient représenter un obstacle au changement de banque et contribuer à réduire les forces de la concurrence. Dans le même ordre d’idée, plusieurs incitations fiscales ont été introduites pour influer sur le comportement d’épargne des ménages et réaliser divers autres objectifs de l’action publique. Leur efficacité-coût doit être évaluée par rapport aux avantages potentiels d’une réduction des taux d’imposition. En plus, plusieurs dispositifs de protection des consommateurs restreignent la souscription de crédits. En particulier, le recours des consommateurs aux emprunts garantis par leur patrimoine immobilier est limité. Cela pourrait être dû en partie à l’absence de réglementation adéquate en matière d’hypothèques.
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Télécharger la Synthèse (en pdf). La Synthèse contient les évaluations et recommandations de l'OCDE.
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Des informations complémentaires sur cette Etude peuvent être obtenues auprès du Bureau de la Belgique du Département des affaires économiques de l'OCDE à eco.survey@oecd.org. Ce rapport du Secrétariat de l'OCDE a été préparé par Jens Hoj, Ekkehard Ernst et Stefaan Ide sous la direction de Patrick Lenain.
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