|
L’économie marocaine s’est développée et modernisée au cours des dernières années grâce à une forte volonté gouvernementale et la mise en œuvre de réformes améliorant le climat des affaires. Cependant, des défis restent à relever pour dynamiser la croissance, la compétitivité et l’emploi. Conscient de la nécessité d’améliorer les conditions de l’activité des entreprises, le ministère des Affaires économiques et générales du Maroc a engagé, grâce au concours de l’OCDE, une évaluation du climat des affaires qui a permis d’identifier les mesures de politique publique susceptibles de favoriser les investissements nationaux, régionaux et internationaux. Cette publication présente les conclusions de cette évaluation, ainsi que les réformes prioritaires à mettre en œuvre pour rendre l’environnement des affaires plus propice et stimuler le potentiel de l’économie et l’emploi. La phase d’analyse a eu lieu en 2009 et 2010 et ses conclusions s’avèrent d’autant plus pertinentes au regard des évolutions que connaît le Maroc dans le cadre de son ambitieux projet de refonte constitutionnelle et du processus de régionalisation avancée qui a été engagé.
L’évaluation du climat des affaires du Maroc a permis de montrer que ce pays se rapproche progressivement des meilleures pratiques des pays de l’OCDE dans certains domaines. En effet, en matière de politique commerciale, d’attractivité des investissements et de privatisations, les avancées sont notables. Les efforts fournis quant à la promotion des PME et aux partenariats publics-privés sont également à saluer, tout comme la réalisation de grands chantiers d’infrastructures. Cependant, le Maroc doit notamment améliorer sa communication et son image relatives à l’environnement des affaires, renforcer ses efforts de lutte contre la corruption, réduire les contraintes foncières, continuer d’améliorer ses infrastructures afin d’assurer un meilleur maillage territorial, soutenir le développement d’activités créatrices d’emploi et développer des compétences managériales. La simplification des procédures et l’amélioration de la coordination institutionnelle sont aussi des chantiers à poursuivre. Il est donc préconisé un certain nombre de recommandations afin de renforcer les politiques et stratégies gouvernementales, l’environnement institutionnel et le cadre juridique touchant au climat des affaires.
Cette publication est la première phase de la Stratégie de développement du climat des affaires (SDCA), un outil développé par l’OCDE qui permet d’analyser et d’évaluer les politiques en faveur des entreprises et des investissements, de définir les réformes prioritaires, et de contribuer à la mise en œuvre de ces réformes. L’évaluation du climat des affaires comporte 12 dimensions :
• la politique et la promotion de l'investissement (Résumé / Chapitre entier)
• la politique de privatisation et les partenariats public-privé (Résumé / Chapitre entier)
• la politique et l’administration fiscale (Résumé / Chapitre entier)
• la politique commerciale et la facilitation des échanges commerciaux (Résumé / Chapitre entier)
• les politiques pour de meilleures réglementations et procédures pour les entreprises (Résumé / Chapitre entier)
• la politique et la promotion des petites et moyennes entreprises (Résumé / Chapitre entier)
• la lutte contre la corruption (Résumé / Chapitre entier)
• la gouvernance d'entreprise (Résumé / Chapitre entier)
• le droit des affaires et la résolution des litiges commerciaux (Résumé / Chapitre entier)
• l’infrastructure (Résumé / Chapitre entier)
• le capital humain (Résumé / Chapitre entier)
• l’accès au financement (Résumé / Chapitre entier)
Elle s’appuie sur des instruments clés de l’OCDE, tels que le Cadre d’action pour l’investissement ou les Principes de gouvernement d’entreprise. Le travail est réalisé par le Programme MENA-OCDE pour l’investissement, en coopération avec le gouvernement et avec la contribution du secteur privé. Cette méthodologie permet d’établir un consensus entre toutes les parties prenantes afin de faire valoir le potentiel du secteur privé comme catalyseur de la croissance, du développement et de l’emploi dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du nord.
|