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Alors que l’Afrique du Sud a récemment célébré dix ans de démocratie politique, le bilan économique du pays demeure en demi-teinte. Si la stabilisation macro-économique du pays a été spectaculaire, la croissance sud-africaine reste modeste à l’a une des performances affichées par des économies émergentes comparables. Elle est également bien insuffisante pour répondre aux besoins d’une population qui porte encore les stigmates socio-économiques de la période d’apartheid : pauvreté, inégalités, absence d’accès aux services publics et chômage. Compte tenu de son rôle moteur au niveau régional, le faible dynamisme de l’économie sud-africaine constitue également un obstacle au décollage économique et à la réduction de la pauvreté chez ses voisins d’Afrique australe.
Le 7 octobre 2004 experts et décideurs ont débattu d’un aspect essentiel de ce "déficit" de croissance en Afrique australe : la faiblesse de l’investissement domestique et étranger dans les pays de la région. L’objectif était en particulier d’expliquer le niveau élevé des coûts de financement auquel se heurtent gouvernements et entreprises sur les marchés financiers locaux et d’en évaluer l’impact économique. Les intervenants, des praticiens et des connaisseurs de l’économie sud africaine, ont évoqué également les mesures de politique économique susceptibles, au niveau tant national que régional, de rendre "l’argent moins cher "en Afrique australe et ainsi d’accélérer la croissance dans cette partie du continent africain. L’évolution de la politique macro-économique sud-africaine, son impact sur ses voisins, ainsi que les problématiques d’intégration financière régionale ont figuré au premier rang des questions abordées à l’occasion de cette réunion.
Ce séminaire s'appuyé sur les discussions et les présentations qui avaient eu lieu lors d'un séminaire d'experts organisé par le Centre de Développement de l'OCDE à Johannesburg les 25 et 26 mars 2004. Les débats de la réunion de Johannesburg ont également fourni la matière du Cahier de politique économique N° 25: "Quelles politiques pour réduire le coût du capital en Afrique australe?" par Martin Grandes et Nicolas Pinaud.
Liste des participants
Programme
7 Octobre 2004
OCDE, Nouveau bâtiment, salle 8
9.00–9.10 Enregistrement
9.15–9.30 Discours d'ouverture par Ulrich Hiemenz, Directeur adjoint, Centre de développement de l’OCDE et Regis Avanthay, Direction du Développement et de la Coopération de la Suisse
Session I: Président, Ulrich Hiemenz
9.30–9.55 Quelles politiques pour réduire le coût du capital en Afrique australe ? par Martin Grandes et Nicolas Pinaud, Centre de développement de l’OCDE (présentation)
9.55–10.10 Commentaires par Sophie Chauvin, Économiste, CEPII, Paris et Torsten Slok, Economiste, OCDE, Département des Affaires Economiques (présentation)
10.10 –10.30 Questions
10.30–10.45 Café
Session II: Président, Helmut Reisen
10.45–11.05 Quelles stratégies adoptent les entreprises sud-africaines face à des coûts de financement élevés ? par Michael Power, Stratégiste, INVESTEC, South Africa (présentation)
11.05–11.25 Questions
11.25–11.45 Comment la politique monétaire peut-elle réduire le coût du capital en Afrique du Sud? par Brian Kahn, Directeur adjoint de la recherche, membre du Comité de la politique monétaire, South African Reserve Bank
11.45 –12.00 Commentaires par Gordon Smith, Économiste de groupe, Citigroup South Africa
12.00 –12.15 Questions
12.15–12.30 Conclusions par Helmut Reisen , Conseiller, Centre de développement de l’OCDE.
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Cet évènement a été organisé avec le soutien de la Direction de Développment et de la Coopération de la Suisse (DDC).
Pour plus d’informations, veuillez contacter Nicolas Pinaud (Nicolas.Pinaud@oecd.org).
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