OECD Journal: Revue économique de l'OCDE contient des articles relevant de la macroéconomie appliquée et de l’analyse statistique, vus généralement sous un angle international. Ces articles sont tirés des travaux menés par les comités intergouvernementaux de l’Organisation, et incluent également des travaux dont les domaines ne sont pas du ressort du Département des affaires économiques. La revue est désormais publiée dans le « OECD Journal ».
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Cet article donne un aperçu des interrelations entre gouvernement d'entreprise, concurrence sur les marchés de produits et performance à travers les principaux "modèles" de gouvernement d'entreprise dans les pays de l'OCDE. On fera valoir dans cet article que les incitations, la discipline et le financement des entreprises ne sont pas les caractéristiques fondamentales qui différencient les systèmes financiers. Par contre, il en ressort que les différences entre modes de propriété et de contrôle influent fortement la formulation, la mise en ceuvre et l'adaptation de la stratégie des entreprises. Les structures d'actionnariat et de contrôle influencent la concurrence sur les marchés de produits. La concentration de l'actionnariat qui peut être nécessaire du point de vue des relations entre les parties prenantes risque d'entraver la concurrence sur les marchés des produits.
Cet article passe en revue la littérature empirique concernant les liens entre innovation, structure de marché et taille de l'entreprise. Il montre le manque de preuves en faveur des hypothèses schumpetériennes selon lesquelles l'innovation serait stimulée par la puissance du marché et l'existence de grosses sociétés. Cependant, des liens positifs entre concentration/taille et activité innovante peuvent s'établir sous certaines conditions, parmi lesquelles l'existence de coûts fixes élevés par projet individuel, les économies d'échelle et les difficultés à s'approprier les rentes liées à l'innovation. Des travaux empiriques récents semblent indiquer que l'intensité de la R-D et la structure du marché sont déterminées conjointement par la technologie, les caractéristiques de la demande, le cadre institutionnel, l'interaction stratégique, et le hasard.
Joaquim Oliveira Martins, Stefano Scarpetta et Dirk Pilat
Cette étude présente les estimations des écarts entre les prix et les coûts marginaux pour 36 industries manufacturières et sept secteurs de services dans 14 pays de l'OCDE. Elle applique une méthodologie récemment mise au point et conclut que les marges positives sont courantes, tant dans l'industrie manufacturière que dans les services. Le niveau des marges estimées peut en partie être lié aux conditions de concurrence suivant la typologie de la structure de marché. L'étude présente également des éléments en faveur d'un comportement anticyclique des marges, fournissant une explication possible à l'évolution procyclique de l'emploi et des salaires réels.
Cet article est consacré à un examen des données statistiques concernant les écarts de productivité entre pays et à une analyse des liens entre la productivité et la concurrence. On constate que l'inefficience et le manque de productivité sont largement répandus dans l'industrie et les services dans l'ensemble de la zone de l'OCDE. Les écarts de productivité et de taux de croissance apparaissent liés au degré de concurrence auquel les secteurs sont confrontés. La concurrence internationale constitue un facteur important dans la hausse de la productivité mais les facteurs internes jouent également un rôle. Des taux élevés d'entrée sur le marché apparaissent favorables à la productivité alors qu'une forte concentration ne l'est pas. Dans les services, les réglementations étatiques ont souvent pour effet de limiter sensiblement la concurrence et la croissance de la productivité.
Cette étude porte sur les principaux transferts de revenus effectués par les gouvernements au profit des personnes en âge de travailler. La première partie examine les raisons qui expliquent les différences de dépenses des programmes de transfert au cours des années et selon les pays. Il en ressort que les différences dans les conditions d'admissibilité et les droits à prestations ont généralement un impact plus important que les caractéristiques des risques et de la population concernée. De plus, les conditions d'admissibilité qui sont le reflet d'objectifs économiques et de la gestion des programmes, semblent souvent plus importantes que le niveau des prestations pour expliquer la structure des dépenses. On retrouve ces résultats dans la deuxième partie de l'étude qui donne un bref aperçu des réformes de politiques économiques qui pourraient permettre d'atteindre de façon plus efficiente les objectifs des programmes.
Le présent article traite du conflit entre la lutte contre la pauvreté et les incitations au travail qui résultent des mesures de protection des revenus en vigueur dans plusieurs pays de l'OCDE. Les différents moyens de lutter contre le fameux "piège de la pauvreté" sont recensés et évalués, notamment les systèmes de crédit d'impôt sur le revenu et d'impôt négatif sur le revenu, le versement d'un complément de rémunération, ainsi que deux programmes de subventions à la création d'emplois. On aboutira à la conclusion que l'association judicieuse d'une garantie de revenu d'un niveau modeste et de programmes visant à stimuler l'offre et la demande de main-d'oeuvre faiblement qualifiée pourrait comporter des avantages dans un certain nombre de domaines par rapport aux systèmes actuels de protection des revenus. L'ébauche d'un programme d'action illustrant cette approche est présentée.
Cet article examine le rôle de la politique du marché du travail et des facteurs institutionnels en expliquant les différences entre chômage structurel (ou d'"équilibre") dans 17 pays de l'OCDE. Les résultats semblent indiquer que ces facteurs agissent sur le niveau du chômage structurel et sur la rapidité d'ajustement du marché du travail consécutivement à un choc exogène. En particulier, on peut associer un système d'assurance-chômage généreux et une législation contraignante en matière de protection de l'emploi à un chômage élevé et une vitesse d'ajustement réduite. Une plus grande coordination entre les partenaires sociaux au cours des négociations salariales ainsi que des systèmes de négociation à la fois hautement centralisés et totalement décentralisés contribuenr à un meilleur fonctionnement du marché du travail.
Le rôle potentiel de l'indemnisation du chômage et des prestations sociales connexes en tant que déterminants d'un chômage élevé et persistant retient beaucoup l'attention depuis un certain temps. Pour quantifier cet effet, il est indispensable de pouvoir mesurer précisément ce qu'on appelle le "taux de remplacement", c'est-à-dire la proportion dans laquelle le revenu qui aurail été tiré du travail est remplacé par les allocations de chômage et les prestations sociales. L'OCDE s'efforce depuis quelque temps de rassembler des données comparables sur les taux de remplacement bruts et nets de la plupart des pays Membres. L'objet de la présente note est de décrire brièvement ces données et de les comparer avec des estimations semblables effectuées dans le cadre d'autres études internationales.
Cet article étudie dans quelle mesure la concurrence imparfaite sur les marchés des produits a contribué au problème du chômage dans les économies industrialisées. On examinera l'existence de données microéconométriques sur l'origine er l'importance de la position de force sur le marché et la mesure dans laquelle ces rentes sont captées par des salariés. Les imperfections du marché des produits semblent très répandues et si les écarts positifs importants des prix et des coûts marginaux sont en général de courte durée, un grand nombre de firmes bénéficie de rendements élevés pendant de longues périodes. Les salaires sont déterminés en partie à travers un partage de la rente, mais ce phénomène n'est pas uniquement confiné au secteur syndical. On peut en déduire qu'une réduction des imperfections du marché des produits améliorerait l'emploi.
Cet article évalue le rôle joué par les facteurs économiques fondamentaux dans le déclenchement de dévaluation ou de changements de régimes de change dans 12 pays de l'OCDE depuis la fin des années 70, en utilisant une procédure d'estimation non linéaire (modèle probit). Le calcul des probabilités de changement de parité montre que, dans le passé, des dévaluations sont survenues à la suite d'une détérioration des conditions économiques fondamentales. En outre, si l'on fait une comparaison avec le début des années 80, des détériorations plus faibles des facteurs économiques fondamentaux peuvent aboutir à une pression sur le taux de change. Les perspectives d'une dévaluation semblent être également sensibles aux mutations de variables internes clés qui ne sont pas, traditionnellement, considérées comme un déterminant direct du "taux de change d'équilibre", telles que les modifications du taux de chômage.
Cet article traite de la question de savoir si la libéralisation financière à conduit à un plus grand bien-être. Les avantages d'une meilleure allocation des ressources et une augmentation de l'efficacité dans le secteur financier doivent être mis en balance avec les éventuels effets de la déréglementation sur la stabilité financière. Bien qu'il n'existe pas de signe manifeste d'un renforcement tendanciel de la volatilité dans les principaux marchés financiers, un certain nombre de périodes de turbulence semble avoir été lié au processus de déréglementation. L'analyse des crises individuelles suggère que des politiques macroéconomiques inadéquates, un système prudentiel déficient et des distorsions microéconomiques ont contribué d'une manière importante aux troubles financiers vécus.
Le présent article examine l'incidence des réformes réglementaires et des privatisations dans la zone de l'OCDE sur le renforcement de la concurrence dans le secteur des services. Après avoir passé en revue les tendances générales de la réglementation et de la déréglementation, les auteurs s'attachent surtout à décrire la situation dans la distribution, la construction, les transports routiers, les télécommunications et les transports aériens. Il semble que dans les pays où d'importantes réglementations sont maintenues la performance tende à être plus médiocre. En outre, les effets des réformes réglementaires - de même que leur conception et leur mise en œuvre - dépendent de façon critique de la nature de la concurrence dans chaque secteur. L'analyse donne à penser que le processus de déréglementation s'est traduit par des gains importants sur le plan de la performance économique.
Cet article présente un modèle international où les taux d'intérêt réels à long terme évoluent en fonction des déterminants économiques de long terme et des dynamiques de court terme. Ce modèle a été estimé pour 17 pays membres, à partir de données remontant au début des années 80. Les résultats indiquent que la composante tendancielle des taux réels est déterminée par des données fondamentales de l'économie telles que le taux de rendement sur le capital des entreprises, les risques associés aux portefeuilles, les incertitudes liées à l'inflation et les indicateurs de l'équilibre épargne-investissement dans le futur. La composante dynamique de court terme est influencée entre autres par le jeu de la politique
monétaire et par les chocs associés à l'inflation.
Une difficulté majeure dans le processus de transition des pays d‘Europe centrale et orientale est la mise en place de l’infrastructure légale sans laquelle les marchés sont incapables de fonctionner. Dans la plupart de ces pays, les lois des faillites héritées de la période antérieure au communisme ont été réinstaurées. Cet article compare les lois des faillites en Hongrie, Pologne, République tchèque et Russie, tant du point de vue de leur conception que de leur mise en pratique et des résultats qu’elles ont produits. II analyse les raisons pour lesquelles ces lois sont restées pratiquement inopérantes jusqu’à présent et identifie certaines caractéristiques qu’il serait souhaitable d'introduire dans les législations des faillites dans un contexte de transition économique.
Cet article examine les conséquences macroéconomiques de changements du rythme de croissance de la productivité tendancielle des facteurs de production dans les principales économies de l’OCDE. L'analyse, qui inclue un ensemble de scénarios à moyen terme réalisés à l'aide du modèle INTERLINK de l’OCDE, illustre le degré d'incertitude et de sensibilité des mécanismes d'ajustement, qui entrent alors en jeu, à un certain nombre de facteurs macroéconomiques et structurels. Les résultats suggèrent qu’une hausse de la productivité tendancielle des facteurs permet d'atteindre des niveaux de production et de revenus réels plus élevés, mais que la durée des effets sur le chômage dépend de façon cruciale des facteurs structurels. Si les marchés sont flexibles, la période d'ajustement peut être relativement courte et le taux de chômage n’être pas affecté de façon permanente.
Cet article examine d'abord les causes de l'augmentation substantielle des dépenses de santé au cours des trente dernières années. II examine ensuite les options de politique économique susceptibles d'aider les pays à maîtriser leurs dépenses et à atteindre leurs objectifs de santé de façon plus efficace. Une grande partie de l'accroissement des dépenses est considérée comme résultant des incitations faites aux fournisseurs des services de santé plutôt qu'à des pressions provenant de la demande. De ce fait, les réformes du secteur de la santé devraient s'attacher à améliorer les aspects micro-économiques de la fourniture des services. Les agences qui financent les soins de santé devraient, en particulier, devenir des acheteurs plus actifs et plus sélectifs des services de santé.
Cette étude est consacrée à un examen des preuves statistiques concernant l'existence d'un effet de freinage sur la croissance ("speed limit") et celle d'une asymétrie des effets des écarts de production sur l'inflation. Les données empiriques concernant ces effets ne sont pas nettement tranchées pour l'ensemble des sept grandes économies de l'OCDE. Permettre la prise en compte d'une asymétrie des effets de l'inflation conduit cependant à une certaine amélioration de l'adaptation pour une majorité de pays. Qui plus est, il apparaît que ces effets fournissent une justification logique de l'importance souvent attachée en matière de politique économique, au fait que les mesures soient prises au bon moment, importance par ailleurs difficile à justifier sur la base des modèles linéaires.
L'auteur étudie l'impact du commerce et des mouvements de capitaux sur l'emploi et les salaires relatifs en France. Son constat est triple. Premièrement, les échanges n'ont qu'un faible impact sur l'emploi total. Deuxièmement, ils ont beaucoup d'impact sur les salaires relatifs, cet article confirmant la maxime selon laquelle le libéralisme commercial améliore les emplois mais n'accroît pas le nombre d'emplois. Enfin, l'auteur montre que les investissements directs à l'étranger sont essentiellement le fait des branches exportatrices et que les investissements directs en provenance de l'étranger (qui sont du même ordre de grandeur) concernent aussi bien les industries en déclin que les branches exportatrices.
Cette étude est consacrée à un examen de la performance des indicateurs avancés en matière de prévision des points de retournement de la production industrielle dans les pays du G7. L'analyse présentée est basée sur les informations fournies par les indicateurs avancés et sur une chronologie des points de retournement de la production industrielle établie par l'OCDE. Des modèles de probabilité séquentielle sont appliqués à la prévision des points de retournement Cette formule exige la spécification d'un processus d'apprentissage concernant à la fois les densités conditionnelles et les probabilités transitoires incorporées dons le modèle. Les résultats de l'étude indiquent que le délai nécessaire pour que la probabilité séquentielle cumulée atteigne un point qui déclenche un signal annonçant un point de retournement de la production industrielle est relativement stable d'un pays à l'autre. Le délai d'anticipation du signal diffère toutefois aussi bien d'un pays à l'autre qu'à l'intérieur des pays selon qu'il s'agit de pics ou de creux conjoncturels.
Claude Giorno, Pete Richardson, Deborah Roseveare et Paul van den Noord
Ce document passe en revue les différentes méthodes utilisées pour estimer la production potentielle dans les pays de l'OCDE et l'utilisation des écarts de production qui en découlent pour le calcul des soldes budgétaires structurels. La méthode utilisant la segmentation de la tendance temporelle pour estimer la production potentielle, qui servait précédemment à calculer les soldes budgétaires structurels, est comparée à deux autres méthodes: le lissage du PIB réel à l'aide d'un filtre Hodrick-Prescott et l'estimation de la production potentielle sur la base d'une fonction de production. II en ressort que l'estimation de la production potentielle por l'approche fonction de production s'avère être la meilleure méthode pour estimer les écarts de production et calculer les soldes budgétaires structurels.
Cet article résume et évalue les études récentes de l'impact de l'évolution actuelle des échanges et de l'investissement direct sur l'emploi et les salaires dans les pays de l'OCDE et examine diverses actions envisageables pour répondre aux inquiétudes que ces tendances suscitent chez les responsables de l'élaboration des politiques. Comme les précédentes études de l'OCDE, ces travaux concluent que des facteurs tels qu'une modification des offres de main-d'œuvre, des technologies et de la demande contribuent davantage aux variations de l'emploi et aux déplacements des salaires relatifs que les changements affectant les courants d'échanges. D'autres études sont toutefois nécessaires pour mieux comprendre l'impact de l'investissement direct international sur l'emploi et les salaires.
Cet article présente brièvement le contenu du programme du marché unique de la CE et les progrès accomplis dans sa mise en œuvre, ainsi que le programme à moyen terme de la CE visant à assurer que le marché unique devienne une réalité quotidienne. Il analyse les mécanismes qui devraient conduire à des gains de bien-être et, à l'aide d'un grand nombre d'indicateurs micro- et macro-économiques, essaie de juger si l'intégration s'est poursuivie depuis le milieu des années 80. Il discute aussi les grands dossiers de politique économique qui sont plus ou moins liés au succès du marché intérieur: politique de concurrence, certains aspects des politiques sociale et régionale et les modifications apportées au régime du commerce extérieur.
Cet article traite de la politique monétaire sous l'angle de ses objectifs à long terme. Il examine en particulier le bien-fondé d'une inflation zéro par rapport à une faible inflation. Les données disponibles sur les coûts et bénéfices nets de la désinflation lorsque le taux d'inflation est très proche de zéro ne sont pas concluantes. Les erreurs de mesure pour les indices classiques de prix sont sans doute suffisamment importantes pour se répercuter sur le choix des objectifs en matière d'inflation.
Ce document fait partie d'un travail en cours à l'OCDE sur l'évaluation économique des systèmes publics de pension face au processus de vieillissement des populations. A titre idicatif, il fournit des estimations sur l'importance des engagements des systèmes publics de pensions dans les sept grands pays en s'appuyant sur des hypothèses simplifiées et analyse la sensibilité de ces estimations aux changements des régimes de pension et du taux d'escompte. La méthodologie qui est développée ici est un mélange des approches actuarielles qui sont utilisées dans le secteur privé et de l'approche dite de ia comptabilité générationelle. Celle-ci indique en termes de valeur actuelle le fardeau financier que les programmes gouvernementaux imposent sur les générations présentes et futures leur vie durant.
John Beghin, David Roland-Holst et Dominique van der Mensbrugghe
Ce document présente une analyse du nombre croissant de publications consacrées aux liens entre le commerce et l'environnement et plus particulièrement au lien entre les instruments de la politique commerciale et ceux de la politique de l'environnement, entre la réglementation environnementale et la compétitivité et entre la libéralisation des échanges, la croissance et l'environnement. Les liens se réfèrent aux externalités environnementales, aux politiques du commerce et de l'environnement, aux préférences sociales et des consommateurs à l'égard de l'environnement, à la mobilité des facteurs, à la diffusion de la technologie et aux courants d'échange. L'étude oppose les questions qui préoccupent le Sud et qui concernent essentiellement la production et les aspects institutionnels et celles qui préoccupent le Nord où la demande et l'offre génèrent, l'une et l'autre, des liens substantiels entre les échanges et l'environnement. Le document souligne enfin la nécessité d'aboutir à des résultats plus empiriques et indique les orientations et les priorités de ce travail.
Cet article décrit un cadre d'analyse pour les politiques actives du marché du travail, lequel est ensuite utilisé pour étudier diverses incidences de ces politiques sur la formation des salaires ainsi que sur la demande et l'offre de main-d'oeuvre. Les analyses empiriques des effets sur les salaires et l'emploi sont passées en revue. II apparaît indispensable de respecter certaines règles pour assurer le succès des programmes mis en oeuvre: veiller à ce que les indemnités soient inférieures aux salaires observés sur le marché, mettre l'accent sur les activités de conseils et de placement, cibler les programmes et éviter que ceux-ci servent à prolonger la période d'indemnisation du chômage. En conclusion, l'auteur estime que, dans la plupart des pays européens, le développement de mesures actives en faveur du marché du travail devrait apporter des améliorations, mais que celles-ci resteront néanmoins limitées.
Cet article passe en revue les études théoriques et empiriques portant sur les facteurs de croissance de la productivité à moyen terme et présente une analyse économétrique de la croissance de la productivité du travail et de la productivité totale des facteurs (PTF) dans le secteur des entreprises des pays de l'OCDE. L'amélioration des niveaux d'instruction, de bas niveaux initiaux de productivité, un accroissement peu important de la population active et une faible inflation sont autant d'éléments associés à une plus forte croissance de la PTF. Une accumulation plus rapide du capital accélère les gains de productivité de la main-d'oeuvre, mais rien n'indique qu'elle contribue à la progression de la PTF. Une part importante du ralentissement de la croissance de la productivité n'a pu être expliquée, que ce soit dans le cadre du présent article ou dans les autres études empiriques.
Cette note fournit une mise à jour des données sur les niveaux et la croissance de la productivité du travail et de la productivité totale des facteurs dans le secteur des entreprises des pays de l'OCDE. les niveaux de productivité ont été convertis en parités de pouvoir d'achat pour 1990 afin de permettre les comparaisons internationales. Bien que le processus de convergence des niveaux de productivité se soit poursuivi dans les années 80, les différences entre les pays de l'OCDE restent assez élevées. Seuls quelques indices empiriques suggèrent une inflexion à la hausse de la croissance tendancielle de la productivité au cours des années 80.
Ce document étudie les liens entre échanges commerciaux et distribution relative des salaires dans une coupe transversale de 22 secteurs et 12 pays de l'OCDE. Les industries ont été classifiées selon la structure de leurs marchés. Ensuite, ont été analysées les tendances de pénétration des importations sur la période 1970-90 avec une attention particulière sur les importations en provenance des NEI d'Asie. Finalement, une équation de salaires a été estimée, prenant en compte la caractérisation des industries par type de structures de marché ainsi que des mesures de pénétration des importations et d'intensité d'exportation. Les résultats montrent que l'impact de la pénétration des importations sur les salaires est négatif dans les industries qui se caractérisent par un faible degré de différenciation des produits alors qu'un résultat inverse est obtenu pour les industries à forte différenciation des produits et à segmentation des marchés.
Les effets relatifs à l'incertitude sur les prix des politiques anti-inflationnistes adoptées en Nouvelle-Zélande sont examinés en utilisant l'écart-type des anticipations liées aux prix, telles qu!elles ressortent de données d'enquête émanant de l'étude de la "Reserve Bank". Les auteurs tentent aussi de déterminer si les divergences de vues concernant l'orientation présente et future de la politique monétaire contribuent notablement aux incertitudes qui entourent les prix. Ils montrent que les mesures législatives tendant à renforcer l'indépendance de la banque centrale réduisent ces incertitudes et atténuent l'influence exercée par les facteurs politiques. Les incertitudes relatives à l'orientation de la politique monétaire renforcent, toutefois, celles concernant les prix, ce qui donne à penser qu'une plus grande transparence pourrait encore accroître les avantages offerts par les objectifs d'inflation.
Les questions d'efficience ont été au cœur du débat de politique sociale lorsqu'il s'est agi d'examiner les effets possibles de différents systèmes d'imposition et de transferts dans les pays de l'OCDE. Néanmoins, le degré de succès de ces politiques dans le domaine de la lutte contre la pauvreté a aussi fait l'objet d'un intérêt croissant. En utilisant des données micro-économiques pour onze pays de l'OCDE, cet article conclut que la pauvreté, mesurée par des indicateurs simples et globaux, diminue si les transferts nets sont pris en compte. A travers les schémas différents selon les pays, il met en lumière le rôle de trois éléments dans l'atténuation de la pauvreté: l'incidence, l'intensité et l'inégalité des bas revenus.
Ce document résume et analyse les résultats du projet de l'OCDE de comparaison de modèles. Le but de ce projet est de mieux comprendre les différences de coûts de réduction des émissions de dioxyde de carbone que font apparaître six modèles globaux. Pour faciliter ces comparaisons les hypothèses clés et les objectifs de réduction ont été standardisés. Cette étude met en évidence: i) les émissions projetées de dioxyde de carbone d'ici à la fin du siècle prochain et ii) les taxes sur le carbone et les coûts de production en termes de pertes que suppose la réduction de ces émissions.
Jean-Marc Burniaux, Giuseppe Nicoletti et Joaquim Oliveira-Martins
Les modèles d'équilibre général appliqué prennent en compte les décisions des ménages et des entreprises, et peuvent de ce fait appréhender les mécanismes économiques qui relient, au cours de chaque période, la base de ressources disponibles aux émissions anthropiques de CO2. Le Département des Affaires économiques de l'OCDE a élaboré un modèle d'équilibre général appliqué dynamique et global pour chiffrer les effets économiques des mesures visant à réduire les émissions de CO2 dans l'atmosphère. Il s'agit du projet GeneRal Equilibrium ENvironmental model (modèle environnemental d'équilibre général), désigné ci-après comme le modèle GREEN. Cet article présente une vue d'ensemble non technique de la spécification, de la paramétrisation et du calibrage du modèle GREEN. Il complète ainsi les autres études consacrées dans ce même numéro aux résultats de différentes simulations sur ce modèle.
John P. Martin, Jean-Marc Burniaux, Giuseppe Nicoletti et Joaquim Oliveira-Martins
Cette étude présente les résultats de plusieurs simulations effectuées avec le modèle GREEN de l'OCDE conçu pour quantifier les coûts macro-économiques et mondiaux de différents accords internationaux visant à réduire les émissions de dioxyde de carbone (CO2). Elle met en lumière deux aspects particuliers de ces accords. Le premier a trait à la couverture géographique; à cet effet on simule un accord entre les seuls pays de l'OCDE puis on l'étend de manière à englober les actions menées par des pays hors OCDE. Le deuxième point est la quantification des gains de bien-être potentiels qui résulteraient, pour les différents pays et l'économie mondiale dans son ensemble, de la mise en oeuvre d'accords ayant un rapport coût-efficacité satisfaisant, c'est-à-dire d'accords internationaux qui prennent en compte le principe selon lequel les réductions d'émissions doivent être effectuées au moindre coût.
Joaquim Oliveira-Martins, Jean-Marc Burniaux et John P. Martin
Cet article analyse les effets d'une action unilatérale engagée par un pays ou une région pour restreindre ses émissions de CO2: effet de déplacement des émissions vers d'autres pays ("fuites de carbone") et effet de redistribution de l'avantage comparatif sectoriel. Plusieurs simulations ont été effectuées avec le modèle GREEN, avec l'adoption par l'un ou l'autre ou l'ensemble des pays ou régions de I'OCDE d'une taxe sur le carbone visant à stabiliser les émissions aux niveaux de 1990. Les résultats indiquent que l'effet de déplacement des émissions serait limité, ce qui contredit en partie les conclusions d'autres chercheurs. Afin de tester la solidité de ces résultats de GREEN, on a procédé à une analyse de sensibilité au regard des élasticités de l'offre des combustibles fossiles et de l'élasticité-prix des flux d'échanges. Il en ressort principalement que le paramètre déterminant de la taille du taux de fuite de carbone est l'élasticité de l'offre du charbon.
Jean-Marc Burniaux, John P. Martin et Joaquim Oliveira-Martins
Cet article montre l'importance que les distorsions observées sur les marchés de l'énergie pourraient revêtir dans l'élaboration d'une stratégie mondiale de réduction des émissions de CO2. Les gouvernements d'un grand nombre de pays non membres de l'OCDE subventionnent fortement, semble-t-il, la demande d'énergie. L'existence de ces subventions a plusieurs conséquences. Premièrement, leur élimination contribuerait de toute évidence à la mise au point d'un accord international aussi satisfaisant que possible dans les conditions du moment ("no-regrets approach"). Deuxièmement, les coûts économiques pour le monde dans son ensemble d'une réduction des émissions mondiales sont surestimés lorsque les subventions énergétiques des pays non membres de l'OCDE ne sont pas traitées comme des distorsions explicites. Troisièmement, un accord international supposant l'élimination des subventions existantes avant la mise en place de taxes sur le carbone serait pratiquement sans aucun coût pour les pays non membres de l'OCDE considérés dans leur ensemble, aussi longtemps que les réductions des émissions de carbone sont réparties entre les pays de façon efficace par rapport au coût.
Face à la menace de réchauffement planétaire, les taxes sur le carbone, prélevées sur la teneur en carbone des combustibles fossiles, retiennent énormément l'attention, car elles pourraient constituer un instrument économique très efficace pour réduire les émissions de CO2, le principal gaz à effet de serre. On examine tout d'abord dans cet article la structure des prix des combustibles fossiles et des taxes frappant ces combustibles - en faisant le point sur la situation actuelle et les grandes tendances d'évolution - ainsi que la relation entre les prix de l'énergie et les émissions de carbone. On analyse ensuite le coût économique que représente la superposition de taxes sur le carbone aux taxes actuelles sur l'énergie. Enfin, à partir d'un système simple de demande d'énergie, on simule un certain nombre de projets de réforme fiscale, notamment une restructuration de la fiscalité de l'énergie qui consisterait à remplacer les taxes actuelles par une taxe implicite moyenne sur le carbone ou par une taxe combinée sur le carbone et sur l'énergie du type de celle proposée dans le cadre de la Communauté européenne.
Ce document résume et analyse les résultats du projet de l'OCDE de comparaison de modèles. Le but de ce projet est de mieux comprendre les différences de coûts de réduction des émissions de dioxyde de carbone que font apparaître six modèles globaux. Pour faciliter ces comparaisons les hypothèses clés et les objectifs de réduction ont été standardisés. Cette étude met en évidence: i) les émissions projetées de dioxyde de carbone d'ici à la fin du siècle prochain et ii) les taxes sur le carbone et les coûts de production en termes de pertes que suppose la réduction de ces émissions.
Jean-Marc Burniaux, Giuseppe Nicoletti et Joaquim Oliveira-Martins
Les modèles d'équilibre général appliqué prennent en compte les décisions des ménages et des entreprises, et peuvent de ce fait appréhender les mécanismes économiques qui relient, au cours de chaque période, la base de ressources disponibles aux émissions anthropiques de CO2. Le Département des Affaires économiques de l'OCDE a élaboré un modèle d'équilibre général appliqué dynamique et global pour chiffrer les effets économiques des mesures visant à réduire les émissions de CO2 dans l'atmosphère. Il s'agit du projet GeneRal Equilibrium ENvironmental model (modèle environnemental d'équilibre général), désigné ci-après comme le modèle GREEN. Cet article présente une vue d'ensemble non technique de la spécification, de la paramétrisation et du calibrage du modèle GREEN. Il complète ainsi les autres études consacrées dans ce même numéro aux résultats de différentes simulations sur ce modèle.
John P. Martin, Jean-Marc Burniaux, Giuseppe Nicoletti et Joaquim Oliveira-Martins
Cette étude présente les résultats de plusieurs simulations effectuées avec le modèle GREEN de l'OCDE conçu pour quantifier les coûts macro-économiques et mondiaux de différents accords internationaux visant à réduire les émissions de dioxyde de carbone (CO2). Elle met en lumière deux aspects particuliers de ces accords. Le premier a trait à la couverture géographique; à cet effet on simule un accord entre les seuls pays de l'OCDE puis on l'étend de manière à englober les actions menées par des pays hors OCDE. Le deuxième point est la quantification des gains de bien-être potentiels qui résulteraient, pour les différents pays et l'économie mondiale dans son ensemble, de la mise en oeuvre d'accords ayant un rapport coût-efficacité satisfaisant, c'est-à-dire d'accords internationaux qui prennent en compte le principe selon lequel les réductions d'émissions doivent être effectuées au moindre coût.
Joaquim Oliveira-Martins, Jean-Marc Burniaux et John P. Martin
Cet article analyse les effets d'une action unilatérale engagée par un pays ou une région pour restreindre ses émissions de CO2: effet de déplacement des émissions vers d'autres pays ("fuites de carbone") et effet de redistribution de l'avantage comparatif sectoriel. Plusieurs simulations ont été effectuées avec le modèle GREEN, avec l'adoption par l'un ou l'autre ou l'ensemble des pays ou régions de I'OCDE d'une taxe sur le carbone visant à stabiliser les émissions aux niveaux de 1990. Les résultats indiquent que l'effet de déplacement des émissions serait limité, ce qui contredit en partie les conclusions d'autres chercheurs. Afin de tester la solidité de ces résultats de GREEN, on a procédé à une analyse de sensibilité au regard des élasticités de l'offre des combustibles fossiles et de l'élasticité-prix des flux d'échanges. Il en ressort principalement que le paramètre déterminant de la taille du taux de fuite de carbone est l'élasticité de l'offre du charbon.
Jean-Marc Burniaux, John P. Martin et Joaquim Oliveira-Martins
Cet article montre l'importance que les distorsions observées sur les marchés de l'énergie pourraient revêtir dans l'élaboration d'une stratégie mondiale de réduction des émissions de CO2. Les gouvernements d'un grand nombre de pays non membres de l'OCDE subventionnent fortement, semble-t-il, la demande d'énergie. L'existence de ces subventions a plusieurs conséquences. Premièrement, leur élimination contribuerait de toute évidence à la mise au point d'un accord international aussi satisfaisant que possible dans les conditions du moment ("no-regrets approach"). Deuxièmement, les coûts économiques pour le monde dans son ensemble d'une réduction des émissions mondiales sont surestimés lorsque les subventions énergétiques des pays non membres de l'OCDE ne sont pas traitées comme des distorsions explicites. Troisièmement, un accord international supposant l'élimination des subventions existantes avant la mise en place de taxes sur le carbone serait pratiquement sans aucun coût pour les pays non membres de l'OCDE considérés dans leur ensemble, aussi longtemps que les réductions des émissions de carbone sont réparties entre les pays de façon efficace par rapport au coût.
Face à la menace de réchauffement planétaire, les taxes sur le carbone, prélevées sur la teneur en carbone des combustibles fossiles, retiennent énormément l'attention, car elles pourraient constituer un instrument économique très efficace pour réduire les émissions de CO2, le principal gaz à effet de serre. On examine tout d'abord dans cet article la structure des prix des combustibles fossiles et des taxes frappant ces combustibles - en faisant le point sur la situation actuelle et les grandes tendances d'évolution - ainsi que la relation entre les prix de l'énergie et les émissions de carbone. On analyse ensuite le coût économique que représente la superposition de taxes sur le carbone aux taxes actuelles sur l'énergie. Enfin, à partir d'un système simple de demande d'énergie, on simule un certain nombre de projets de réforme fiscale, notamment une restructuration de la fiscalité de l'énergie qui consisterait à remplacer les taxes actuelles par une taxe implicite moyenne sur le carbone ou par une taxe combinée sur le carbone et sur l'énergie du type de celle proposée dans le cadre de la Communauté européenne.
Revue économique No. 19 (hiver 1992)Numéro spécial: Coûts de la réduction des émissions de CO2
Ce document résume et analyse les résultats du projet de l'OCDE de comparaison de modèles. Le but de ce projet est de mieux comprendre les différences de coûts de réduction des émissions de dioxyde de carbone que font apparaître six modèles globaux. Pour faciliter ces comparaisons les hypothèses clés et les objectifs de réduction ont été standardisés. Cette étude met en évidence: i) les émissions projetées de dioxyde de carbone d'ici à la fin du siècle prochain et ii) les taxes sur le carbone et les coûts de production en termes de pertes que suppose la réduction de ces émissions.
Jean-Marc Burniaux, Giuseppe Nicoletti et Joaquim Oliveira-Martins
Les modèles d'équilibre général appliqué prennent en compte les décisions des ménages et des entreprises, et peuvent de ce fait appréhender les mécanismes économiques qui relient, au cours de chaque période, la base de ressources disponibles aux émissions anthropiques de CO2. Le Département des Affaires économiques de l'OCDE a élaboré un modèle d'équilibre général appliqué dynamique et global pour chiffrer les effets économiques des mesures visant à réduire les émissions de CO2 dans l'atmosphère. Il s'agit du projet GeneRal Equilibrium ENvironmental model (modèle environnemental d'équilibre général), désigné ci-après comme le modèle GREEN. Cet article présente une vue d'ensemble non technique de la spécification, de la paramétrisation et du calibrage du modèle GREEN. Il complète ainsi les autres études consacrées dans ce même numéro aux résultats de différentes simulations sur ce modèle.
John P. Martin, Jean-Marc Burniaux, Giuseppe Nicoletti et Joaquim Oliveira-Martins
Cette étude présente les résultats de plusieurs simulations effectuées avec le modèle GREEN de l'OCDE conçu pour quantifier les coûts macro-économiques et mondiaux de différents accords internationaux visant à réduire les émissions de dioxyde de carbone (CO2). Elle met en lumière deux aspects particuliers de ces accords. Le premier a trait à la couverture géographique; à cet effet on simule un accord entre les seuls pays de l'OCDE puis on l'étend de manière à englober les actions menées par des pays hors OCDE. Le deuxième point est la quantification des gains de bien-être potentiels qui résulteraient, pour les différents pays et l'économie mondiale dans son ensemble, de la mise en oeuvre d'accords ayant un rapport coût-efficacité satisfaisant, c'est-à-dire d'accords internationaux qui prennent en compte le principe selon lequel les réductions d'émissions doivent être effectuées au moindre coût.
Joaquim Oliveira-Martins, Jean-Marc Burniaux et John P. Martin
Cet article analyse les effets d'une action unilatérale engagée par un pays ou une région pour restreindre ses émissions de CO2: effet de déplacement des émissions vers d'autres pays ("fuites de carbone") et effet de redistribution de l'avantage comparatif sectoriel. Plusieurs simulations ont été effectuées avec le modèle GREEN, avec l'adoption par l'un ou l'autre ou l'ensemble des pays ou régions de I'OCDE d'une taxe sur le carbone visant à stabiliser les émissions aux niveaux de 1990. Les résultats indiquent que l'effet de déplacement des émissions serait limité, ce qui contredit en partie les conclusions d'autres chercheurs. Afin de tester la solidité de ces résultats de GREEN, on a procédé à une analyse de sensibilité au regard des élasticités de l'offre des combustibles fossiles et de l'élasticité-prix des flux d'échanges. Il en ressort principalement que le paramètre déterminant de la taille du taux de fuite de carbone est l'élasticité de l'offre du charbon.
Jean-Marc Burniaux, John P. Martin et Joaquim Oliveira-Martins
Cet article montre l'importance que les distorsions observées sur les marchés de l'énergie pourraient revêtir dans l'élaboration d'une stratégie mondiale de réduction des émissions de CO2. Les gouvernements d'un grand nombre de pays non membres de l'OCDE subventionnent fortement, semble-t-il, la demande d'énergie. L'existence de ces subventions a plusieurs conséquences. Premièrement, leur élimination contribuerait de toute évidence à la mise au point d'un accord international aussi satisfaisant que possible dans les conditions du moment ("no-regrets approach"). Deuxièmement, les coûts économiques pour le monde dans son ensemble d'une réduction des émissions mondiales sont surestimés lorsque les subventions énergétiques des pays non membres de l'OCDE ne sont pas traitées comme des distorsions explicites. Troisièmement, un accord international supposant l'élimination des subventions existantes avant la mise en place de taxes sur le carbone serait pratiquement sans aucun coût pour les pays non membres de l'OCDE considérés dans leur ensemble, aussi longtemps que les réductions des émissions de carbone sont réparties entre les pays de façon efficace par rapport au coût.
Face à la menace de réchauffement planétaire, les taxes sur le carbone, prélevées sur la teneur en carbone des combustibles fossiles, retiennent énormément l'attention, car elles pourraient constituer un instrument économique très efficace pour réduire les émissions de CO2, le principal gaz à effet de serre. On examine tout d'abord dans cet article la structure des prix des combustibles fossiles et des taxes frappant ces combustibles - en faisant le point sur la situation actuelle et les grandes tendances d'évolution - ainsi que la relation entre les prix de l'énergie et les émissions de carbone. On analyse ensuite le coût économique que représente la superposition de taxes sur le carbone aux taxes actuelles sur l'énergie. Enfin, à partir d'un système simple de demande d'énergie, on simule un certain nombre de projets de réforme fiscale, notamment une restructuration de la fiscalité de l'énergie qui consisterait à remplacer les taxes actuelles par une taxe implicite moyenne sur le carbone ou par une taxe combinée sur le carbone et sur l'énergie du type de celle proposée dans le cadre de la Communauté européenne.
Cet article analyse l'évolution des accords commerciaux régionaux dans le cadre de l'économie mondiale entre 1961 et 1989. Il est manifeste que les accords de ce type et les pays qui y participent sont de plus en plus nombreux et, qu'à l'intérieur des régions concernées, les échanges ont été libéralisés. Cependant, à en juger par l'évolution des importations de quatre groupes de pays de l'OCDE ayant conclu de tels accords (Communauté européenne, AELE, zone de libre-échange Canada-États-Unis et zone économique Australie-Nouvelle-Zélande), il ne semble pas que cette évolution ait entraîné une régionalisation croissante des échanges internationaux. On observe certes une certaine tendance à la polarisation des échanges mondiaux, avec une augmentation de la part des importations intrarégionales en Europe occidentale et dans la région de l'Association des Nations de l'Asie du Sud-Est (ANASE), mais pas en Amérique du Nord. Après avoir fait le point des études consacrées au détournement ou à la création de flux d'échange et à d'autres conséquences de ces évolutions pour les pays tiers, l'auteur examine les incidences des accords commerciaux régionaux sur le système commercial multilatéral.
Face au succès des pays membres du mécanisme de change du SME dans la lutte contre l'inflation, de nombreuses analyses ont tenté de déterminer si la participation au mécanisme contribuait à renforcer la crédibilité de la politique économique. Dans le présent article, nous examinerons les bases analytiques de l'hypothèse de crédibilité, nous passerons en revue les données économétriques pour déterminer si la crédibilité a ou non contribué à une désinflation à moindre coût dans les pays membres du mécanisme de change et nous présenterons des estimations indépendantes des effets possibles de crédibilité depuis 1987. II semble bien que certains effets de crédibilité aient joué sur les marchés financiers pendant la seconde partie des années 80, mais on ne dispose guère d'éléments permettant de conclure que les effets de crédibilité sur les marchés de l'emploi ou des produits ont sensiblement réduit les coûts de la désinflation.
Cet article traite de la mesure de la production non marchande de biens et de services par les ménages, et expose les raisons pour lesquelles il s'agit là d'une question d'importance dans divers domaines de l'analyse économique. La définition de la production dans le Système de comptabilité nationale ONU-OCDE est examinée de même que les différentes méthodes de mesure de la valeur ajoutée par les activités de production non marchande des ménages. Les estimations de la valeur du travail domestique dans plusieurs pays de l'OCDE sont comparées et leur importance au regard des mesures officielles du PIE, de la consommation privée et du revenu disponible des ménages est montrée. En conclusion, des propositions pour des axes de recherches futures sont formulées.
Cet article passe en revue les observations théoriques et empiriques sur la façon dont les économies de marché résolvent les problèmes de déploiement et de performances de la main-d'oeuvre et en tire des enseignements susceptibles d'éclairer la transition économique des pays d'Europe centrale et orientale (PECO). Il traite d'abord du rôle des salaires et des mécanismes concurrentiels du marché du travail dans l'acquisition de compétences et la répartition sectorielle de la main-d'oeuvre. Dans les sections suivantes, il examine les aspects institutionnels de la formation des salaires, le conflit entre les considérations d'efficience et les objectifs de redistribution associés aux salaires et la façon dont les incitations salariales sont utilisées pour améliorer les performances au sein des entreprises. Il porte une attention particulière au problème de la création d'incitations efficaces à l'intention des dirigeants d'entreprises dans les PECO. Il conclut sur la difficulté de mettre en oeuvre des politiques des revenus efficaces pour contrer la menace d'inflation qui pèse sur le processus de transition économique dans les PECO.
La phase initiale de la transition de l'économie planifiée à l'économie de marché a été marquée par une augmentation rapide du chômage en Europe centrale et orientale. Une telle évolution était sans doute inévitable à court terme, mais un chômage élevé et persistant pourrait nuire au consensus social sur lequel s'appuient les réformes en cours. C'est ce risque que tente d'évaluer le présent article, après avoir donné une description générale des marchés du travail dans les pays à économie planifiée et analysé les évolutions intervenues récemment: modification de la structure de l'emploi, développement du secteur privé et caractéristiques des chômeurs. Dans une dernière section, les auteurs examinent quelques-unes des conséquences que l'on peut tirer de cette analyse en ce qui concerne la politique du marché du travail.
Le rythme, l'ampleur et les causes de la dégradation de l'environnement amènent à s'interroger de plus en plus sur l'interaction entre la politique de l'environnement et la politique économique. Les auteurs passent tout d'abord en revue les principaux facteurs qui sont à l'origine d'une utilisation excessive des ressources environnementales en économie de marché, tout en s'attachant aux conséquences qui en découlent sur le plan macro-économique. Ils dressent ensuite un bilan des différents instruments mis en oeuvre pour freiner la dégradation du milieu et font le point sur les informations nécessaires à une politique de l'environnement efficace. Ils évoquent également les options qui s'offrent pour remédier aux aléas des analyses coûts-avantages. Enfin, ils mettent l'accent sur certains aspects essentiels de la coopération internationale, au niveau régional et mondial.
On examinera ici différentes estimations relatives aux incidences macro-économiques de la réduction des émissions de gaz à effet de serre. La plupart des études disponibles sont axées sur des politiques visant à réduire les émissions de CO2 et portent uniquement sur les coûts entraînés par ces politiques. On analysera tout d'abord les facteurs clés qui sous-tendent les scénarios de référence concernant les émissions. On s'intéressera ensuite au coût global des réductions d'émissions, tel qu'il ressort de modèles mondiaux et de modèles nationaux, pour se pencher sur les principaux déterminants qui expliquent les résultats des modèles examinés. Ce document contient également une description succincte d'autres possibilités de réduction des gaz à effet de serre, ainsi que des enseignements plus généraux pour l'élaboration de mesures face à la menace du changement climatique.
Durant la dernière décennie la croissance du stock de capital s'est ralentie dans les pays de l'OCDE, malgré la reprise de la formation brute de capital fixe des entreprises. La crainte d'une pénurie de capital a conduit à s'intéresser de plus en plus aux mesures que pourraient prendre les pouvoirs publics pour stimuler l'investissement. Les éléments présentés dans cet article ne confirment pas les théories traditionnelles de la demande d'investissement, sur lesquelles l'action des pouvoirs publics pourrait se fonder. Il n'existe donc guère de raisons de penser que les incitations mises en place par les pouvoirs publics accéléreront l'accumulation du capital,
Peter Dittus, Paul S. O'Brien et Hans J. Blommestein
La crise de la dette que connaît le tiers monde depuis le début des années 80 a contribué à fragiliser certains segments du système financier de la zone de l'OCDE, a mis un terme au processus de croissance dans bon nombre des pays endettés et a freiné les courants d'échanges à l'échelon régional et mondial. Afin de se faire une idée du rôle que les liaisons internationales entre les grands pays endettés et les pays de l'OCDE ont pu jouer dans l'évolution de l'endettement, on a mis au point des modèles macro-économétriques spécialement conçus à cet effet pour les principales économies d'Amérique latine, puis on a utilisé ces modèles en parallèle avec le système INTERLINK construit par l'OCDE pour analyser l'évolution macro-économique de ses pays membres. On a ainsi mis en évidence les relations entre les indicateurs de la dette et la politique monétaire et budgétaire des pays de l'OCDE, le taux de change et l'évolution des prix, et on a pu apprécier la contribution des facteurs intérieurs et des diverses stratégies globales visant à régler le problème de la dette - notamment par l'apport d'argent frais ou par des accords de réduction de la dette.
Depuis le début des années 60, on constate un certain rapprochement des niveaux de productivité entre les pays de l'OCDE. Ce processus est cependant très irrégulier et difficile à expliquer du point de vue théorique. Dans l'analyse néoclassique de la croissance, le rattrapage se produit spontanément, sous l'effet de la diffusion du progrès technologique et de l'accumulation de capital. Dans cet article, on s'appuie sur les expériences de trois pays d'Europe méridionale pour jeter quelque lumière sur les facteurs en jeu. Il apparaît que le rattrapage n'est pas spontané: l'acquisition de technologie et l'accumulation efficace de capital sont fortement tributaires du degré de développement des mécanismes de marché ainsi que de la qualité des infrastructures sociales et économiques.
La valeur réelle du salaire minimum en France a progressé tout au long des deux dernières décennies, en raison de fréquentes revalorisations. Toutefois, contrairement à ce que l'on observe aux États-Unis, où les relèvements du salaire minimum sont peu fréquents, les études consacrées au marché du travail des jeunes en France n'ont pas permis de mettre en évidence une influence significative du salaire minimum sur l'emploi des jeunes. Cela pourrait notamment s'expliquer par le caractère inadéquat du modèle standard utilisé pour analyser la relation entre le salaire minimum et l'emploi des jeunes. En adoptant une approche différente, on constate que les majorations du salaire minimum entraînent une augmentation des salaires réels des jeunes, alors que l'incidence sur les salaires des adultes est beaucoup plus faible. En revanche, il s'avère très difficile d'obtenir des estimations fiables de l'incidence des salaires réels sur l'emploi des jeunes et des adultes. Les résultats dont on dispose font néanmoins entrevoir des élasticités à long terme de Iémploi des jeunes par rapport au salaire minimum de l'ordre de -0.1 à -0.2, analogues aux chiffres fournis par les études nord-américaines, et de l'ordre de zéro pour l'emploi des adultes.
Le rythme, l'ampleur et les causes de la dégradation de l'environnement amènent à s'interroger de plus en plus sur l'interaction entre la politique de l'environnement et la politique économique. Les auteurs passent tout d'abord en revue les principaux facteurs qui sont à l'origine d'une utilisation excessive des ressources environnementales en économie de marché, tout en s'attachant aux conséquences qui en découlent sur le plan macro-économique. Ils dressent ensuite un bilan des différents instruments mis en oeuvre pour freiner la dégradation du milieu et font le point sur les informations nécessaires à une politique de l'environnement efficace. Ils évoquent également les options qui s'offrent pour remédier aux aléas des analyses coûts-avantages. Enfin, ils mettent l'accent sur certains aspects essentiels de la coopération internationale, au niveau régional et mondial.
On examinera ici différentes estimations relatives aux incidences macro-économiques de la réduction des émissions de gaz à effet de serre. La plupart des études disponibles sont axées sur des politiques visant à réduire les émissions de CO2 et portent uniquement sur les coûts entraînés par ces politiques. On analysera tout d'abord les facteurs clés qui sous-tendent les scénarios de référence concernant les émissions. On s'intéressera ensuite au coût global des réductions d'émissions, tel qu'il ressort de modèles mondiaux et de modèles nationaux, pour se pencher sur les principaux déterminants qui expliquent les résultats des modèles examinés. Ce document contient également une description succincte d'autres possibilités de réduction des gaz à effet de serre, ainsi que des enseignements plus généraux pour l'élaboration de mesures face à la menace du changement climatique.
Durant la dernière décennie la croissance du stock de capital s'est ralentie dans les pays de l'OCDE, malgré la reprise de la formation brute de capital fixe des entreprises. La crainte d'une pénurie de capital a conduit à s'intéresser de plus en plus aux mesures que pourraient prendre les pouvoirs publics pour stimuler l'investissement. Les éléments présentés dans cet article ne confirment pas les théories traditionnelles de la demande d'investissement, sur lesquelles l'action des pouvoirs publics pourrait se fonder. Il n'existe donc guère de raisons de penser que les incitations mises en place par les pouvoirs publics accéléreront l'accumulation du capital,
Peter Dittus, Paul S. O'Brien et Hans J. Blommestein
La crise de la dette que connaît le tiers monde depuis le début des années 80 a contribué à fragiliser certains segments du système financier de la zone de l'OCDE, a mis un terme au processus de croissance dans bon nombre des pays endettés et a freiné les courants d'échanges à l'échelon régional et mondial. Afin de se faire une idée du rôle que les liaisons internationales entre les grands pays endettés et les pays de l'OCDE ont pu jouer dans l'évolution de l'endettement, on a mis au point des modèles macro-économétriques spécialement conçus à cet effet pour les principales économies d'Amérique latine, puis on a utilisé ces modèles en parallèle avec le système INTERLINK construit par l'OCDE pour analyser l'évolution macro-économique de ses pays membres. On a ainsi mis en évidence les relations entre les indicateurs de la dette et la politique monétaire et budgétaire des pays de l'OCDE, le taux de change et l'évolution des prix, et on a pu apprécier la contribution des facteurs intérieurs et des diverses stratégies globales visant à régler le problème de la dette - notamment par l'apport d'argent frais ou par des accords de réduction de la dette.
Depuis le début des années 60, on constate un certain rapprochement des niveaux de productivité entre les pays de l'OCDE. Ce processus est cependant très irrégulier et difficile à expliquer du point de vue théorique. Dans l'analyse néoclassique de la croissance, le rattrapage se produit spontanément, sous l'effet de la diffusion du progrès technologique et de l'accumulation de capital. Dans cet article, on s'appuie sur les expériences de trois pays d'Europe méridionale pour jeter quelque lumière sur les facteurs en jeu. Il apparaît que le rattrapage n'est pas spontané: l'acquisition de technologie et l'accumulation efficace de capital sont fortement tributaires du degré de développement des mécanismes de marché ainsi que de la qualité des infrastructures sociales et économiques.
La valeur réelle du salaire minimum en France a progressé tout au long des deux dernières décennies, en raison de fréquentes revalorisations. Toutefois, contrairement à ce que l'on observe aux États-Unis, où les relèvements du salaire minimum sont peu fréquents, les études consacrées au marché du travail des jeunes en France n'ont pas permis de mettre en évidence une influence significative du salaire minimum sur l'emploi des jeunes. Cela pourrait notamment s'expliquer par le caractère inadéquat du modèle standard utilisé pour analyser la relation entre le salaire minimum et l'emploi des jeunes. En adoptant une approche différente, on constate que les majorations du salaire minimum entraînent une augmentation des salaires réels des jeunes, alors que l'incidence sur les salaires des adultes est beaucoup plus faible. En revanche, il s'avère très difficile d'obtenir des estimations fiables de l'incidence des salaires réels sur l'emploi des jeunes et des adultes. Les résultats dont on dispose font néanmoins entrevoir des élasticités à long terme de Iémploi des jeunes par rapport au salaire minimum de l'ordre de -0.1 à -0.2, analogues aux chiffres fournis par les études nord-américaines, et de l'ordre de zéro pour l'emploi des adultes.
Andrew Dean, Martine Durand, John Fallon et Peter Hoeller
Les taux d'épargne nationaux sont généralement plus bas aujourd'hui que dans les années 60 ou 70. Cet article retrace d'abord les évolutions de l'épargne et de l'investissement observées dans les pays de l'OCDE, aux plans national et international, depuis les années 60. Il présente ensuite une analyse des diverses tendances sectorielles de l'épargne et les met en relation. On constate en effet d'importants phénomènes de compensation entre l'épargne publique et l'épargne privée et, au sein du secteur privé, entre l'épargne des entreprises et celle des ménages, de sorte que l'épargne nationale et Iëpargne privée apparaissent plus stables que leurs composantes respectives. Les auteurs se sont notamment intéressés
aux facteurs qui expliquent l'instabilité de l'épargne des ménages que l'on peut observer dans certains pays depuis quelques années.
Cette étude présente une analyse empirique des informations apportées par la structure des taux d'intérêt sur l'évolution future de l'inflation. La relation entre la structure des échéances et l'évolution future du taux d'inflation y est testée pour six grands pays de l'OCDE, sur des données mensuelles. Les tests effectués révèlent que cette structure a effectivement un pouvoir prédictif considérable, notamment si l'on considère les taux les plus courts. En revanche, à une exception près, cette propriété s'estompe ou disparaît complètement lorsqu'on considère les taux associés à des échéances de plus en plus longues. On peut donc penser que l'évolution de la structure des échéances, pour les taux longs, reflète surtout les changements qui interviennent dans la structure des taux d'intérêt réels (ex post).
En Europe comme en Amérique du Nord, l'opinion publique est de plus en plus favorable à une politique industrielle visant à encourager l'entrée d'entreprises nationales dans de nouveaux secteurs d'activité, principalement ceux qui sont fondés sur la technologie et qui utilisent une forte proportion de personnel qualifié. De récents travaux d'analyse ont tenté d'identifier les caractéristiques des industries modernes et d'apprécier en conséquence les arguments militant en faveur d'une politique de soutien de la part du gouvernement. On passera ici en revue un certain nombre de considérations économiques qui pourraient justifier une politique industrielle active. Ces considérations sont fondées sur l'importance présumée que revêtent, dans l'environnement concurrentiel actuel, les économies d'échelle, l'apprentissage, les externalités résultant de la R-D, l'expérience en matière de production, la formation en cours d'emploi, les interactions au niveau de la demande et les imperfections des marchés de capitaux et de produits imputables aux asymétries de l'information. Dans chaque cas, on évaluera les fondements logiques des arguments en faveur d'une intervention de l'Etat et on analysera les données empiriques s'y rapportant avant de tenter de déterminer la forme que cette intervention publique devrait prendre lorsqu'elle paraît justifiée.
Depuis une dizaine d'années, les politiques économiques s'inscrivent davantage dans un cadre à moyen terme. De ce point de vue, la production potentielle peut jouer un rôle utile en tant qu'indicateur synthétique de l'offre globale, et c'est du reste ce à quoi elle sert dans les prévisions à moyen terme de l'OCDE. Cet article a un triple objectif: i) expliquer la méthode utilisée par l'OCDE pour calculer la production potentielle, ii) présenter, pour les sept grands pays, des estimations de la production potentielle et du taux d'utilisation des capacités, et iii) faire apparaître certains des effets qu'une accélération de la croissance de la productivité et de la production potentielle pourrait avoir sur la performance macroéconomique.
L'investissement résidentiel représente un faible pourcentage du PNB dans les grands pays de l'OCDE, mais il varie très fortement selon la conjoncture. On passera en revue dans cet article toute une série d'études empiriques récentes consacrées à ce type d'investissement avant de présenter l'ensemble d'équations estimées pour les sept grands pays de l'OCDE dans le cadre du modèle INTERLINK. Les estimations obtenues en recourant à une méthode uniforme d'ajustement de stock apparaissent raisonnables, malgré de profondes disparités institutionnelles.
Andrew Dean, Martine Durand, John Fallon et Peter Hoeller
Les taux d'épargne nationaux sont généralement plus bas aujourd'hui que dans les années 60 ou 70. Cet article retrace d'abord les évolutions de l'épargne et de l'investissement observées dans les pays de l'OCDE, aux plans national et international, depuis les années 60. Il présente ensuite une analyse des diverses tendances sectorielles de l'épargne et les met en relation. On constate en effet d'importants phénomènes de compensation entre l'épargne publique et l'épargne privée et, au sein du secteur privé, entre l'épargne des entreprises et celle des ménages, de sorte que l'épargne nationale et Iëpargne privée apparaissent plus stables que leurs composantes respectives. Les auteurs se sont notamment intéressés
aux facteurs qui expliquent l'instabilité de l'épargne des ménages que l'on peut observer dans certains pays depuis quelques années.
Cette étude présente une analyse empirique des informations apportées par la structure des taux d'intérêt sur l'évolution future de l'inflation. La relation entre la structure des échéances et l'évolution future du taux d'inflation y est testée pour six grands pays de l'OCDE, sur des données mensuelles. Les tests effectués révèlent que cette structure a effectivement un pouvoir prédictif considérable, notamment si l'on considère les taux les plus courts. En revanche, à une exception près, cette propriété s'estompe ou disparaît complètement lorsqu'on considère les taux associés à des échéances de plus en plus longues. On peut donc penser que l'évolution de la structure des échéances, pour les taux longs, reflète surtout les changements qui interviennent dans la structure des taux d'intérêt réels (ex post).
En Europe comme en Amérique du Nord, l'opinion publique est de plus en plus favorable à une politique industrielle visant à encourager l'entrée d'entreprises nationales dans de nouveaux secteurs d'activité, principalement ceux qui sont fondés sur la technologie et qui utilisent une forte proportion de personnel qualifié. De récents travaux d'analyse ont tenté d'identifier les caractéristiques des industries modernes et d'apprécier en conséquence les arguments militant en faveur d'une politique de soutien de la part du gouvernement. On passera ici en revue un certain nombre de considérations économiques qui pourraient justifier une politique industrielle active. Ces considérations sont fondées sur l'importance présumée que revêtent, dans l'environnement concurrentiel actuel, les économies d'échelle, l'apprentissage, les externalités résultant de la R-D, l'expérience en matière de production, la formation en cours d'emploi, les interactions au niveau de la demande et les imperfections des marchés de capitaux et de produits imputables aux asymétries de l'information. Dans chaque cas, on évaluera les fondements logiques des arguments en faveur d'une intervention de l'Etat et on analysera les données empiriques s'y rapportant avant de tenter de déterminer la forme que cette intervention publique devrait prendre lorsqu'elle paraît justifiée.
Depuis une dizaine d'années, les politiques économiques s'inscrivent davantage dans un cadre à moyen terme. De ce point de vue, la production potentielle peut jouer un rôle utile en tant qu'indicateur synthétique de l'offre globale, et c'est du reste ce à quoi elle sert dans les prévisions à moyen terme de l'OCDE. Cet article a un triple objectif: i) expliquer la méthode utilisée par l'OCDE pour calculer la production potentielle, ii) présenter, pour les sept grands pays, des estimations de la production potentielle et du taux d'utilisation des capacités, et iii) faire apparaître certains des effets qu'une accélération de la croissance de la productivité et de la production potentielle pourrait avoir sur la performance macroéconomique.
L'investissement résidentiel représente un faible pourcentage du PNB dans les grands pays de l'OCDE, mais il varie très fortement selon la conjoncture. On passera en revue dans cet article toute une série d'études empiriques récentes consacrées à ce type d'investissement avant de présenter l'ensemble d'équations estimées pour les sept grands pays de l'OCDE dans le cadre du modèle INTERLINK. Les estimations obtenues en recourant à une méthode uniforme d'ajustement de stock apparaissent raisonnables, malgré de profondes disparités institutionnelles.
Revue économique No. 13 (hiver 1989)Numéro spécial: La modélisation des conséquences des politiques agricoles
Les équivalents subvention à la production et à la consommation (ESP/ESC) sont les principaux indicateurs du niveau de l'aide à l'agriculture dans les pays de l'OCDE. L'analyse qui suit est consacrée à la définition et à la mesure de I'ESP et de l'ESC tels qu'ils sont utilisés dans les travaux de l'OCDE. Outre la méthode de l'ESP/ESC, il existe plusieurs techniques de mesure de l'aide, qui sont passées en revue rapidement. Les effets des variations des taux de change et la prise en compte des mesures de contrôle de l'offre font l'objet d'une analyse spéciale, car il s'agit là d'aspects essentiels pour l'interprétation et l'utilisation des résultats lors du suivi de la réforme de la politique agricole et au cours des négociations commerciales. En conclusion, il apparaît que l'ESP/ESC constitue un bon instrument d'analyse, et qu'il est modifié en permanence en fonction des besoins des décideurs.
Le modèle MTM est un modèle agricole mondial, statique et comparatif, d'équilibre partiel et à moyen terme, comprenant 11 modèles par pays reliés par les échanges. Il a pour but d'évaluer l'incidence au niveau national et international d'une réduction de l'aide en faveur des productions agricoles, mesurée au moyen des ESP et des ESC. II a permis récemment d'étudier cette incidence sur les intrants, le revenu net agricole, les pays en développement et certaines politiques agricoles spécifiques.
Jean-Marc Burniaux, François Delorme, Ian Lienert et John P. Martin
Cet article présente sous l'angle méthodologique le modèle WALRAS, mis au point par l'OCDE pour quantifier les effets macroéconomiques et mondiaux des politiques agricoles dans les pays Membres de l'OCDE. Le modèle WALRAS est un modèle multisectoriel d'équilibre général appliqué qui intègre complètement les principaux pays/régions de l'OCDE participant aux échanges de produits agricoles. Cet article décrit la structure analytique du modèle et rend compte, sous forme de diagrammes, des principaux mécanismes économiques qui entrent en jeu. On y trouvera également tous les renseignements utiles sur les données et les valeurs des paramètres utilisées pour calibrer le modèle.
Les pays de l'OCDE appliquent des politiques agricoles complexes, qui englobent des mesures de soutien des prix, de transfert des revenus, de contrôle aux frontières et de réglementation de l'offre intérieure. A partir des ESP/ESC et d'informations connexes, cet article donne une estimation chiffrée de ces politiques en identifiant les différents instruments de politique économique qui sont, par la suite, introduits dans le modèle WALRAS. L'analyse montre que les taxes à l'importation et les subventions à l'exportation jouent un rôle particulièrement important au Japon et dans la CEE tandis qu'au Canada et aux États-Unis, les aides à l'agriculture prennent surtout la forme de mesures de soutien de la production nationale.
John P. Martin, Jean-Marc Burniaux, François Delorme, Ian Lienert et Dominique van der Mensbrugghe
Cet article présente les résultats de divers scénarios obtenus à l'aide d'un modèle d'équilibre général appliqué mis au point par l'OCDE, le modèle WALRAS. Il s'agit de chiffrer l'incidence à long terme des politiques agricoles des pays de l'OCDE sur la répartition des ressources entre les activités agricoles et non agricoles, le rendement des facteurs, le volume et les prix des échanges et le bien-être économique. Ces résultats montrent que le soutien accordé actuellement à l'agriculture dans les pays de l'OCDE est coûteux, tant pour ces pays que pour le reste du monde. Cet article analyse également quelques politiques alternatives mettant en lumière certains aspects du débat actuel au sujet de la réforme des politiques agricoles.
Dominique van der Mensbrugghe, John P. Martin et Jean-Marc Burniaux
Cet article fournit une évaluation de la fiabilité des résultats des simulations effectuées avec le modèle WALRAS. Il présente une analyse de la sensibilité de ces résultats à une modification de la spécification du modèle et des valeurs des principaux paramètres exogènes. Aucune des trois modifications de spécification étudiées n'entraîne de grand changement dans les résultats. En revanche, l'analyse montre que les élasticités de la demande d'importation et d'exportation sont les paramètres exogènes les plus déterminants du modèle WALRAS. Il apparaît toutefois que l'hypothèse selon laquelle une libéralisation de l'agriculture devrait entraîner une amélioration du revenu réel reste tout à fait valable, même pour des
valeurs très différentes des élasticités des échanges.
Cet article présente WALRAS-SE, une version du modèle WALRAS calibrée sur les données canadiennes et qui incorpore des économies d'échelle et de la concurrence imparfaite. Les auteurs esquissent d'abord les aspects théoriques que ces hypothèses impliquent et décrivent comment le modèle prend en compte deux hypothèses alternatives quant à la stratégie de prix suivie par les producteurs en concurrence imparfaite. WALRAS-SE est ensuite exploité pour évaluer les effets macro-économiques d'une libéralisation agricole unilatérale se rapportant aux niveaux de protection de la période 1986-88. Enfin, les résultats apportent des informations sur la relation critique qui lie la structure des aides et la localisation sectorielle des économies d'échelle.
Le soutien à l'agriculture coûte chaque année aux pays de l'OCDE 72 milliards de dollars EU. Toutefois, on prétend fréquemment qu'il ne s'agit pas d'un gaspillage mais plutôt du juste prix à payer pour un certain nombre d'objectifs dits "non économiques", comme, par exemple, la prospérité des communautés rurales et le renforcement de la sécurité nationale. Ce document analyse ces objectifs et leurs liens avec la politique agricole. Il en ressort trois conclusions: premièrement, les objectifs dits "non économiques" sont, en réalité, économiques; deuxièmement, ils peuvent donc faire l'objet d'une évaluation quantitative et d'une analyse économique; troisièmement, les formes actuelles de soutien à l'agriculture sont peut-être des moyens inefficaces pour atteindre ces objectifs.
Cet article fait le point des recherches empiriques récentes sur les avantages de la libéralisation des échanges en cas de concurrence imparfaite et d'économies d'échelle. Il passe en revue les études fondées sur des modèles d'équilibre général ainsi qu'un grand nombre de recherches reposant sur le concept d'équilibre partiel. La première conclusion d'ensemble que l'on peut tirer des études examinées est que les gains de pouvoir d'achat qu'elles permettent de calculer à l'échelon national sont généralement de deux à trois fois plus importants que ceux qui ont été estimés dans l'hypothèse d'une concurrence parfaite. La seconde est que les contraintes d'ajustement qui résultent de la libéralisation des échanges sont beaucoup plus fortes qu'on ne le pense généralement et dépassent les estimations qui ont pu être faites à l'aide des modèles traditionnels.
Le vieillissement démographique dans la zone de l'OCDE aura sans aucun doute des répercussions sur les marchés du travail et les marchés de produits ainsi que sur le taux d'épargne et le taux d'accumulation de capital de l'économie dans chaque pays. Il aura aussi pour effet de peser de plus en plus lourdement sur les finances publiques à mesure qu'augmentera la part de la production future affectée, par voie de transferts, à la fraction importante de la population qui est à la charge de la collectivité. Cette étude examine certains des effets que pourrait avoir le vieillissement et s'attache en particulier à son incidence sur le financement des retraites publiques au Japon, en République fédérale d'Allemagne, en Suède et aux Etats-Unis. Le relèvement de l'âge de la retraite et la réduction des taux de remplacement dans l'avenir pourraient contribuer à alléger les tensions sur les finances publiques. Le recours à la capitalisation faciliterait aussi la transition.
Alan J. Auerbach, Lauence J. Kotlikoff, Robert P. Hagemann et Giuseppe Nicoletti
Les changements démographiques, et notamment le vieillissement de la population, ont de nombreuses retombées qui influent sur la viabilité des politiques budgétaires nationales. Cet article examine, à l'aide d'un modèle dynamique d'équilibre général comprenant plusieurs générations qui se chevauchent, les conséquences macroéconomiques et budgétaires du vieillissement démographique dans quatre pays de l'OCDE: le Japon, la République fédérale d'Allemagne, la Suède et les Etats-Unis. Un des principaux enseignements qui se dégagent de cette étude est que la prise en compte des ajustements induits par le principe de l'équilibre général atténue les effets défavorables sur le bien-être social de l'accroissement des rapports de dépendance économique. Il n'en reste pas moins que les coûts sociaux qui en découlent et leur répartition entre générations risquent, dans certains cas, d'être source de sérieux problèmes pour les pouvoirs publics.
Cet article traite des possibles retombées macroéconomiques d'une concurrence accrue sur les marchés des produits et du travail, en examinant comment réagiraient les quatre plus grandes économies européennes si le degré de flexibilité des prix et des salaires y était le même qu'aux Etats-Unis. Les principaux résultats, fondés sur des simulations réalisées avec le modèle INTERLINK, montrent que : a) une action de relance budgétaire a des conséquences inflationnistes plus marquées et un effet de stimulation moins prononcé sur la production lorsque la flexibilité est plus grande; b) en cas de choc extérieur défavorable sur l'offre, une plus grande flexibilité contribue à stabiliser les prix et à minimiser les pertes de production, mais, en fonction, pour certains pays, de l'orientation de la politique monétaire et du régime de taux de change.
Au cours des dix dernières années, nombre de pays ont pris des mesures pour libéraliser des secteurs jusque-là réglementés et privatiser des entreprises sous contrôle public. L'auteur décrit cette évolution en s'attachant spécialement aux secteurs des transports et des télécommunications et examine les considérations théoriques qui ont motivé ce changement d'orientation de l'action gouvernementale. Il fait valoir que la réglementation des prix, les restrictions imposées à l'entrée dans certaines branches et le fait que certaines entreprises soient la propriété de l'Etat aboutissent souvent à des inefficiences qui amoindrissent sérieusement les gains de " bien-être " que l'on pourrait attendre de ces dispositions. Il constate aussi que l'on a parfois réglementé des marchés qui, livrés à eux-mêmes, auraient fonctionné au mieux de l'efficience économique malgré la concentration des structures de production.
Le Système de Comptabilité Nationale des Nations Unies définit un certain nombre d'agrégats, comme le revenu, la production, l'épargne et l'investissement, qui constituent les concepts de base de la macroéconomie. Des statisticiens et des économistes appartenant à des administrations nationales et à des organisations internationales se sont lancés dans un réexamen du SCN actuel, qui date d'une vingtaine d'années. Ce réexamen a pour principal objet de mettre à jour le SCN en tenant compte des évolutions quis ont intervenues sur le plan institutionnel au cours des deux dernières décennies, mais il touche aussi certaines questions fondamentales comme la distinction entre les opérations courantes et les opérations en capital, l'épuisement des ressources naturelles et la délimitation de la production économique.
A. Steven Englander, Robert Evenson and Masaharu Hanazaki
Comment peut-on interpréter l'évolution du rythme de l'innovation dans les années 70? Cet article présente un certain nombre d'éléments - demandes et prises de brevets, résultats de régressions, données boursières - qui incitent à penser que le rythme de l'innovation s'est ralenti dans la plupart des branches d'activité au cours de cette période en dépit d'une progression remarquable dans certains secteurs, comme celui des technologies de l'information. Cette décélération pourrait expliquer en partie le fléchissement observé de la productivité totale des facteurs (PTF). L'accélération du rythme de l'innovation qui semble s'être produite au début des années 80 pourrait contribuer a une reprise de la croissance de la PTF au cours des années à venir.
Des inquiétudes sur la "soutenabilité" des politiques budgétaires dans plusieurs pays Membres de l'OCDE ont soulevé beaucoup d'intérêt dans l'hypothèse que la consommation privée serait influencée par l'anticipation d'éventuelles restrictions budgétaires. Cet article analyse l'incidence des "anticipations budgétaires" sur la consommation dans huit pays Membres de l'OCDE. Des estimations sont faites d'un système de demande dynamique composé de biens durables et non durables, basé sur un modèle cycle-de-vie étendu comprenant les anticipations budgétaires. Ces résultats suggèrent: i) que le prélèvement fiscal dû à l'inflation est correctement anticipé par les ménages; et ii) que, quoique la neutralité totale de la dette publique puisse généralement être exclue, des hausses d'impôts anticipées peuvent avoir un effet négatif sur
la consommation, tandis que la dette publique augmente rapidement.
La désinflation des années 80 constitue l'un des succès marquants de la politique macro-économique menée dans les pays de l'OCDE. Après avoir examiné l'évolution générale des prix entre 1980 et 1987, les auteurs recensent et quantifient les principaux facteurs de la désinflation. A partir de simulations effectuées au moyen du modèle INTERLINK de l'OCDE, ils analysent les causes essentielles de l'amélioration des performances en matière d'inflation. Cette approche globale permet de constater que les politiques monétaires restrictives mises en œuvre entre 1980 et 1983 ont joué un rôle prépondérant pour le retour à des niveaux de prix plus stables dans la zone de l'OCDE. En outre, la baisse des prix du pétrole a largement contribué au processus de désinflation en le renforçant après 1985.
Cet article analyse dans quelle mesure les difficultés croissantes d'ajustement du marché du travail sont responsables du niveau élevé du chômage, notamment en Europe. Après avoir passé en revue et écarté plusieurs explications fondées sur l'offre, l'auteur se concentre sur les effets de l'évolution des décisions de recrutement des employeurs. A son avis, la réticence à embaucher dont font preuve les employeurs européens est liée a des circonstances économiques et institutionnelles spécifiques, telles que la compression de l'éventail des salaires et l'accentuation des incertitudes concernant l'évolution de la production, qui ont modifié les éléments d'incitation à embaucher. II met en évidence a la fois le développement d'une attitude générale de réticence a l'embauche et des effets spécifiques liés à ces éléments d'incitation dans certains pays.
Cet article rassemble un certain nombre d'éléments permettant d'apprécier l'importance des barrières commerciales non tarifaires qui existent dans les pays de l'OCDE, en s'appuyant sur une analyse de données temporelles transversales groupées pour plusieurs pays. La méthode suivie consiste à estimer la part que devraient "normalement" représenter les importations dans le PIB des différents pays de l'OCDE et à calculer les écarts entre ces valeurs moyennes et les valeurs effectivement observées. Pour mesurer les barrières commerciales naturelles (distance et coûts de transport), on a procédé à des estimations économétriques d'une relation entre les marges caf-fob et les distances. Avant de conclure, on examinera la question de la sous-importation qui caractérise plus particulièrement certains sous-secteurs des importations totales.
La croissance de la productivité totale des facteurs (PTF) s'est ralentie dans la zone de l'OCDE, son rythme étant passé d'un peu moins de 3 pour cent par an dans les années 60 aux alentours de 0.5 pour cent dans les années 80. Ce ralentissement a entraîné non seulement une moindre élévation des niveaux de vie, mais aussi, indirectement, une augmentation des tensions inflationnistes et des taux de chômage. Cet article montre que le fléchissement de l'accumulation du capital, la réduction des taux d'utilisation des capacités, la diminution des possibilités de transfert et de rattrapage technologiques et, peut-être, un rythme moins soutenu d'innovation technologique figurent au nombre des facteurs macroéconomiques et structurels qui sont à l'origine du ralentissement des gains de PTF.
Cet article rend compte des développements apportés récemment au modèle macro-économique international de l'OCDE, INTERLINK, des conséquences qui en découlent pour ses propriétés de simulation et pour les principales relations qu'il incorpore. II constitue donc une mise a jour des informations présentées dans de précédentes études de l'OCDE concernant les liaisons économiques internationales et, plus particulièrement, le modèle INTERLINK.
On examine ici les développements récemment intervenus dans la théorie des indices et leurs conséquences pour la mesure de l'inflation et de la croissance. On constate que les formules d'indices de prix et de volume généralement utilisées dans la plupart des pays ne sont que des pis-aller sur le plan théorique, de sorte que leurs variations ne devraient pas être interprétées de façon trop littérale. Un consensus semble se dégager parmi les spécialistes des indices en faveur des indices-chaînes, bien que la pratique en soit encore très limitée. L'article s'efforce de mettre en lumière les propriétés des indices-chaînes et présente également un nouveau type de formule d'enchaînement.
Quel cours différent l'économie mondiale aurait-elle pu suivre dans les années 80 sans le déficit considérable de la balance courante américaine? Cet article examine ainsi une version de l'histoire récrite "en contre-épreuve" où le niveau de l'épargne publique et privée aux Etats-Unis et les taux de change contre dollar restent à peu près ce qu'ils ont été dans les dernières années 70, pour conclure que l'évolution macro-économique de la zone de l'OCDE n'aurait pas été nettement meilleure et que, si les tensions engendrées par le déséquilibre extérieur des Etats-Unis eussent été moindres, les déséquilibres existant en Europe auraient sans doute donné naissance à d'autres tensions.
Robert P . Hagemannn, Brian R . Jones et R . Bruce Montador
Cette étude traite de la réforme fiscale dans les pays Membres de l'OCDE. En premier lieu, elle rappelle les raisons de cette réforme. Parmi celles-ci figurent des considérations d'efficience économique, mais aussi (et parfois de façon primordiale) le manque d'équité du système en vigueur. Ensuite, sont examinés les multiples contraintes auxquelles les autorités sont confrontées quand elles tentent de réformer la fiscalité (les conflits inévitables entre efficience économique et équité, la poursuite d'objectifs autres que la seule perception de recettes, etc.), et les moyens dont elles peuvent disposer pour les atténuer. Enfin, l'étude présente les modifications réalisées à ce jour dans la fiscalité des pays Membres, sans omettre les problèmes en suspens.
Quels sont les effets des politiques agricoles des pays de l'OCDE sur le bien-être économique de ces pays? L'article commence par définir un cadre conceptuel pour l'évaluation de l'incidence des politiques protectionnistes sur le bien-être économique global, puis il passe en revue seize études récentes - allant de l'analyse simple d'un seul secteur ou modèle complexe d'équilibre général - qui se sont efforcées de chiffrer le coût social des politiques agricoles au Japon, aux Etats-Unis et dans la CEE. Après un examen des aspects connexes de la politique agricole, et en particulier des considérations de sécurité nationale et de répartition et de stabilisation des revenus, l'article parvient à la conclusion qu'une réforme de la politique agricole présenterait, sur le plan économique, des avantages considérables.
Sous l'effet des innovations rapides que connaît le secteur financier et de l'assouplissement des réglementations qui le régissent, les entraves qui cloisonnaient jusqu'à présent les marchés, tant sur le plan national qu'international, s'estompent. Les instruments négociés sur les marchés secondaires offrent plus de souplesse et de diversité, tandis que dans nombre de domaines la concurrence, auparavant restreinte, est devenue très intense. Cette étude examine dans quelle mesure ces profondes mutations sont susceptibles d'amplifier l'éventualité de crises des marchés financiers et analyse les formes que celles-ci pourraient prendre. La conclusion en tire les implications pour le rôle du prêteur en dernier ressort, et pour celui d'autres parades de caractère institutionnel, dans la prévention ou le traitement futurs de tels désordres.
Le taux de change est une des variables économiques les plus importantes, mais il s'est avéré difficile d'en expliquer les fluctuations. Cette difficulté tient notamment à ce que le poids relatif des divers déterminants des taux de change, taux d'intérêt et solde de la balance des paiements, par exemple, ne cesse de se modifier au fil du temps. Cet article s'efforce d'expliquer les fluctuations du taux de change à l'aide d'un modèle comportant un terme représentatif de la prime de risque et des paramètres qui varient sous l'effet de l'évolution structurelle des marchés internationaux de capitaux. Les résultats obtenus montrent que le facteur risque joue un grand rôle et que celui des écarts de taux d'intérêt réels a pris une importance croissante ces dernières années.
Cet article explique de quelle manière le système d'indicateurs avancés de l'OCDE est construit: choix des cycles de référence, sélection de séries d'indicateurs, identification des points de retournement, estimation de la tendance et combinaison des séries pour obtenir les indicateurs composites. La capacité des indicateurs composites à prévoir les points de retournement du cycle de la production industrielle est évaluée, d'une part, sur la base de l'ensemble de données plus limité qui était effectivement disponible lors de la première publication des indicateurs. Une dernière section analyse la capacité des indicateurs composites à prévoir l'ampleur des évolutions en volume.
Cet article fait le point sur les problèmes méthodologiques qui se posent lors de l'élaboration d'indicateurs de compétitivité internationale et fournit quelques éléments d'évaluation. Dans ce contexte, les mesures de la compétitivité calculées par l'OCDE sont présentées et comparées à celles publiées par d'autres organismes. Cette comparaison met en évidence l'importance des aspects d'ordre conceptuel sous-jacents à la construction de tels indicateurs et permet de définir leurs domaines de validité respectifs. Plusieurs indicateurs représentatifs de phénomènes de la concurrence particuliers sont ensuite présentés et, à titre illustratif, des exemples d'utilisation possible sont donnés, montrant l'intérêt de ces mesures, en particulier pour l'analyse des échanges entre les pays.
L'OCDE a publié récemment une nouvelle série de parités de pouvoir d'achat (PPA) de référence pour vingt-deux pays Membres sur la base des statistiques de prix et de dépenses pour 1985. La série inclut quatre pays (l'Australie, la Nouvelle-Zélande, la Suède et la Turquie) pour lesquels les PPA n'avaient pas été estimées jusqu'ici. Cette note a pour but de présenter les nouvelles PPA et d'expliquer en quoi elles diffèrent des estimations de référence pour 1980. Elle contient aussi une brève analyse des utilisations des PPA et une courte description de la manière dont celles-ci ont été mesurées. Dans la dernière section, on trouvera quelques estimations pour 1986 et 1987.
L'introduction de l'algorithme de résolution et les capacités croissantes des ordinateurs ont rendu possible le développement de modèles complexes d'équilibre général et leur utilisation dans l'analyse des questions de politique économique. Cet article présente une revue des modèles appliqués d'équilibre général et analyse les avantages et les faiblesses quant à leurs applications pour la politique économique. Ensuite sont discutés les efforts en cours pour améliorer les modèles existants et élargir leur champ d'application. L'article conclut que les modèles d'équilibre général sont indispensables pour déterminer de manière cohérente les effets à long terme d'un certain nombre de mesures importantes de politique économique (par exemple les réformes fiscales), mais que certains des principaux aspects de la réalité économique restent à incorporer ces modèles.
Michael J. McKee, Jacob J.C. Visser et Peter G. Saunders
Le souci de cerner les effets de la fiscalité sur les incitations à travailler, à recruter, à épargner et à investir a attiré l'attention des décideurs publics sur les taux marginaux d'imposition. L'article qui suit présente, à titre d'illustration, certaines estimations des taux marginaux d'imposition globale des facteurs de production dans la plupart des pays de l'OCDE. Ces taux influent sur deux couples connexes de décisions: celles qui concernent l'offre et la consommation de travail et celles qui déterminent l'épargne et l'investissement (offre et demande de capital). L'expression "imposition globale" signifie que l'on a tenté d'appréhender l'incidence sur ces couples de décisions de tous les prélèvements opérés par l'ensemble des administrations.
Jean-Claude Chouraqui, Brian Jones et Robert Bruce Montador
Cet article examine les problèmes posés par l'accroissement rapide de la dette publique par rapport au PNB dans la plupart des pays Membres de l'OCDE au cours des dernières années. L'évolution de la dette publique est également analysée dans l'optique plus large de l'ensemble des actifs et passifs du secteur public. A cet égard, il ressort notamment que les engagements futurs des administrations au titre des retraites influencent sensiblement les perspectives de la dette publique dans plusieurs pays. L'article étudie ensuite dans quelle mesure des changements affectant la situation économique et l'orientation de la politique budgétaire peuvent influer sur le profil de la dette publique. Il apprécie enfin les conséquences liées à l'existence de niveaux élevés et croissants de la dette publique.
On étudiera ici les liaisons économiques entre la situation de quelques pays en développement lourdement endettés et la conjoncture dans la zone de l'OCDE à l'aide d'un modèle qui établit une relation entre la dette des pays en développement et les variations de divers paramètres clés dans les pays de l'OCDE: taux de croissance, prix, taux d'intérêt, etc. On examinera notamment, sur la base de certaines hypothèses concernant la conjoncture économique mondiale, la manière dont les ratios financiers de certains groupes de pays débiteurs pourraient évoluer au cours des cinq prochaines années. Des simulations partant d'hypothèses différentes permettront d'évaluer l'importance des liaisons étudiées et la sensibilité des pays endettés à l'évolution de la situation dans les économies de l'OCDE.
Cette étude analyse les rapports d'évaluation (q de Tobin) dans neuf pays. Le q de Tobin traduit les anticipations de rentabilité du marché et est un indicateur des taux de profit pur anticipés sur le stock de capital existant. Depuis 1982, les marchés boursiers se sont sensiblement redressés. En 1985, les valeurs du q de Tobin retrouvaient presque leur niveau de 1974 et approchaient la valeur symbolique de l'unité. On s'interroge sur la pertinence théorique et conceptuelle de q ainsi que sur les limites imposées par les données et les systèmes de mesure. La dette réelle et les coûts de financement des fonds propres sont analysés à la lumière d'un marché boursier en pleine ébullition. Sont aussi mises en évidence les implications sur l'investissement de l'important redressement des valeurs de q constaté récemment.
L'introduction de l'algorithme de résolution et les capacités croissantes des ordinateurs ont rendu possible le développement de modèles complexes d'équilibre général et leur utilisation dans l'analyse des questions de politique économique. Cet article présente une revue des modèles appliqués d'équilibre général et analyse les avantages et les faiblesses quant à leurs applications pour la politique économique. Ensuite sont discutés les efforts en cours pour améliorer les modèles existants et élargir leur champ d'application. L'article conclut que les modèles d'équilibre général sont indispensables pour déterminer de manière cohérente les effets à long terme d'un certain nombre de mesures importantes de politique économique (par exemple les réformes fiscales), mais que certains des principaux aspects de la réalité économique restent à incorporer ces modèles.
Michael J. McKee, Jacob J.C. Visser et Peter G. Saunders
Le souci de cerner les effets de la fiscalité sur les incitations à travailler, à recruter, à épargner et à investir a attiré l'attention des décideurs publics sur les taux marginaux d'imposition. L'article qui suit présente, à titre d'illustration, certaines estimations des taux marginaux d'imposition globale des facteurs de production dans la plupart des pays de l'OCDE. Ces taux influent sur deux couples connexes de décisions: celles qui concernent l'offre et la consommation de travail et celles qui déterminent l'épargne et l'investissement (offre et demande de capital). L'expression "imposition globale" signifie que l'on a tenté d'appréhender l'incidence sur ces couples de décisions de tous les prélèvements opérés par l'ensemble des administrations.
Jean-Claude Chouraqui, Brian Jones et Robert Bruce Montador
Cet article examine les problèmes posés par l'accroissement rapide de la dette publique par rapport au PNB dans la plupart des pays Membres de l'OCDE au cours des dernières années. L'évolution de la dette publique est également analysée dans l'optique plus large de l'ensemble des actifs et passifs du secteur public. A cet égard, il ressort notamment que les engagements futurs des administrations au titre des retraites influencent sensiblement les perspectives de la dette publique dans plusieurs pays. L'article étudie ensuite dans quelle mesure des changements affectant la situation économique et l'orientation de la politique budgétaire peuvent influer sur le profil de la dette publique. Il apprécie enfin les conséquences liées à l'existence de niveaux élevés et croissants de la dette publique.
On étudiera ici les liaisons économiques entre la situation de quelques pays en développement lourdement endettés et la conjoncture dans la zone de l'OCDE à l'aide d'un modèle qui établit une relation entre la dette des pays en développement et les variations de divers paramètres clés dans les pays de l'OCDE: taux de croissance, prix, taux d'intérêt, etc. On examinera notamment, sur la base de certaines hypothèses concernant la conjoncture économique mondiale, la manière dont les ratios financiers de certains groupes de pays débiteurs pourraient évoluer au cours des cinq prochaines années. Des simulations partant d'hypothèses différentes permettront d'évaluer l'importance des liaisons étudiées et la sensibilité des pays endettés à l'évolution de la situation dans les économies de l'OCDE.
Cette étude analyse les rapports d'évaluation (q de Tobin) dans neuf pays. Le q de Tobin traduit les anticipations de rentabilité du marché et est un indicateur des taux de profit pur anticipés sur le stock de capital existant. Depuis 1982, les marchés boursiers se sont sensiblement redressés. En 1985, les valeurs du q de Tobin retrouvaient presque leur niveau de 1974 et approchaient la valeur symbolique de l'unité. On s'interroge sur la pertinence théorique et conceptuelle de q ainsi que sur les limites imposées par les données et les systèmes de mesure. La dette réelle et les coûts de financement des fonds propres sont analysés à la lumière d'un marché boursier en pleine ébullition. Sont aussi mises en évidence les implications sur l'investissement de l'important redressement des valeurs de q constaté récemment.
Revue économique No. 6 (printemps 1986) Les problèmes de l'offre
Les écarts de taux de chômage entre pays ou régions peuvent s'expliquer en partie par des degrés différents de "flexibilité du marché du travail". Cet article examine certaines significations de ce terme, ainsi que leurs implications macroéconomiques. On estime que les chocs extérieurs sur les prix ou sur l'offre entraînent un chômage structurel plus élevé lorsque le marché du travail est "rigide". Le fait d'améliorer la capacité d'adaptation et de réaction des marchés du travail à l'évolution de l'offre et de la demande contribuerait donc à éliminer les obstacles qui s'opposent à un retour à une situation durable de haut emploi.
Cet article étudie la relation entre l'environnement concurrentiel des entreprises et la sensibilité des prix qu'elles pratiquent aux variations des coûts et de la demande. Un modèle dynamique de détermination optimale des prix y est mis au point et ses performances sont testées sur la base de données ventilées par branche d'activité concernant cinq pays. La conclusion générale qui s'en dégage est que, dans les secteurs où la concurrence - mesurée par divers indicateurs - est relativement faible, le lissage des prix est un phénomène important. Les conséquences qui en découlent sur le plan macroéconomique sont succinctement examinées, et en particulier l'éclairage que cette constatation donne à la controverse théorique entre les modèles macroéconomique "néoclassique" et "à prix fixes".
John Helliwell, Peter Sturm, Peter Jarrett et Gérard Salou
Cet article décrit les modifications apportées par le Secrétariat de l'OCDE au bloc d'offre de son modèle de l'économie mondiale, INTERLINK. L'objectif de ce travail était de renforcer le rôle des éléments tenant à l'offre, en particulier la rentabilité. Ce faisant, on a rendu endogène la formation des stocks, qui jouent désormais un important rôle de tampon entre la production et les ventes dans la dynamique de l'ajustement. On a en outre lié, pour plus de cohérence, la formation des prix à la nouvelle structure de l'offre par l'intermédiaire de la fonction de coût duale. De plus, l'offre de main-d'oeuvre a été rendue endogène.
Lorsque l'on convertit en monnaie commune au taux de change du marché les prix des biens et services échangés dans différents pays de l'OCDE, des différences sensibles apparaissent entre les pays tant sur les niveaux que sur les structures de prix. Ces différences, qui sont à la fois substantielles et persistantes, sont systématiquement liées au niveau du PIB réel parpersonne. Elles montrent que les taux de change ne tendent pas à égaliser en parités depouvoir d'achat les dépenses finales intérieures, au moins entre les pays à niveaux sensiblement différents de PIB réel par personne.
Au cours de ces dernières années, les taux d'intérêt réels, à court et à long terme, ont été élevés comparativementà ceux enregistrés précédemment dans un grand nombre de pays de l'OCDE, quelle que soit la méthode de calcul de l'inflation attendue utilisée pour ajuster les taux nominaux. Un certain nombre de facteurs internes pouvant avoir contribué à cette envolée inhabituelle des taux d'intérêt, ainsi que les aspects de la transmission internationale, sont analysés, mais à aucun d'entre eux on ne peut attribuer un rôle prédominant.
Des travaux disponibles, il ressort qu'afin que le chômage des jeunes ne s'aggrave pas lorsque l'offre relative de femmes sur le marché du travail s'accroît, comme ce fut le cas dans les années 60 et 70, le taux de salaire des jeunes doit baisser relativement à celui des autres catégories. Cette étude analyse le résultat des études empiriques menées sur ce sujet et procède à une évaluation des méthodes de recherche utilisées.
Cet article analyse les déterminants historiques des salaires nominaux dans onze pays de l'OCDE, examine leurs implications pour l'évolution future des salaires et, par là même, pour l'inflation. Les taux de chômage étant couramment (parfois de façon substantielle) plus élevés que les estimations du taux de chômage non inflationniste, il semble qu'il y ait peu de risque que le marché du travail soit à l'origine de nouvelles poussées inflationnistes. De cette analyse découle également un certain nombre de méthodes spécifiques de mesure de la flexibilité des salaires; quelle que soit la méthode adoptée, c'est au Japon que le degré de flexibilité est le plus élevé.
Entre 1960 et 1982, on a assisté à une baisse des taux de profits. Dans certains pays, les parts de profits elles-mêmes ont baissé. Dans les années 70, ces tendances se sont généralisées, s'accompagnant de faibles taux de croissance et d'utilisation des capacités. Cet article étudie l'évolution cyclique et structurelle des profits en s'arrêtant sur les problèmes de quantification. Il s'intéresse à plusieurs concepts de profits et à leur signification économique. L'inflation, son impact sur les taux d'intérêt, la réévaluation des actifs et passifs des sociétés, et l'interaction de ces effets avec le régime fiscal affectent la rentabilité financière des entreprises. La notion de profits telle qu'elle ressort des comptes nationaux est importante aussi en tant que mesure de l'efficacité du système productif d'une économie.
Au cours des dernières années, les responsables de la politique économique ont dû accorder une attention croissante à un certain nombre de problèmes, tels que le comportement des marchés financiers, les effets des anticipations, les interactions des économies de l'OCDE avec les pays en développement et les déterminants de l'offre. L'analyse de ces questions par le Secrétariat de l'OCDE a été progressivement incorporée dans son modèle mondial, INTERLINK. Cette note, qui ne se veut nullement technique, décrit les caractéristiques principales et les conclusions préliminaires générales de ce travail, avant la publication d'études techniques plus détaillées portant sur des aspects particuliers.
Revue économique No. 4 (printemps 1985) Numéro spécial: Le rôle du secteur public
Cet article examine les politiques commerciales que mènent les pays développés et les pays en développement depuis la fin de la guerre, et analyse les effets de ces politiques sur les échanges de ces deux groupes de pays. L'accent est mis sur les échanges de produits manufacturés qui sont le moteur du commerce mondial. L'auteur étudie l'intérêt que représente, pour les pays développés et en développement, la libéralisation de leurs échanges réciproques, avec l'objectif de formuler un programme d'action pour une libéralisation multilatérale du commerce. Enfin, il analyse les modalités des négociations commerciales Nord-Sud.
Robert W.R. Price et Patrice Muller
Cet article fait la distinction entre les déficits budgétaires "structurels" et "cycliques" et présente des estimations des déficits budgétaires structurels des pays de l'OCDE en les imputant, avant tout, au paiement des intérêts de l'endettement public. L'auteur enalyse aussi l'évolution récente des budgets structurels dans le cadre des objectifs monétaires, des pressions exercées sur l'épargne privée ef de la charge croissante de la dette publique et du service de cette dette, qui, désormais, restreint considérablement la liberté de manoeuvre de la politique budgétaire dans la plupart des pays de l'OCDE. L'article conclut que le déficit budgétaire corrige des variations conjoncturelles et du taux d'inflation semble être un indicateur plus fiable de l'effet de l'orientation budgétaire que le déficit budgétaire pris en tant que tel.
Cet article examine la justesse des prévisions relatives au PNB réel et à l'inflation, qu'effectuent le Secrétariat de l'OCDE et les divers organes des pays Membres de cette Organisation. Sur un grand nombre d'années, les pays rectifient leurs erreurs, si bien que les prévisions, d'une année sur l'autre, du PNB réel des pays de l'OCDE, se vérifient à environ un point de pourcentage près. Sur quelques années, cependant, la majorité des pays enregistrent des erreurs semblables qui se traduisent par des prévisions fausses du PNB de l'OCDE. De telles erreurs se produisent généralement à la suite de chocs importants subis par les pays de l'OCDE, que leur cause soit propre à une région ou extérieure.
Paul Masson, Adrian Blundell-Wignall, Bixio Barenco et Gerald Holtham
L'interaction de la politique macro-économique et des taux de change est mal connue. Néanmoins, il est communément admis qu'un pays peur infléchir sa politique monétaire ou budgétaire pour influencer son taux de change. Cet article analyse la portée de tels ajustements en s'appuyant sur des preuves qualitatives, quantitatives et historiques. En règle générale, il semblerait que ces politiques peuvent influencer les taux de change, bien que beaucoup d'autres facteurs interviennent, du moins si ces ajustements sont suffisamment étendus et s'inscrivent dans une orientation commune.
Paul Atkinson, Adrian Blundell-Wignall, Manuela Rondoni et Helmut Ziegelschmidt
Les expériences récentes de contrôle monétaire (surtout dans les pays où la vitesse de circulation a un comportement inattendu) et les incertitudes qu'entraînent les conséquences imprévisibles des innovations financières remettent en cause la fiabilité des rapports entre la monnaie et le revenu. Cet article examine les conséquences probables des innovations financières sur la demande de monnaie et recourt à des méthodes économétriques pour analyser la stabilité empirique des équations de la demande monétaire dans les grands pays de l'OCDE. Dans chacun de ces pays, il existe apparemment un agrégat monétaire pour lequel on peut identifier une fonction stable de la demande.
Revue économique No. 2 (printemps 1984)
Jean-Claude Chouraqui et Robert W.R. Price
Cet article examine l'incidence d'une persistance de déficits budgétaires et d'une politique monétaire restrictive sur l'efficacité de la politique budgétaire. Une telle asymétrie dans le dosage des politiques budgétaire et monétaire peut entraîner une accumulation de la dette publique et augmenter le coût du service de la dette. De plus, quand l'accumulation de l'endettement sert à financer la consommation et crée des déséquilibres croissants entre les bons émis par l'Etat et d'autres actifs financiers des portefeuilles privés, cette asymétrie peut provoquer une pressionà la hausse sur les taux d'intérêt. Ainsi, l'impact de la politique budgétaire aurait tendance à baisser a moyen terme.
Gerald Holtham
Le modèle économique mondial du Secrétariat de l'OCDE détermine les taux de change et les mouvements de capitaux en utilisant une nouvelle démarche fondée sur "l'équilibre des portefeuilles", qui fait dépendre les mouvements de capitaux des différentiels de taux d'intérêt et des anticipations relatives aux taux de change. En comptabilisant de manière compatible quoique agrégée les mouvements de capitaux entre tous les pays de l'OCDE et le reste du monde, ce modèle détermine simultanément dix-sept taux de change. Cet article indique les estimations obtenues pour le système. Des techniques d'estimation par équations simultanées et des restrictions des paramètres par souci de cohérence internationale sont utilisées et une importante "prime de risque" est identifiée selon laquelle les taux de change dépendent des positions nationales nettes en actifs étrangers.
Philip Turner et Jean-Pierre Tuveri
Cet article analyse les conséquences des récentes mesures qui visent à restreindre les exportations japonaises. L'examen du volume total des exportations, des livraisons par produit et par branche aboutit à la conclusion que ces mesures, contrairement à d'autres formes de restriction commerciale, ont eu tendance à augmenter les prix à l'exportation. Etant donné que ces prix ont été ajustés pour compenser partiellement les variations des taux de change, les variations du cours du yen n'ont plus les mêmes conséquences macro-économiques. Il ressort aussi de cette étude que les investissements directs des entreprises japonaises à l'étranger s'expliquent surtout par le souci d'éviter des "frictions commerciales".
James H. Chan-Lee et Hiromi Kato
Cette analyse compare tes caractéristiques de simulations de seize modèles économétriques en exploitation. Elle confronte les questions théoriques actuelles avec des preuves empiriques. Les sujets traités sont, notamment, "l'éviction", la neutralité de la monnaie, les ventilations prix/production, l'alternative inflation/chômage et les influences comparées des politiques monétaires et budgétaires avec différents régimes de taux de change. Au risque de donner une description simpliste, on dira que les caractéristiques de ces modèles sont principalement d'inspiration "éclectique-keynésienne". Les mécanismes de transmission monétaire et les processus d'anticipation sont relativement simples et secondaires. Peu d'entre eux contiennent spécifiquement des effets de stock ou de patrimoine et aucun ne reflète les dernières thèses relatives aux anticipations ou aux effets de l'offre.
Dans la comptabilité économique, la mesure du revenu repose sur des transactions effectives ou imputées et ne prend pas en considération les plus-values ou les moins-values réelles des actifs et passifs monétaires, bien que celles-ci apparaissent avec une régularité prévisible dans un contexte inflationniste. Dans la pratique, les agents économiques sont parfaitement conscients de ces plus-values et moins-values et ils en tiennent compte sans doute systématiquement quand ils prennent des décisions en matière de consommation et d'épargne. Ainsi, le schéma du comportement des consommateurs qui se dégage des comptes nationaux est probablement faussé, surtout en période d'accélération ou de ralentissement de l'inflation, exagérant le rôle d'une baisse de l'inflation dans l'augmentation de la consommation des ménages.
Quelles sont la nature et l'ampleur des phénomènes de transmission internationale dont tout gouvernement doit tenir compte dans la formulation de sa politique économique, et dans quelle mesure ces phénomènes limitent-ils l'action effective des autorités nationales?
Quels sont les enseignements de deux chocs pétroliers quant aux incidences de l'évolution des prix des ressources sur la situation macroéconomique et quant aux réactions appropriées de la politique économique?