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L’adoption de l’euro par douze pays de l’UE a représenté un pas déterminant vers l’intégration économique : les marchés financiers se sont approfondis et la concurrence a été stimulée. Les cycles conjoncturels sont devenus plus synchronisés et le chômage structurel a reculé. Néanmoins, la longue période de croissance inférieure au potentiel qui a débuté en 2001 a confronté les responsables à de sérieux problèmes. Promouvoir une croissance non inflationniste et renforcer la résilience aux chocs, favoriser la cohésion et asseoir les finances publiques sur une base viable sont dès lors les priorités :
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Croissance et résilience aux chocs. Le revenu par habitant est plus faible dans la zone euro que dans les pays de l’OCDE les plus performants, et l’écart tend à se creuser. De plus, bien que l’épicentre de bon nombre des chocs négatifs à l’origine de la récession mondiale qui a débuté en 2001 ait été situé aux États-Unis, le tassement de l’activité a été plus durable dans la zone euro. Les principaux défis qui incombent aux autorités sont de réduire le sous emploi persistant des ressources de main d’œuvre, de dynamiser les gains de productivité et d’améliorer la résilience de la zone aux chocs.
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Cohésion. D’importantes différences subsistent entre les résultats économiques des différents pays et régions de la zone euro. La mobilité de la main-d’oeuvre y étant faible, il est essentiel d’exploiter les avantages découlant d’une intégration économique plus poussée tout en veillant à ce que l’amélioration de l’activité qui en résultera se répartisse également entre les pays et les régions. Les mesures qui influencent la convergence des niveaux de vie à l’intérieur de la zone sont en grande partie les mêmes que celles qui déterminent la performance économique de la zone dans son ensemble.
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Finances publiques. Assurer la viabilité des finances publiques face au vieillissement des populations est un autre enjeu majeur, essentiellement parce qu’il interfère avec la croissance, la résilience et la cohésion. Il est essentiel pour la confiance et l’efficience économique d’asseoir les politiques budgétaires sur des bases saines tout en évitant d’alourdir la charge fiscale déjà pesante.
Ces enjeux sont d’autant plus importants que dix nouveaux membres ont adhéré à l’UE le 1er mai 2004. Bien que le poids économique de ces nouveaux membres soit relativement faible, leur entrée dans l’Union en a grandement accru la diversité. Il est nécessaire d’assurer une rapide convergence en termes nominaux et en termes réels en prévision de leur entrée dans la zone euro.
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