Il est maintenant bien établi que les pays peuvent tirer des avantages économiques de la libéralisation des échanges et de l’exploitation des domaines dans lesquels ils jouissent d’avantages comparatifs. Ils peuvent focaliser l’usage qu’ils font de leurs ressources — foncières, de main d’œuvre, matérielles et en capital humain — sur ce qu’ils savent faire le mieux.

 

 Les entreprises comme les consommateurs peuvent en profiter; entre autres avantages, la libéralisation des échanges peut contribuer à abaisser les prix et à élargir la palette des biens et de services de qualité offerts aux consommateurs et permettre aux entreprises de diversifier les risques et, dans l’affectation des ressources, de privilégier les secteurs d’activité les plus rentables.

 

Lorsqu’elle s’accompagne d’une politique intérieure appropriée, l’ouverture facilite aussi l’amélioration de la concurrence, de l’investissement et de la productivité et permet de réaliser des économies d’échelle. Malgré cet impact positif, on sait toutefois aussi que la plupart des réformes des échanges, quand bien même elles seraient bénéfiques pour le pays dans son ensemble, peuvent s’accompagner d’effets de redistribution lorsqu’elles se font au détriment de certains compartiments de la société. Une détérioration des termes de l’échange peut aussi aggraver la situation de certains pays.

La complexité de ces mécanismes et de leur interaction joue un rôle central dans toute forme de libéralisation des échanges - que cette libéralisation soit unilatérale, régionale ou multilatérale - et elle fait l’objet d’études et de débats permanents auxquels l’OCDE participe activement. Un grand nombre d’organismes internationaux, nationaux et privés prennent part à ces études, mais, de par son approche multidisciplinaire, l’OCDE est incontestablement la mieux placée pour examiner les effets économiques complexes d’une réforme des échanges.

Haut de la page