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Le cycle de négociations commerciales multilatérales d’Uruguay a débouché sur l’élargissement des relations commerciales internationales, au-delà du secteur manufacturier, à de nouveaux secteurs. La prise en considération des services a traduit notamment une prise de conscience de l’importance de ce secteur dans le commerce international. Les membres sont convenus d’établir un ensemble complet de règles gouvernant les échanges de services, rassemblées dans l’AGCS. La libéralisation progressive du commerce des services est devenue un objectif du nouveau cycle de négociations de l’OMC. Ces dernières années, la part des services dans l’économie mondiale s’est accrue notablement. Les services représentent aujourd’hui près de 70 % de la production dans les pays à revenu élevé, et ils prennent aussi une importance grandissante dans les pays à revenu intermédiaire et faible. Les études de l’OCDE révèlent que l’ouverture des échanges de services serait profitable tant aux pays développés qu’aux pays en développement, même si ces derniers ont l’impression qu’ils seront perdants en raison de l’inefficience de leurs activités de services. Réformer les services n’est pas chose facile. Les avantages attendus de la réforme pourraient ne pas se concrétiser si les politiques en vigueur continuent de limiter la concurrence. Nombreux sont les exemples de réformes qui n’ont pas procuré les avantages escomptés du fait du maintien de mesures autorisant les entreprises à écarter toute concurrence vigoureuse. Les efforts de réforme doivent aussi tenir compte du rôle légitime des pouvoirs publics d’assurer la réalisation d’objectifs sociaux, tels que la fourniture de services universelle. Il convient de ne pas sous-estimer la complexité de libéralisation du commerce des services dans le cadre de l’AGCS, compte tenu en particulier de la capacité limitée de nombreux pays en développement. Un pays a besoin de rassembler une masse importante de connaissances avant de soumettre des requêtes et des offres d’ouverture du marché. Il lui faut notamment identifier les possibilités et les difficultés pour ses exportateurs et déterminer ses besoins en matière de renforcement des capacités, et évaluer l’impact probable de la libéralisation. Voir aussiHaut de la page |