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Le XXIème siècle verra un part croissante de la production globale passer des économies vieillissantes de l'OCDE aux pays en voie de développement, plus jeunes sur le plan démographique. Les mouvements de capitaux qui en découleront bénéficieront aux deux régions, car la diminution de la population active et la charge des retraites se traduiront par une baisse des rendements de capital dans les pays de l'OCDE, au bénéfice des pays en développement. Ces projections ne pourront toutefois se matérialiser tant que les pays pauvres et émergents resteront vulnérables aux crises financières comparables à celles des années 90, d'une part, et tant que leur croissance ne se traduira pas en augmentation de la productivité des entreprises, d'autre part. Seule l'amélioration durable de la croissance de productivité des entreprises des pays en voie de développement permettra à tous les pays, riches et pauvres, de tirer profit de la mondialisation financière. Les pays en développement opèrent désormais dans un environnement financier mondial radicalement différent de celui qui prévalait il y a seulement quelques années. Les travaux de recherche doivent s'attacher à apporter des éléments d'analyse pour nourrir les débats politiques liés à ces évolutions. Du fait de l'intensité de la concurrence au niveau mondial pour attirer les capitaux, la communauté financière internationale doit inscrire au nombre de ses priorités : la limitation de la volatilité des mouvements de capitaux à court terme et de la propagation des crises financières ; l'intégration d'un plus grand nombre de pays en développement dans le portefeuille des investisseurs mondiaux ; l'amélioration durable de la productivité des entreprises dans les pays en développement. Haut de la page |
Forum
Le Forum explore les scénarios de réforme du système international de financement du développement afin de le rendre plus efficace. Etudes du Centre de Développement
Etudes du Centre de Développement: Les origines de la mondialisation financière 1880-1913
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