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Suède
Synthèses: Étude économique de la Suède, 2008
Synthèses: Étude économique de la Suède, 2008
Grâce à la vigueur de ses institutions et fondamentaux économiques, la Suède est bien armée pour affronter les répercussions de la crise financière mondiale. Le cycle s’est retourné et, à l’évidence, le principal défi à court terme est de traverser la phase de ralentissement sans compromettre la stabilité macroéconomique à plus long terme. À la faveur de réformes structurelles judicieuses, le niveau de vie de la Suède a fortement augmenté en l’espace de dix à quinze ans. L’ouverture des marchés a dopé la croissance de la productivité, et les réformes récentes ont atténué l’exclusion du marché du travail et la dépendance à l’égard des prestations. Le déclin relatif des décennies précédentes est peu à peu inversé. Cette Étude examine les possibilités de stimuler davantage la croissance économique tout en préservant la cohésion sociale, et analyse les enjeux suivants : Maintenir la politique budgétaire sur une trajectoire viable et poursuivre les réformes fiscales pour stimuler la croissance. L’ample excédent budgétaire et l’endettement public relativement faible autorisent un certain assouplissement des politiques, mais il faudrait renforcer le cadre budgétaire en liant plus clairement les objectifs à des considérations de long terme. La Suède, qui accusait auparavant le ratio impôts/PIB le plus élevé de la zone OCDE, a commencé à rétrograder dans ce classement. Il y a lieu de poursuivre les réductions d’impôts, en se focalisant sur les plus fortes entraves à la croissance résultant de la fiscalité du revenu des sociétés et des personnes physiques – compte dûment tenu des considérations d’équité. Améliorer l’éducation et l’emploi chez les jeunes. Alors que le ratio emploi total/population est très satisfaisant, le chômage touche un grand nombre de jeunes. L’une des raisons en est que, vu le niveau élevé du salaire minimum etla protection rigoureuse de l’emploi, de fortes compétences sont nécessaires pour obtenir un emploi régulier. La qualité de l’enseignement obligatoire peut être améliorée, surtout en ce qui concerne les mathématiques et les sciences. Les études du deuxième cycle du secondaire devraient mieux préparer les jeunes à l’emploi, en particulier grâce à des contacts plus étroits avec le monde du travail. Les étudiants devraient achever plus tôt leurs études supérieures et entrer plus rapidement sur le marché du travail. Il serait utile que les universités puissent se développer plus librement, éventuellement par la mise en place de droits de scolarité. Mais en définitive, le surchômage des jeunes ne pourra probablement être surmonté que si l’on s’attaque aussi aux rigidités intrinsèques du marché du travail. Étendre la privatisation. À partir d’un vaste portefeuille d’entreprises publiques, il a été facile de dresser une liste des premières candidates à la cession. À l’avenir, la privatisation devra être poursuivie dans les nombreux secteurs où les objectifs sociétaux sont mieux servis par des marchés ouverts mais régulés que par l’État actionnaire.
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