Il faut garder la porte ouverte aux travailleurs immigrés pour répondre aux besoins de main-d’œuvre à long terme, selon l’OCDE
Selon un nouveau rapport de l’OCDE, la crise économique va vraisemblablement provoquer, pour la première fois depuis les années 80, une baisse très importante du nombre de migrants venant travailler dans les pays de l’OCDE. A titre d’exemple, ce phénomène s’observe déjà en Espagne, en Irlande et au Royaume-Uni, pays qui comptent parmi les premiers touchés par la récession.
D’après l’édition 2009 des Perspectives internationales des migrations, les travailleurs immigrés sont aussi plus affectés que les autres par la dégradation de la situation du marché du travail. Ils ont été parmi les premiers à perdre leur emploi, les niveaux de chômage au sein de la population immigrée ayant pratiquement doublé en Espagne, en Irlande et au Royaume-Uni depuis le début de la crise. Au premier trimestre 2009, en Espagne, le taux de chômage des immigrés était de 27.1 % contre 15.2 % pour les travailleurs locaux.