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Rapport annuel de l'OCDE 2009
L’OCDE a dû faire face à de nombreux défis ces 50 dernières années, mais la crise mondiale actuelle est peut-être le plus grand de tous. Les pays ont réagi rapidement et massivement à la crise. Mais, même si l’on peut faire preuve d’un optimisme prudent, l’avenir immédiat n’est guère rassurant. Le système économique mondial devra subir de nombreux changements structurels pour qu’un tel scénario ne se reproduise plus. Une tâche de grande ampleur nous attend et elle exige de nous une extrême persévérance. L’OCDE répond tout à fait à cet impératif en travaillant constamment aux côtés des gouvernements dans une optique à long terme pour remédier aux problèmes structurels par une coopération mondiale plus étroite. La crise a touché quasiment tous les domaines d’action. Elle a placé sous le feu des projecteurs un grand nombre de dossiers qui mûrissaient, notamment la fraude fiscale, les inégalités de revenu, la bonne gouvernance et la concurrence. Toutefois, d’autres questions fondamentales à moyen et long terme – comme le changement climatique et la lutte contre la pauvreté, qui comptaient parmi les priorités de la plupart des pays il y a seulement un an – appellent, elles aussi, des mesures urgentes. La crise est un défi, mais aussi une opportunité, dont l’OCDE tire parti en formulant les politiques qui nous permettront de parvenir à une économie plus forte, plus saine et plus juste. Au cours de l’année qui vient de s’écouler, l’OCDE a agi en faveur d’une économie mondiale « plus forte » par ses travaux dans des domaines comme la réglementation, la gouvernance, les échanges (en particulier Doha) ; l’investissement et la concurrence ; et elle a bien entendu élaboré les politiques qu’exige un développement durable. Ses travaux sur la lutte contre la corruption, le gouvernement d’entreprise et la fraude fiscale ont eu pour but de rétablir la confiance dans la mondialisation en rendant l’économie « plus saine». Littéralement, cela a été également le cas pour nos travaux sur l’environnement et le changement climatique, qui visent aussi à un monde « plus propre ». Enfin, ce que nous avons réalisé dans le domaine de l’emploi et de l’inclusion sociale, de l’éducation, de la santé et du développement économique est la clé d’une économie mondiale « plus juste » et plus participative. Dans un grand nombre de ces domaines, l’OCDE est l’organisme qui fixe des normes. Elle aide les gouvernements à déterminer quels sont les changements qu’ils doivent apporter à leurs politiques et comment ils peuvent mettre en oeuvre les réformes correspondantes. Tout naturellement, le Rapport annuel de cette année sera consacré en grande partie à l’analyse de la crise par l’Organisation et à la réponse qu’elle a formulée. Les pages qui suivent rendent compte de la richesse et de la spécificité de l’action de l’OCDE face à une crise mondiale aussi complexe, qui touche pratiquement tous les aspects de l’élaboration des politiques. Nous poursuivrons notre collaboration avec les pays membres et les pays non membres, ainsi qu’avec les autres organisations internationales pour établir les fondements d’une meilleure économie mondiale.
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(Policy Briefs) Une série facile à lire qui met en lumière les questions d’actualité économiques et sociales, de la croissance économique à la santé, en passant par les retraites, les échanges et le développement.
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