Résumé
La baisse des taux d’épargne privée durant les années 90 dans les pays de l’OCDE: La contribution des déterminants autres que la richesse?
Document de travail du Département des affaires économiques 344. La baisse substantielle des taux d’épargne privée observée dans plusieurs pays de l’OCDE durant la fin des années 1990 a coincidé dans bien des cas avec une forte hausse de la richesse financière nette des ménages. Ce phénomène fut interprété par plusieurs analystes comme une indication que la forte augmentation des valeurs mobilières et immobilières durant cette période fut traitée par les ménages comme une hausse permanente de la richesse, entraînant une baisse non-soutenable de l’épargne, faisant ainsi surgir des craintes d’un éventuel effet de richesse négatif. A l’aide de l’application de techniques d’estimations pour un panel d’équations dynamiques, cette étude examine les principaux déterminants de l’épargne privée pour un échantillon de 15 pays de l’OCDE et trouve que la baisse de l’épargne observée après 1995 peut être largement expliquée par des déterminants fondamentaux autres que la richesse financière, y compris en période hors échantillon. Parmi les déterminants, c’est la hausse de l’épargne publique qui a contribué le plus à la désépargne privée entre 1995 et 2000. Selon les résultats, il y a donc peu d'indications que les consommateurs ont réagi trop fortement au boom du marché boursier des années 90 même dans les pays où les taux d’épargne ont chuté à des niveaux historiques. Par contre, les résultats suggèrent qu'un asouplissement de la politique fiscale discrétionnaire pourrait n’avoir qu’un effet stimulant limité sur la consommation privée. |