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The Dynamics of Social Asssistance Receipt: Measurement and Modelling Issues, with an Application to Britain (OECD Social, Employment and Migration Working Paper No. 67)
The Dynamics of Social Asssistance Receipt: Measurement and Modelling Issues, with an Application to Britain (OECD Social, Employment and Migration Working Paper No. 67)
EXECUTIVE SUMMARY (French resume follows) There is interest in learning about the factors associated with the chances of moving into receipt or of moving off receipt of social assistance benefit (‘SA’), and in comparing these dynamics across countries. To address this topic, there are a number of definitional issues that need to be resolved, and there are a number of different multivariate statistical modelling approaches that may be employed to summarize the relationship between social assistance receipt and the characteristics of recipients. There are also important data issues. This paper is a form of ‘demonstration study’. It not only models the dynamics of social assistance benefit receipt in Britain using data from the British Household Panel Survey, waves 1–15, but also includes extensive discussion of definitional, data, and modelling issues that are relevant for other studies of SA receipt dynamics in different countries. For Britain, we find that the risk of receiving SA in one year is noticeably higher if SA was also received in the previous year, even after controlling for observed and unobserved differences in characteristics. This might be interpreted as a state dependence or scarring effect of SA receipt, but such an interpretation requires caution particularly because it suggests that there is a single effect for all individuals. By contrast, we show for example that SA persistence rates are higher for lone parents than for other groups. Compared to previous studies, we give much attention to trends over time in SA transition rates. We show that there was a clear decline in Britain over the last 15 years in the average SA annual entry rate (from above 4% to below 2%), and there was also rise in the average SA annual persistence rate from around 60% to nearly 75%. According to the model estimates, the key distinction was between the period before 1998 and the period thereafter, which is somewhat of a puzzle since the timing does not closely correspond with the introduction of one of New Labour’s major policy reforms to the social security system. We also point out how changes in the characteristics of the populations at risk of entering and of remaining in SA receipt affected the overall SA entry and persistence rates. Factors such as the secular rise in educational qualifications and the decline in local unemployment rates would have reduced the entry rate. The growing concentration of individuals living in social housing among SA recipients was associated with the declining SA exit rates. Among definitional issues, we consider the definition of SA itself and its component income sources, the unit of SA receipt, and the reference period over which receipt is measured. We stress that the choices that are feasible in the context of empirical analysis will depend on the specific country considered and on the data sources available. We compare panel data derived from household panel surveys with data derived from administrative records. A related point is that the key points of analytical interest concerning SA receipt dynamics may differ across countries. For example, with our long run of panel data we focused on trends over time in Britain in transition probabilities, but note that issues such as differences between non-immigrant citizens and immigrants – which may be of great interest – could not be addressed using our data source. With respect to methods, we compare the relative merits of several multivariate regression modelling approaches. We use ‘dynamic random effects probit’ models in our application, and contribute to a growing econometric literature on the properties of different estimators for such models. We also emphasize caution in interpretation our findings. These are largely descriptive and point to associations that are indicative but not conclusive regarding causation. A full-blown analysis of the impact of particular policies or policy changes requires a different type of study than this one. We also point to potential extensions to the modelling approach, for example to incorporate feedback effects: some factors may not only affect SA receipt chances, but also be affected by them. RÉSUMÉ Il est intéressant de s’interroger sur les facteurs associés à la probabilité d’accès aux prestations d’aide sociale, ou de sortie des prestations d’aide sociale, et de comparer les dynamiques selon les pays. Dans cette perspective, il y a plusieurs problèmes de définition à résoudre et différentes approches de modélisation statistique multivariée peuvent s’envisager pour synthétiser la relation entre le recours à l’aide sociale et les caractéristiques des bénéficiaires. Se posent aussi des problèmes de données. Cette étude est une sorte de « tentative de démonstration ». Non seulement elle modélise la dynamique du recours à l’aide sociale en Grande-Bretagne, en exploitant les données provenant de l’enquête British Household Panel Survey, vagues 1 15, mais elle traite aussi de façon approfondie des problèmes de définition, de données et de modélisation que posent d’autres études de la dynamique du recours à l’aide sociale dans différents pays. En Grande-Bretagne, nous constatons que le risque de percevoir l’aide sociale au cours d’une année donnée est nettement supérieur si l’intéressé percevait déjà l’aide sociale l’année précédente, même si l’on tient compte des différences observées et non observées dans les caractéristiques. Cela pourrait s’interpréter comme un effet de dépendance d’état ou de stigmatisation du recours à l’aide sociale, mais il faut s’engager avec prudence sur la voie d’une telle interprétation, en particulier parce qu’elle donne à penser qu’il y aurait un effet unique pour tous les individus. Or nous montrons, par exemple, que le recours persistant à l’aide sociale est plus fréquent pour les parents isolés que pour les autres catégories. Par rapport aux précédentes études, cette étude fait une large place à l’analyse de l’évolution dans le temps des taux de transition au regard de l’aide sociale. Nous mettons en évidence un net recul du taux annuel moyen d’entrée dans l’aide sociale, en Grande Bretagne, au cours des 15 dernières années (celui ci passant de plus de 4 % à moins de 2 %), et une augmentation du taux annuel moyen de persistance dans l’aide sociale, qui passe d’environ 60 % à près de 75 %. D’après les estimations du modèle, la ligne de partage serait entre la période antérieure à 1998 et la période postérieure à cette date, ce qui est quelque peu surprenant car cela ne coïncide pas exactement avec l’introduction de l’une des grandes réformes du New Labour dans le système de sécurité sociale. Nous examinons aussi comment les changements dans les caractéristiques des publics risquant d’entrer et de rester dans l’aide sociale affectent les taux globaux d’entrée et de persistance dans l’aide sociale. Des facteurs tels que la hausse tendancielle du niveau d’éducation et le recul des taux de chômage locaux auraient réduit le taux d’entrée. La concentration croissante des personnes vivant dans des logements sociaux parmi les bénéficiaires de l’aide sociale a pu être mise en relation avec le recul des taux de sortie de l’aide sociale. En ce qui concerne les questions de définition, nous examinons la question de la définition de l’aide sociale proprement dite et des sources de revenu qui la composent, de l’unité de perception de l’aide sociale et de la période de référence sur laquelle le recours à l’aide sociale est mesuré. Nous soulignons que les choix possibles dans le contexte d’une analyse empirique dépendent du pays étudié et des sources de données disponibles. Nous comparons les données de panel provenant d’enquêtes auprès des ménages et les données provenant de registres administratifs. Nous observons aussi que les aspects clés de l’analyse de la dynamique du recours à l’aide sociale peuvent différer selon les pays. Par exemple, nous appuyant sur des séries longues de données de panel, nous avons pu examiner l’évolution dans le temps des probabilités de transition par rapport à l’aide sociale en Grande Bretagne, mais nous observons que des questions comme les différences entre la population locale et la population immigrée — qui pourraient présenter un grand intérêt — ne peuvent pas être examinées sur la base de notre source de données. S’agissant de la méthode, nous comparons les avantages relatifs de plusieurs approches de modélisation à l’aide de régressions multivariées. Nous appliquons des modèles Probit dynamiques à effets aléatoires et apportons ainsi notre contribution à une littérature économétrique de plus en plus fournie sur les propriétés des différents estimateurs de ces modèles. Nous soulignons aussi qu’il faut être prudent dans l’interprétation des résultats. Ceux ci sont largement descriptifs et signalent des associations qui ont valeur indicative mais qui ne permettent pas de conclure à une relation causale. Une analyse à part entière de l’impact de telle ou telle mesure ou de telle ou telle modification dans les politiques nécessite un autre type d’étude que celle qui est présentée ici. Nous évoquons aussi des extensions possibles de la modélisation pour, par exemple, intégrer des effets en retour : certains facteurs peuvent affecter la probabilité du recours à l’aide sociale mais peuvent eux mêmes être impactés.
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