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Activation Strategies and the Performance of Employment Services in Germany, the Netherlands and the United Kingdom (OECD Social, Employment and Migration Working Paper No. 42)

English/French

Strategies to “activate” the unemployed with the help of high-quality employment services have continuously gained importance in the policy debate. The purpose of this report is to examine how activation strategies and the performance of employment services are addressed in three countries which have undertaken considerable reforms in recent years, namely Germany, the Netherlands and the United Kingdom. All three review countries have implemented a “mutual obligations” approach, under which benefit recipients are expected to engage in active job search and improve their employability, in exchange for receiving efficient employment services and benefit payment.

The strategies used in the review countries – albeit with different emphasis – include options for returning to work from the very first contact with a newly registered unemployed client; the set-up of back-to-work agreements and individual action plans; regular confirmation of unemployment status; monitoring and review of clients’ job-search efforts; and direct referrals to vacant jobs to speed up the matching process and reduce unemployment spell durations. There is also an increased emphasis on benefit eligibility criteria, suitable-job requirements and the targeted use of benefit sanctions.

For activation strategies to work, the management framework for employment services (whether public or private) must be appropriate. In this regard, the introduction of contestability and quasi-market mechanisms in all three countries has been a novel feature designed to facilitate the reintegration of benefit recipients through more intensive interventions.

The three countries pursue different outsourcing strategies of their employment services. The Netherlands has been, within Europe, the first country to implement a full “reintegration market” where private sector organisations compete for tenders to supply employment services. However, owing to continuing changes in policy and to the multiplicity of actors involved at local level, statistical comparisons of provider performance are not well developed. In the United Kingdom, only a relatively small proportion of local areas are designated as Employment Zones -- where private providers operate – but evaluations have reported relatively favourable short‑term placement outcomes as compared with areas managed by the public (Jobcentre Plus) provider. Following the Hartz reforms, Germany’s contracting-out programmes are currently more ambitious than the UK’s. Initial results have been relatively disappointing, but the reforms have not been operating for long enough to draw definitive conclusions about their effectiveness.

The activation approach is also increasingly applied to recipients of “non-employment” benefits. Reversing the growth in non-employment benefit caseloads and associated expenditures through activation policies is indeed a major challenge for public policy – for example, in the Netherlands and the United Kingdom, the percentage of the working-age population reliant on non-employment benefits is several times the percentage on unemployment benefits. The experience of the review countries shows that i) poorly-controlled access to such benefits can undermine the impact of activation measures, as some of the long-term unemployed enter benefit schemes that facilitate inactivity; and ii) there is considerable scope to apply activation strategies to persons receiving non-employment benefits, albeit with appropriate modifications for the specific characteristics of each group.

La question des stratégies pour « activer » les chômeurs avec l’aide de services de l’emploi compétents a continuellement pris de l’importance dans le débat politique. L’objet de ce rapport est d’examiner comment les stratégies d’activation et la performance des services de l’emploi sont formulées dans trois pays qui ont entrepris des réformes considérables ces dernières années : l’Allemagne, les Pays‑Bas et le Royaume‑Uni. Les trois pays examinés ont mis en place une approche dite « d’obligation mutuelle » selon laquelle les personnes recevant des prestations doivent s’engager dans une recherche active d’emploi et améliorer leur employabilité, en échange de services de l’emploi efficaces et de l’attribution de prestations.

Les stratégies utilisées dans les pays considérés – bien que de façon et d’intensité différentes – incluent des options pour le retour au travail dès le premier contact avec le chômeur nouvellement inscrit ; la mise en place d’accords favorisants le retour au travail et de plans d’action individuels ; la confirmation régulière du statut de chômeur ; le contrôle et le suivi des efforts du chômeur dans la recherche d’emploi ; et l’orientation directe vers les offres d’emploi pour accélérer le processus d’appariement et réduire la durée du chômage. L’accent est aussi mis sur les critères d’éligibilité à recevoir des prestations, la définition d’un emploi « convenable » et l’utilisation ciblée de sanctions.

Pour que les stratégies d’activation fonctionnent, le cadre institutionnel des services de l’emploi (qu’ils soient privés ou publics) doit être approprié. A cet égard, l’introduction d’éléments de concurrence et de « quasi-marchés » dans les trois pays est une innovation  qui vise à faciliter la re-intégration des bénéficiaires des prestations à travers des interventions plus intenses et complètes.

Les trois pays suivent des stratégies différentes d’externalisation de leurs services d’emploi. Les Pays-Bas sont le premier pays en Europe a avoir instauré un « marché de réintégration » complet dans lequel des organismes privés rivalisent pour répondre aux appels d’offre pour fournir des services d’emploi. Cependant, à cause des changements politiques constants et de la multiplicité des acteurs impliqués au niveau local, il n’est pas facile de comparer statistiquement les performances des différents  fournisseurs de ces services. Au Royaume-Uni, les « zones d’emploi » – où les fournisseurs privés opèrent – couvrent seulement une petite partie du territoire, mais les évaluations sur les performances en matière de placement dans ces zones se sont montrées plutôt favorables par rapport aux zones gérées par le fournisseur public (Jobcentre Plus). L’Allemagne, avec les réformes dites de « Hartz », a également élargi ses dispositifs externalisés. Les résultats initiaux ont été plutôt décevants mais les réformes n’ont pas été en vigueur assez  longtemps pour pouvoir conclure définitivement si elles ont porté leurs fruits ou non.

L’approche basée sur l’activation est aussi de plus en plus employée pour les prestations de non emploi. Inverser la croissance du nombre de bénéficiaires de prestations de non emploi et des dépenses qui y sont associées à travers les politiques d’activation est en effet un défi important pour la politique publique. Par exemple, aux Pays‑Bas et au Royaume‑Uni, le pourcentage de la population en âge de travailler qui dépend des prestations de non emploi est plusieurs fois plus élevé à celui des bénéficiaires de prestations de chômage. L’expérience des pays examinés montre notamment que i) un manque de contrôle de l’accès à ces prestations peut diminuer l’impact des mesures d’activation, car un certain nombre des chômeurs de longue durée transfèrent vers des prestations qui favorisent l’inactivité ; et ii) il existe beaucoup de possibilités pour appliquer des stratégies d’activation à des personnes recevant des prestations de non emploi, bien qu’avec des modifications pour tenir compte des particularités  de chaque groupe.