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Portugal
Version française: Etude économique du Portugal, 2001
Version française: Etude économique du Portugal, 2001
Globalement, la performance économique favorable du Portugal notée dans les Études précédentes s'est maintenue, mais plusieurs signaux d'alarme se sont enclenchés. La croissance de la production est restée forte en 2000 et le chômage est tombé à un bas niveau, mais après sept années d'expansion, l'écart entre production effective et production potentielle a disparu et des pressions ont commencé de se faire sentir sur la capacité de production. L'écart de l'inflation sous-jacente par rapport à la moyenne de la zone euro est resté aux alentours de 1½ point de pourcentage et le déficit de la balance des opérations courantes s'est élargi, atteignant 10¼ pour cent du PIB. Même dans le cadre d'une union monétaire, l'accumulation de la dette du secteur privé, conjugué à un déficit de la balance des opérations courantes de cette ampleur devrait nécessairement entraîner, si aucune mesure de politique n'intervenait, une réaction endogène des ménages qui réduiront leurs emprunts. Il semble qu'un processus d'ajustement ait déjà commencé, comme en témoigne le ralentissement de la demande intérieure et la stabilisation du taux d'épargne. Mais pour revenir à un meilleur équilibre entre l'offre et la demande, un appui vigoureux de la politique budgétaire sera nécessaire, car c'est le principal instrument d'action macroéconomique disponible pour assurer que l'ajustement se fasse sans heurt. Le Portugal a toujours respecté ses objectifs en matière de déficit budgétaire aux termes du Pacte de stabilité et de croissance, mais ces objectifs n'ont pas été ambitieux compte tenu des conditions économiques généralement favorables, et ils restent peu ambitieux pour les quatre prochaines années. En outre, pour réaliser ses objectifs budgétaires, le Portugal a accru fortement à la fois les recettes fiscales et les dépenses courantes par rapport au PIB ces dernières années. A l'avenir, l'ajustement budgétaire exigera vraisemblablement un contrôle plus strict des dépenses publiques, appelant de nouvelles réformes structurelles dans les secteurs de la santé et dans les autres secteurs de dépenses sociales, ainsi qu'une action plus résolue pour maîtriser la masse salariale dans la fonction publique. De fait, une réforme fiscale qui réduirait les distorsions, faciliterait le recouvrement des impôts et harmoniserait les taux d'imposition à un niveau plus bas, comme cela est envisagé dans certaines des propositions actuelles du gouvernement, améliorerait la performance du Portugal du côté de l'offre, tout en contribuant aussi à une plus grande équité. Ces résultats seraient renforcés par de nouvelles mesures pour accroître la concurrence sur les marchés de produits et revitaliser le programme de privatisation. Conjuguées aux efforts faits actuellement pour renforcer le capital humain et l'infrastructure, ces réformes structurelles devraient permettre la poursuite sur une base durable de la convergence du revenu par habitant vers les niveaux atteints dans les pays partenaires plus avancés de l'UE.
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