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Child Well-being and Sole Parent Family Structure in the OECD: An Analysis (OECD Social, Employment and Migration Working Papers No. 82)
SUMMARY/RESUME This paper addresses the causal impact of being raised in a sole parent family on child well-being across the OECD. The question is answered by a cross-OECD meta-analysis and a literature review. The main findings are as follows. There are widely varying rates of sole parenthood across the OECD. Rates of sole parenthood have generally been rising in the last few decades. Inevitably, countries with higher rates of sole parenthood are more concerned about the potential well-being effects on children. The reasons for sole parenthood include never having partnered, having separated and divorced, and being widowed. The composition of sole parents by these reasons varies widely across OECD countries. Views on the desirability of two parent families for raising children are also divergent across the OECD. The meta-analysis of 122 studies across the non-United States OECD concludes the average negative effect of sole parenthood on child well-being is small, a finding broadly consistent with earlier meta-analyses which were based largely on United States studies. The better the quality of the study, the smaller the effect size found. Effect sizes also differed across OECD countries, but it was not possible link this systematically to differences in policies. However, to attribute a causal interpretation to this small effect size requires some strong additional assumptions. Hence the study turns to considering more sophisticated means of obtaining information on causality which require fewer strong identifying assumptions – fixed effects style studies, sibling models, differential exposure to divorce laws, parental death as a natural experiment, and behavioural-genetic approaches. The method is a traditional narrative literature review. These more sophisticated approaches generally but not always show a smaller effect of sole parenthood than more traditional methods, or even suggest no effect whatsoever. However, these methods are also based on some strong and often restrictive assumptions. The overall conclusion is that the literature on the effects of sole parenthood on child well-being, while extensive and growing in sophistication, lacks a clear consensus on the existence of a causal effect. That any effect is small is a conclusion which can be asserted with more confidence. There is enough in the literature to suggest policy makers should be concerned about the implications of family structure for child well-being. Policy makers should keep a close eye on social trends in terms of changes in family structure as well as on the developing research literature on the impact of family structure on child well-being. However, there may not be enough in the literature, in the absence of extra-scientific priors, to advocate radical policy change, especially if levers to change family form are costly to undertake or uncertain in effect. What should be clear from this review is that this is an area of social science which is rapidly expanding. It may well be that in another decade research will cast a more certain light on the questions addressed here. RESUME Ce document examine l’impact de l’appartenance à une famille monoparentale sur le bien-être des enfants dans les pays de l’OCDE. Il marque l’aboutissement d’une méta-analyse et d’un examen des travaux publiés sur le sujet dans ces différents pays. En voici les principales conclusions. Le taux de monoparentalité varie considérablement d’un pays de l’OCDE à l’autre. D’une manière générale, ce taux a augmenté au cours des toutes dernières décennies. Bien évidemment, les pays où ce taux est élevé se préoccupent plus que les autres des effets possibles de la monoparentalité sur les enfants en termes de bien-être. Les causes de monoparentalité incluent le fait de ne jamais avoir vécu en couple, la séparation, le divorce et le veuvage. C’est la raison pour laquelle la composition des familles monoparentales est extrêmement variable d’un pays de l’Organisation à l’autre. Sur le point de savoir s’il est souhaitable que les enfants soient élevés par leurs deux parents, les avis diffèrent également selon les pays. La méta-analyse de 122 études de pays de l’OCDE hors États-Unis conclut qu’en moyenne, les effets préjudiciables de la monoparentalité sur le bien-être des enfants sont faibles, constat grosso modo conforme à celui de méta-analyses antérieures, fondées en grande partie sur des études américaines. Plus l’étude est de bonne qualité, plus la taille de l’effet constaté est faible. La taille des effets varie également d’un pays de l’Organisation à l’autre mais il n’a pas été possible de rattacher systématiquement ce phénomène à des différences de politique. Quoi qu’il en soit, si les effets sont faibles, toute interprétation de causalité doit impérativement s’appuyer sur des hypothèses solides. L’étude s’oriente donc vers des techniques plus complexes d’obtention d’informations sur la causalité (exigeant des hypothèses d’identification solides mais en moins grand nombre), études du style « effets fixes », modélisation de fratries, différences d’exposition à la législation sur le divorce, décès d’un parent comme aléa naturel de la vie, et approches génétiques du comportement. La technique consiste en un examen des études narratives selon la méthode classique. Quand on passe aux méthodologies complexes, on voit généralement apparaître (quoique que ce ne soit pas systématique) des effets de la monoparentalité plus faibles que ceux révélés par les méthodes traditionnelles. Parfois même, elles semblent indiquer une absence totale d’effets. Pour autant, ces méthodologies s’appuient également sur des hypothèses solides, souvent restrictives. Globalement, il apparaît que, même si les travaux publiés sont des études approfondies de plus en plus complexes, leurs auteurs sont loin de s’accorder sur l’existence de liens de causalité entre la monoparentalité et le bien-être des enfants. Ils admettent plus volontiers que, si effet il y a, celui-ci est faible. Nous avons donc de bonnes raisons de penser que les décideurs devraient s’intéresser aux implications de la structure familiale pour le bien-être des enfants, et qu’ils devraient suivre de près les tendances sociétales quant à l’évolution de la composition de la famille ainsi que les progrès des sciences sociales en matière d’étude de l’impact de la structure familiale sur le bien-être des enfants. Mais, en l’absence d’éléments d’appréciation extra-scientifiques, les travaux publiés ne semblent pas contenir d’arguments suffisants pour que l’on préconise des changements d’orientation radicaux, surtout si les mesures envisagées pour influer sur la structure familiale ont un coût important ou des effets incertains. Ce qu’il faut bien comprendre à l’issue de cet examen, c’est que nous avons abordé un domaine des sciences sociales où les progrès sont rapides. Il est fort probable que d’ici une dizaine d’années, les travaux de recherche permettront d’aborder les questions traitées dans ce document avec plus de certitudes.
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