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Intergenerational Transmission of Disadvantage OECD Social, Employment and Migration Working Paper No. 52)
English version (French version below) This report surveys the research in OECD countries on intergenerational mobility – i.e. the extent to which key characteristics and life experiences of individuals differ from those of their parents. A number of findings emerge: Intergenerational earnings mobility varies significantly across countries. It is higher in the Nordic countries, Canada and Australia but lower in Italy, the United States and the United Kingdom. The extent of intergenerational earnings mobility depends on individuals' and households' characteristics and varies over the income distribution (i.e. mobility is lower at both the top and the bottom of the distribution in many countries). Various studies also show that: (i) countries where both income inequality and rewards to education are higher, display lower intergenerational earnings mobility; and (ii) the degree of persistence of family income across generations is stronger than that of earnings. Education is a major contributor to intergenerational income mobility and educational differences tend to persist across generations. The range of family characteristics that shape educational mobility across generations includes ethnic origin, the language spoken at home, family size and structure, and the socio-economic and cultural background of the parents. Moreover, some of the cross-country differences in the extent of intergenerational mobility of education are shaped by policies. For example, early streaming of students, based on their ability, seems to considerably reduce mobility across generations. Evidence of intergenerational immobility extends to other outcomes. For example, occupations persist across generations and this persistence depends on factors such as education and also race or migrant status. Wealth also persists heavily across generations: as they are larger at the top of the income distribution, wealth transfers may deepen inequality. Welfare receipt is also transmitted across generations and this transmission appears to be influenced by specific aspects of programme design. Finally, personality traits also tend to persist across generations and affect both labour market outcomes and decisions about family formation: for example, children of divorced parents are more likely to divorce when they are adults. Early and sustained investment in children and families can help. A key role is played by early childhood education, care and health. Financial transfers and in-kind services to parents are also important as they provide them with the resources to better rear and care for their children. Overall, a strategy based on a greater investment in children holds the promise of breaking the cycle of intergenerational disadvantages because of its effects in reducing child poverty and contributing to child development. Low intergenerational mobility has important policy implications as it implies that the life chances of individuals will partly reflect characteristics for which they are not responsible. However, it should be emphasized that, while it is often possible to quantify the extent of intergenerational mobility with a single number (e.g. in the case of income), this quantification does not imply a judgement about what mobility should be. No society is completely mobile or immobile and some of the mechanisms contributing to intergenerational persistence of outcomes are both acceptable and indeed desirable. This underscores the importance of identifying what measures are most effective in reducing some of the inequalities of opportunities that are associated with different birth endowments. Ce rapport examine la recherche consacrée à la mobilité entre générations dans des pays de l'OCDE – autrement dit, la mesure dans laquelle les caractéristiques clés et les expériences principales de la vie des individus diffèrent de celles de leurs parents. Un certain nombre de résultats émergent : La mobilité entre générations en termes de revenus varie de manière significative d’un pays à l’autre. Elle est plus importante dans les pays nordiques, au Canada et en Australie mais inférieure en Italie, aux Etats-Unis et au Royaume-Uni. L'ampleur de la mobilité intergénérationnelle des revenus dépend des caractéristiques des individus et des ménages et change à travers la distribution des revenus (c’est-à-dire la mobilité est inférieure dans les strates à bas revenus et à hauts revenus dans beaucoup de pays). Les diverses études montrent également que : (i) les pays où l'inégalité des revenus et les rendements liés à l'éducation sont plus élevés affichent aussi une moindre mobilité (en termes de revenus) entre générations ; et (ii) le degré de persistance des revenus des ménages entre générations est plus fort que celui mesuré en termes de revenus individuels. L'éducation est un composant essentiel de la mobilité intergénérationnelle en termes de revenus et les différences éducatives tendent à persister à travers les générations. Parmi les caractéristiques familiales qui contribuent à déterminer la mobilité éducative à travers les générations, on trouve l'origine ethnique, la langue parlée à la maison, la taille et la structure de la famille, ainsi que les caractéristiques socio-économiques et culturelles des parents. D'ailleurs, certaines des différences transnationales dans l'ampleur de la mobilité entre générations en termes d'éducation sont générées par des politiques. Par exemple, l'orientation précoce des étudiants, basée sur leur capacité, vers certaines filières, semble réduire considérablement la mobilité à travers les générations. A l'évidence, l'immobilité entre générations s'étend à d'autres domaines. Par exemple, les métiers persistent à travers les générations, ceci étant dû à des facteurs tels que l'éducation, la race et le statut de migrant. La richesse persiste également de façon très marquée à travers les générations : les transferts de richesses étant plus importants pour les hauts revenus, ils peuvent contribuer à l'augmentation des inégalités. La dépendance aux prestations sociales est également transmise à travers des générations et cette transmission semble être influencée par des aspects spécifiques de conception de programmes. Les traits de personnalité tendent également à persister à travers des générations et à affecter les décisions concernant l'activité des individus sur le marché du travail et la formation/scission d'une famille : par exemple, les enfants de parents divorcés ont une plus grande probabilité de divorcer lorsqu'ils seront à leur tour des adultes. Des investissements soutenus qui interviennent tôt dans la vie des enfants et de leurs familles peuvent aider à combattre l'immobilité intergénérationnelle. Dans ce domaine, l'éducation, les soins et la santé des enfants jouent un rôle clé. Les transferts financiers et les prestations en nature aux parents sont également importants car ils leur fournissent les ressources pour pourvoir au bien-être de leurs enfants. De façon générale, une stratégie basée sur un plus grand investissement dans les enfants assure la rupture du cycle des désavantages entre générations en raison de ses effets sur la pauvreté des enfants et sa contribution au développement des enfants. La faible mobilité entre générations a des implications importantes en matière de politique puisque dans ce cas les chances de la vie des individus refléteront en partie des caractéristiques dont ils ne sont pas responsables. Cependant, tandis qu'il est souvent possible de mesurer l'ampleur de la mobilité entre générations avec un nombre (par exemple dans le cas du revenu), cette quantification n'implique pas un jugement sur ce que devrait être la mobilité. Aucune société n'est complètement mobile ou immobile et certains des mécanismes contribuant à la persistance entre générations des résultats sont acceptables, et en effet, souhaitables. Il est pourtant essentiel d'identifier quelles mesures sont les plus efficaces pour réduire certaines des inégalités qui sont associées à différentes dotations de naissance.
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