Dynamics of Biotechnology Research and Industry in India: Statistics, Perspectives and Key Policy Issues (STI Working Paper 2005/6)
The purpose of this paper is twofold. First, an inventory is made of biotechnology data collection in India. This includes an assessment of how the need for biotechnology related statistics is being addressed, mainly in terms of patent data, commercialisation of genetically modified organisms, R&D allocations for biotechnology and industry statistics. In general, limited efforts have been made by different Indian agencies to collect statistics on biotechnology. One of the reasons for this scarcity of statistics is a missing consensus in India on a definition of biotechnology. However, initiatives are underway to address this and to establish a measurement framework.
A second objective of this document is to present a broad overview of the status of biotechnology in India, with a focus on the agricultural and the health sector. First the funding and research programmes of various institutions are discussed, followed by an overview of human resources development and training possibilities in the country. A third section discusses capital venture funding and the role of financial institutions, while the last two sections look at initiatives by state governments and the policy regulations in place.
The paper concludes with a number of conclusions and policy specific recommendations, which can be summarised as follows.
• To address the current lack of focus, India needs to establish a mechanism that will help to set priorities in the R&D work programme of various public laboratories and departments. India also needs to adjust the human resource policy according to these research priorities.
• There is a large number of agencies dealing with biotechnology, which has led to duplication of research funding and a lack of co-ordination. This needs to be addressed urgently.
• Once core areas of competencies have been identified, efforts need to be undertaken to attract star scientists back to the country.
• Small and medium-sized enterprises need more support to face the intense competition from multinationals.
• Policies need to be developed or articulated better to deal with various technology inherent and technology transcending risks.
• The Department of Biotechnology (or another relevant agency) should urgently initiate an data collection exercise, especially concerning data on biotechnology related allocations at the individual institute/laboratory level and on patent data using International Patent Classification details. It is also important to evolve a consensus among agencies on the definition of biotechnology. Lessons can be learned from the experience of OECD countries. However, while doing so, specific policy thrusts in India need to be kept in mind, such as nutritional security and indigenous technological efforts.
• India should tap the complementarities that exist both at the regional and sub-regional level in Asia for the collective advancement both in terms of establishing a physical infrastructure and in terms of an evolving common approach to policy issues. A forum like the Asian Co-operation Dialogue may help in achieving this.
• In light of these conclusions, it is important that India comes out with a comprehensive national policy to balance national socio-economic priorities with adequate technological expertise. Such a policy may also provide an overarching framework for regulatory issues, which may help in strengthening not only the process of inter-ministerial co-ordination but also in accommodating expectations of various state governments.
Document de travail STI 2005/6 : Dynamique de la recherche et de l’industrie biotechnologiques en Inde: Statistiques, perspectives et principaux enjeux
Cet ouvrage répond à un double objectif. Il vise tout d’abord à faire le point sur la collecte des données relatives aux biotechnologies en Inde, notamment à travers une évaluation des solutions apportées aux besoins de statistiques dans les domaines suivants : brevets, commercialisation d’organismes génétiquement modifiés, crédits de R-D consacrés aux statistiques des biotechnologies et de l’industrie. Les différentes instances indiennes concernées ont en général relativement peu investi dans la collecte de statistiques, entre autres parce qu’il n’existe en Inde aucun consensus sur la définition des biotechnologies. Des initiatives ont toutefois été engagées dans le but d’y remédier et d’établir un cadre d’analyse.
Cette publication a par ailleurs pour ambition de présenter un vaste panorama des biotechnologies en Inde, en privilégiant plus particulièrement les secteurs de l’agriculture et de la santé. Sont tout d’abord décrits les dispositifs de financement et les programmes de recherche de diverses institutions, puis est présenté un tour d’horizon des perspectives de développement des ressources humaines et de formation. Une troisième section est consacrée à l’analyse du financement du capital-risque et du rôle des institutions financières, tandis que les deux dernières sections passent en revue les actions engagées par les autorités publiques des Etats et les réglementations en place.
La publication s’achève par la présentation de conclusions et recommandations pour l’action publique qui peuvent se résumer comme suit :
• Pour pallier l’absence de grandes orientations en la matière, l’Inde doit instaurer un mécanisme facilitant la fixation des priorités du programme de R-D de divers laboratoires et services relevant du secteur public. La politique indienne relative aux ressources humaines doit par ailleurs être adaptée à ces priorités de recherche.
• Il existe en Inde une multiplicité d’instances intervenant dans le domaine des biotechnologies, d’où des chevauchements dans le financement de la recherche et un déficit de coordination qu’il est impératif d’éradiquer dans les plus brefs délais.
• Une fois recensés les grands domaines de compétence, il faudra s’employer à inciter les scientifiques indiens de renom à revenir travailler dans leur pays.
• Les petites et moyennes entreprises doivent bénéficier d’un soutien plus conséquent afin de leur permettre d’affronter la concurrence des multinationales.
• Il convient d’affiner ou de mieux articuler les politiques en vue de faire face aux divers risques inhérents ou extérieurs à la technologie.
• Le ministère des Biotechnologies (ou toute autre instance compétente) devrait entreprendre sans délai une vaste opération de collecte de données, en particulier concernant les crédits alloués à chaque institut ou laboratoire au titre des biotechnologies, ainsi que les brevets en s’appuyant sur la Classification internationale des brevets. Il faudrait par ailleurs que les différentes instances impliquées parviennent à un consensus sur la définition des biotechnologies. Des enseignements peuvent être tirés de l’expérience acquise par les pays de l’OCDE dans ce domaine, mais ce faisant, il convient de garder à l’esprit les spécificités de l’action publique indienne, notamment la sécurité nutritionnelle et les initiatives technologiques locales.
• L’Inde devrait mettre à profit les complémentarités existant en Asie aux niveaux régional et infra régional pour susciter une mobilisation collective non seulement en faveur de la mise en place d’infrastructures physiques, mais aussi de l’élaboration d’une stratégie d’action commune. Une enceinte telle que le Asian Co operation Dialogue pourrait faciliter cette démarche.
• Il ressort de ces conclusions que l’Inde doit impérativement définir une approche nationale globale lui permettant de trouver un juste équilibre entre les priorités socioéconomiques nationales et un niveau approprié de compétence technologique. Cette approche pourrait également fournir un cadre général permettant d’aborder les aspects réglementaires et, partant, de renforcer non seulement le processus de coordination interministériel, mais également de prendre en compte les attentes des différents Etats.